L’incroyable régularité du Mans : le MSB qualifié pour sa cinquième finale en treize mois !

Il était une fois la Betclic ÉLITE, et ses trois locomotives d’EuroLeague semant la terreur sur tous les parquets nationaux, phagocytant tous les trophées, ne laissant aucune miette pour les autres. Vraiment aucune ? Non. Une quatrième force résiste, encore et toujours, à la hiérarchie et l’ordre imposé.
Ainsi, sur les six dernières finales proposées par le basket français, Le Mans n’en a manqué qu’une seule : la plus importante, certes, celle de Betclic ÉLITE la saison dernière. Autrement, le MSB s’est hissé à deux reprises en finale de la Leaders Cup, a participé à la première finale de l’histoire de la SuperCoupe en septembre dernier et a validé ce mercredi à Toulon (73-82) son retour à l’AccorArena le 25 avril pour la finale de la Coupe de France. Cinq finales en treize mois, le compte est bon.
Après avoir effacé son handicap règlementaire de sept points en 2 minutes et 30 secondes de jeu (7-8, 3e), Le Mans a d’abord peiné à prendre la mesure du HTV (28-16, 10e), emmené par… Florian Pouaveyoun (15 points à 5/6 et 7 rebonds), habituel soldat de l’ombre dans la peinture, qui a parfaitement pris le relais de John Roberson.
Grand bonhomme des récents exploits varois avec 61 points cumulés contre Chalon et Dijon, le champion de France 2017 était cette fois dans un soir sans, scotché à 5 points à 1/6. Difficile d’envisager un exploit dans ces conditions pour le Petit Poucet, d’autant plus que son leader n’a plus revu le parquet après la 25e minute, visiblement touché.
Longuement étouffé (de 28-16 à 59-71), dominé dans la dimension athlétique, Hyères-Toulon a toutefois eu le mérite de ne jamais lâcher, malgré les circonstances (Ndjock et Diallo out, Greenwood à 5 fautes dès la 32e), revenant même chatouiller le MSB dans le money-time (71-77, 37e) grâce à une belle série de Mathis Keita.
Mais un troisième miracle était peut-être un peu utopique, et c’est Bastien Grasshoff, le régional de l’étape, qui est venu climatiser le Palais des Sports de Toulon, théâtre de sa grande première en professionnel la saison dernière, en 1/16e de finale de la Coupe de France. Soutenu par une cohorte de Marseillais, dont ses parents et son grand-père, le jeune phocéen a planté le shoot lointain décisif, avant de plier l’affaire sur un joli dunk (73-82, score final).
Développement à venir
























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