« Une grande fierté » : Le Mans qualifié pour sa cinquième finale en quatorze mois !

Il était une fois la Betclic ÉLITE, et ses trois locomotives d’EuroLeague semant la terreur sur tous les parquets nationaux, phagocytant tous les trophées, ne laissant aucune miette pour les autres. Vraiment aucune ? Non. Une quatrième force résiste, encore et toujours, à la hiérarchie et l’ordre imposé.
« Transformer quelque chose de grand
en quelque chose de magnifique… »
Ainsi, sur les six dernières finales proposées par le basket français, Le Mans n’en a manqué qu’une seule : la plus importante, certes, celle de Betclic ÉLITE la saison dernière. Autrement, le MSB s’est hissé à deux reprises en finale de la Leaders Cup, a participé à la première finale de l’histoire de la SuperCoupe en septembre dernier et a validé ce mercredi à Toulon (73-82) son retour à l’AccorArena le 25 avril pour la finale de la Coupe de France, face à Nanterre ou Monaco. Cinq finales en quatorze mois, le compte est bon.
« Quand on connait la concurrence du basket français, c’est une grande fierté », souffle Guillaume Vizade, qui continue ainsi de cimenter une réputation qui a déjà largement dépassé les frontières sarthoises. « Se positionner au niveau des finales, c’est de la performance durable. Maintenant, transformer quelque chose de grand en quelque chose de magnifique, ce sera l’étape suivante. »
Roberson en dedans, et blessé
Pour ne pas chuter à Toulon, là où Dijon et Chalon avaient auparavant perdu leurs illusions, Le Mans s’est d’abord attelé à effacer son handicap règlementaire de sept points en 2 minutes et 30 secondes de jeu (7-8, 3e). Des efforts vite réduits par un HTV extrêmement séduisant (28-16, 10e), emmené par… Florian Pouaveyoun (15 points à 5/6 et 7 rebonds), habituel soldat de l’ombre dans la peinture, qui a parfaitement pris le relais de John Roberson.
Grand bonhomme des récents exploits varois avec 61 points cumulés lors des deux tours précédents, le champion de France 2017 était cette fois dans un soir sans, scotché à 5 points à 1/6. Difficile d’envisager un exploit dans ces conditions pour le Petit Poucet, d’autant plus que son leader n’a plus revu le parquet après la 25e minute, visiblement touché à la jambe.
Longuement étouffé (de 28-16 à 59-71), dominé dans la dimension athlétique, Hyères-Toulon a toutefois eu le mérite de ne jamais lâcher, malgré les circonstances (Ndjock et Diallo out, Greenwood à 5 fautes dès la 32e), revenant même chatouiller le MSB dans le money-time (71-77, 37e) grâce à une belle série de Mathis Keita. « Il y a eu une vraie fenêtre pour eux », note Guillaume Vizade. « À +6, le match aurait pu basculer pour eux sur un transition, avec un tir à 3-points raté (de Maxim Eugene), pris un peu tôt.
Grasshoff, au bon air du Sud…
Mais un troisième miracle était peut-être un peu utopique, pour l’admirable HTV, et c’est Bastien Grasshoff (20 d’évaluation en 19 minutes), le régional de l’étape, qui est venu climatiser le Palais des Sports de Toulon, théâtre de sa grande première en professionnel la saison dernière, en 1/16e de finale de la Coupe de France. Soutenu par une cohorte de Marseillais, dont ses parents et son grand-père, le jeune phocéen (18 ans) a planté le shoot lointain décisif, avant de plier l’affaire sur un joli dunk (73-82, score final).
« C’était le retour aux sources », sourit Bastien Grasshoff. « Je suis très content d’avoir évolué devant ma famille et mes proches. Retourner en finale était un objectif pour nous, on a fait le boulot. » D’autant plus que lui n’avait pas participé à celle de l’an dernier contre Paris, au contraire de son aîné Loïs Grasshoff. « Moi, j’avais fait celle avec les U18 (contre Antibes) », sourit-il. Il y a vraiment des finales partout au Mans…
À Toulon,


























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