« La défense gagne des titres » : Keny Foreau euphorique après le sacre historique de Dijon

Le parquet de l’Accor Arena a été le théâtre d’une page d’histoire pour la JDA Dijon ce samedi. Face à une équipe du Mans, finaliste malheureuse pour la deuxième année consécutive, les jeunes Bourguignons ont su transformer leur baptême du feu en un triomphe mémorable. Menés de trois points à la pause (35-32), les joueurs de Keny Foreau ont déclenché la foudre au retour des vestiaires, portés par un 13-0 dévastateur et une adresse retrouvée derrière l’arc.
Quelques minutes après avoir soulevé le trophée, Keny Foreau ne cachait pas son émotion, encore sous le choc de la performance des siens. « Pour l’instant, je suis plus dans l’euphorie. Je suis incapable de mettre des mots réels sur ce que je vais penser tout à l’heure quand je serai tranquille », a-t-il confié, soulignant que le club n’était pas revenu à ce niveau depuis plus de 50 ans.
« Le Mans était l’équipe ultime à battre »
xSi le talent offensif de Timéo Rigaux (élu MVP) ou de Lorenz Sanz a brillé en seconde période, c’est bien sur le plan défensif que le technicien dijonnais avait axé son discours. Une stratégie payante face à l’épouvantail manceau. « Pour nous, Le Mans c’était quand même l’équipe ultime à battre. Aujourd’hui, on avait demandé un match défensif. On a été capable de faire des gros stops. C’était pas le plus beau match, mais on a impacté énormément et c’était ce qu’on voulait », analyse le coach.
À la mi-temps, Foreau a su trouver les mots pour relancer un groupe crispé par l’enjeu : « Je leur ai dit que le projet de jeu marchait. La confiance vient toujours par la défense. Ils ont des joueurs très rapides, on a essayé de les ralentir et derrière, nous, on aime bien se récompenser donc on a couru. C’est le mindset qu’on voulait amener : d’abord prendre confiance en défense et après éclate-toi ». Pour lui, ce titre valide une philosophie claire : « L’attaque fait gagner des matchs, mais la défense gagne des titres ».
Une réussite collective et structurelle
Outre la performance des leaders, le coach a tenu à saluer l’apport de Lenny Navilys (13 points, 13 rebonds), crucial lorsque les cadres ont été rattrapés par leurs émotions. « En première mi-temps, quand les cadres ont eu un peu de mal à gérer les émotions, lui il a su faire le travail. La clé c’était le rebond, ils sont beaucoup plus physiques que nous. Il a été capable de tenir la baraque ».
Ce premier titre U18 est aussi le fruit d’un travail de longue haleine au sein du centre de formation bourguignon. Foreau n’a pas manqué de dédier cette victoire à ceux qui ont construit les fondations du projet. « C’est une juste récompense pour des personnes comme Élise Prodhomme et Fabien Romeyer qui ont travaillé avant que moi j’arrive. C’est une équipe incroyable, pleine d’abnégation. Ils ont la dalle. On n’a peut-être pas toujours les plus grands talents offensifs, mais le fait de défendre très fort tous ensemble, ça fait la différence ».
Malgré la tension inhérente à une finale à Bercy — une ambiance qu’il avait déjà connue en tant qu’assistant chez les professionnels mais qu’il jugeait bien plus difficile à gérer cette fois-ci — Keny Foreau a pu compter sur son staff pour garder la tête froide : « Ils ont vu que j’étais un peu foufou sur le côté et à certains moments ils ont été capables de me dire « Calme-toi, on a besoin de toi » ». Un équilibre parfait pour un samedi qui restera à jamais gravé dans les annales de la JDA.
Depuis Bercy, Accor Arena…























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