« C’est dans l’ADN du MSB » : Le Mans devient le club ayant disputé le plus de finales depuis le début du siècle !

SuperCoupe, Leaders Cup et Coupe de France : Le Mans a participé aux trois finales possibles cette saison !
« Le fait de dépasser l’ASVEL, qui est quand même le club mythique du basket français, ça en impose », sourit Vincent Loriot, le directeur sportif du Mans Sarthe Basket. Dépasser l’ASVEL ?! Non, le MSB ne s’est pas soudainement mué en club le plus titré de l’histoire mais est devenu, à la faveur de sa victoire à Toulon mercredi (82-73), le club ayant participé au plus de finales nationales depuis le début du siècle.
En compostant son billet pour l’AccorArena, Le Mans a ainsi validé sa 21e finale depuis 2000 (et même 2003, pour ne parler que du MSB). Soit une de plus que l’ASVEL, désormais son dauphin (voir le classement complet ci-dessous, ndlr). Une statistique qui vient renforcer l’image de force tranquille dégagée par le club sarthois, modèle de régularité depuis plusieurs décennies.
« C’est très rare ! »
« Quand j’étais journaliste à MaxiBasket, c’était déjà frappant que tout le basket français considérait le club comme tel », glisse Vincent Loriot. « Depuis, ça n’a jamais cessé d’être. Ce qui fait la force d’un club, c’est sa capacité à demeurer dans la performance. C’est très rare. Même si on a connu des saisons un peu moins bonnes, on ne s’est jamais écroulé et on a toujours voulu garder un cap de sérénité. »
Une constance, à la fois émotionnelle et structurelle, qui contribue grandement à la réussite du MSB. « On n’a jamais renversé la table », clame le dirigeant. Ainsi, derrière le Gravelinois Christian Devos, Christophe Le Bouille est le président le plus ancien de Betclic ÉLITE, en poste depuis 2008. Sur le plan basket, il est secondé par Vincent Loriot depuis 2012. À quelques rares exceptions, Le Mans s’est aussi toujours attaché à conserver ses coachs : huit ans pour Vincent Collet, six pour J.D. Jackson, cinq pour Elric Delord, etc.

« Pas du tout un club de rupture »
« Cette régularité en finale tient beaucoup à la continuité d’un ADN », acquiesce Vincent Loriot. « Le MSB n’est pas du tout un club de rupture. La stabilité des hommes participe sans doute grandement à la pérennité du club et des performances. »
Une stabilité au plus haut niveau qui a tout de même encore pris un coup de fouet suite à l’arrivée de Guillaume Vizade sur le banc manceau en 2024. Avant lui, le MSB avait déjà participé à 16 finales sur 68 possibles. Un ratio de quasiment 25% déjà plus qu’honorable dans le contexte extrêmement concurrentiel du basket français. Depuis, c’est 5 finales sur les 6 dernières, soit une proportion globale qui frôle désormais les 30% (21 finales sur 74) !
« Une grosse fierté »
« On travaille énormément au quotidien », disait l’ancien entraîneur de Vichy après la qualification en finale de Leaders Cup. « Atteindre une finale est toujours une étape de performance. C’est aussi largement dans l’ADN du club et on peut en être fiers. »
Dix jours après, à Toulon, le technicien n’a pas varié dans son discours. « On n’a pas trop le temps de savourer ça mais c’est vrai que c’est une grosse fierté, surtout quand on connait la concurrence dans toutes les compétitions du basket français. C’est très bien et on veut continuer comme ça. »
En revanche, les deux dernières saisons ont fait passer la part de réussite du Mans dans les finales à moins de 50% (9 titres, 11 défaites). Surtout, le MSB n’a pas existé dans ses trois dernières apparitions à ce stade (80-91 contre Paris en Coupe, 79-104 puis 79-103 contre Monaco en SuperCoupe et Leaders Cup).

Aller en finale, oui ; gagner, c’est mieux
« Si je suis revanchard après la finale de Coupe de France 2025 ? En plus, là, je suis déçu de celle de Leaders Cup, donc la motivation est toute trouvée », acquiesce Guillaume Vizade. « Je pense qu’on peut mieux faire. On veut gagner de l’expérience à chaque fois qu’on joue une finale afin de pouvoir remporter la suivante. Se positionner au niveau des finales, c’est de la performance durable. Maintenant, transformer quelque chose de grand en quelque chose de magnifique, c’est encore l’étape d’après. »
Et l’étape ultime ? 21 finales nationales, oui. Mais Le Mans n’a jamais été un club flamboyant à l’échelle européenne, avec une terrible série d’éliminations dès le premier tour et un quart de finale d’EuroChallenge (en 2015) comme résultat de référence sur la période. Sauf que le MSB est désormais en bonne position pour entrevoir les quarts de finale de la Basketball Champions League, voire plus… « On a une qualification historique à aller chercher », salive Guillaume Vizade. Et une autre réputation, plus continentale, à conquérir…
Le nombre de finales disputés par les clubs français depuis 2000 :
- 21 finales : Le Mans
- 20 finales : ASVEL
- 13 finales : Strasbourg, Monaco
- 11 finales : Élan Béarnais
- 8 finales : Gravelines-Dunkerque, Nancy
- 7 finales : Chalon-sur-Saône, Nanterre
- 6 finales : Limoges, Dijon
- 5 finales : Cholet, Orléans
- 4 finales : Paris Basketball
- 3 finales : Roanne, Bourg-en-Bresse, Levallois (PSG Racing, PL, Metropolitans 92)
- 1 finale : Le Havre, Vichy, Le Portel, Boulazac
Ce classement ne prend pas en compte les diverses finales européennes disputées par les clubs français
À l’Arena Futuroscope puis à Toulon,





























Commentaires