Sergii Gladyr, après la victoire de Monaco à Nanterre : « Les difficultés bâtissent le caractère »

Sergii Gladyr a été séduit par l’abnégation de ses joueurs lors de la victoire de Monaco à Nanterre.
Monaco n’a jamais été mené au score, ce mardi, lors de la demi-finale de Coupe de France contre Nanterre (83-88). Cette statistique est loin d’être anodine pour une équipe en pleine tempête depuis plusieurs semaines, et venue sans plusieurs de ses repères en Île-de-France (Nikola Mirotic, Daniel Theis, Vassilis Spanoulis).
« Je veux dire un grand merci à mes joueurs, d’avoir gagné, joué, tout donné pour exécuter le plan de jeu. Enfin, le plan de jeu… Pas à 100%, mais juste pour être venu et avoir joué. C’est un grand accomplissement pour eux. » Et surtout, une performance dominée où Monaco ne s’est pas affolé face aux assauts nanterriens, notamment à l’approche du money-time. « Les difficultés bâtissent le caractère, a poursuivi l’ancien joueur de Nanterre, numéro 1 sur le banc monégasque ce mardi.
« Ce genre de joueurs est facile à manager »
Sergii Gladyr a-t-il été fasciné par la performance de ses joueurs ? « En tant qu’être humain, oui. J’ai été impressionné. » La Roca Team a commencé très fort chacune des deux mi-temps, en se montrant très agressif dans le jeu et en cherchant à se mettre à l’abri très tôt. Technique payante, malgré les absences et avec un groupe toujours de grande qualité. « Ce genre de joueurs est facile à manager », a souri Gladyr.
Et le technicien ukrainien a tenu à souligner l’importance de Juhann Begarin et Jaron Blossomgame, dans une rencontre où les habituels poste 3 et 4 se sont retrouvés à se coltiner les intérieurs adverses. « (Juhann,) ce n’est pas son poste habituel mais il est fort, assez grand, athlétique. Et Jaron Blossomgame a fait un énorme travail. Je pense que c’est le joueur qui a joué le plus de matchs de Monaco depuis qu’il est arrivé. Il a joué presque 5 matchs. C’est un guerrier, il est toujours présent, chapeau. »
Une nouvelle finale contre Le Mans
« Peut-être que vous avez vu les 17 rebonds offensifs captés par Nanterre, a ajouté Gladyr sur le travail de ses néo-intérieurs. Mais c’est normal. C’était notre tactique défensive. Pas de perdre des rebonds offensifs mais on savait qu’ils avaient des joueurs plus grands, athlétiques. (…) On a essayé pendant le match d’aider les arrières. Et à la fin on a gagné, c’est ça qui compte, non ? «
Pour la troisième fois cette saison, Monaco retrouvera Le Mans lors d’une finale. Rendez-vous pris à Bercy, le 25 avril prochain, pour tenter de glaner un titre qui échappe à la Roca Team depuis trois saisons et qui pourrait faire grand bien dans un contexte pour le moins inflammable. « On n’a pas gagné le titre encore. La finale, c’est dans un mois. Là, on parlera de ce match. On a besoin de tout prendre au jour le jour, match après match. » Le bilan des deux premières confrontations ? Deux victoires pour Monaco, 104-79 en Supercoupe et 103-79 en Leaders Cup.
Au Palais des sports Maurice-Thorez (Nanterre),
























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