Quelle équipe de France pour la Coupe du monde 2031 ?

Strazel – Coulibaly – Wembanyama : toujours présents en 2031 ?
Cela a été l’argument massue pour définitivement lancer la FFBB vers sa candidature à l’organisation de la Coupe du monde 2031 : l’apogée, supposée, d’une génération exceptionnelle, menée par la superstar Victor Wembanyama.
Mais alors que la France organisera le Mondial dans cinq ans, à quoi pourrait bien ressembler les Bleus d’ici là ? Exercice de fiction.
Du côté des meneurs
Le poste où la relève semble encore la plus incertaine… Alors qu’il se verrait bien comme le futur capitaine de l’équipe de France, Matthew Strazel n’aura alors que 29 ans et sera alors dans la force de l’âge. Un candidat évident pour la Coupe du monde.
Et avec lui ? Sylvain Francisco sera très proche de ses 34 ans, ce qui pourrait ne pas être un problème tant sa courbe de progression semble phénoménale sur les dernières années.
Derrière eux, deux noms incarnent l’avenir et seront forcément scrutés : Nolan Traoré (26 ans en 2031), auteur d’une première saison NBA correcte à Brooklyn, et Aaron Towo-Nansi (22 ans en 2031), qui poursuivra tranquillement son apprentissage cet été lors de la Coupe du monde… U17, avec Tony Parker en sélectionneur. Des joueurs comme Talis Soulhac, qui fêtera ses 25 ans juste après la finale, ou Matthys Mahop, qui aura 23 ans, ne sont pas à écarter.
Autrement, le réservoir est plus limité. Théo Maledon n’aura que 30 ans mais devra alors avoir convaincu en équipe de France, ce qu’il n’a jamais su faire. Au vu de son historique de blessures, il semble improbable de voir Frank Ntilikina (33 ans en 2031) être toujours prétendant. Quid de Killian Hayes (30 ans en 2031) qui n’a jamais véritablement lancé son histoire avec les Bleus depuis sa suspension par la FFBB en 2019 ?
Du côté des arrières / ailiers
Arrière titulaire de l’équipe de France toutes ces dernières années, Evan Fournier ne sera logiquement plus basketteur en 2031. De retour dans l’équation pour la Coupe du monde 2027, le double médaillé olympique a annoncé son intention de raccrocher en 2028, à l’issue de son contrat avec l’Olympiakos. Ce qui ouvre évidemment de certaines perspectives, à moyen terme, et long terme pour 2031.
Capable de prétendre à un spot sur les postes 2 et 1, Élie Okobo sera tout proche de ses 34 ans et devra se méfier de la génération émergente. À commencer par Nadir Hifi, 29 ans lors du Mondial français, que l’on imagine mal rester 12e homme éternellement…
Surtout que la jeunesse va pousser fort derrière… On pense ainsi à la génération 2007, qui entamera ses belles années en 2031, qui fournit plusieurs candidats potentiels : Adam Atamna, Bastien Grasshoff, voire Maxence Lemoine… Sans oublier Sidy Cissoko, Rayan Rupert, ou Ilias Kamardine censés arriver dans leur prime, d’ici 2031, du haut de leurs 27 ans…
Quant à l’aile, voilà qui représente peut-être bien le secteur le plus imprévisible, et effrayant. La liste de prétendants est démentielle, et personne ne semble assurer d’une place à l’avenir, pas même un n°1 de Draft comme Zaccharie Risacher (26 ans en 2031). Pour cause, postulent aussi, dans le désordre : Bilal Coulibaly (27 ans en 2031), Mohamed Diawara (26 ans en 2031), Tidjane Salaün (26 ans en 2031), Ousmane Dieng (28 ans en 2031), Noa Essengue (24 ans en 2031), Roman Domon (25 ans en 2031), Louka Letailleur (23 ans en 2031), les frères Penda (26 ans pour Noah en 2031, 23 ans pour Swann)… De plus, un ultra-spécialiste tel que Adam Mokoka (33 ans en 2031) sera toujours utile dans une liste de 12.
Sans même parler de deux joueurs actuellement mineurs, Hugo Yimga-Moukouri (23 ans en 2031) et Nathan Soliman (22 ans en 2031), qui devraient faire partie du paysage si leur trajectoire suit le chemin escompté… Quant à Isaïa Cordinier et Timothé Luwawu-Cabarrot, respectivement âgés de 35 et 36 ans, auront-ils fait leur temps ? Dur à dire, mais la concurrence s’annonce extrême.
Du côté des intérieurs
Capitaine de l’équipe de France lors du dernier EuroBasket, Guerschon Yabusele endossera-t-il le rôle de vétéran du haut de ses 35 ans ? Jaylen Hoard sera-t-il toujours dans l’équation à 32 ans ? Possible. Au poste 4, des joueurs comme Zacharie Perrin (qui soufflera sa 27e bougie pendant la compétition), Messi Yangala (22 ans en 2031), Jonas Boulefaa (24 ans en 2031), Amaël L’Etang (26 ans en 2031), ou surtout Cameron Houindo (23 ans en 2031) pourraient incarner l’avenir.
Quant aux big men, il y a profusion. Si tout va bien, Victor Wembanyama sera la tête d’affiche de l’équipe de France. À 27 ans, le meilleur défenseur de NBA sera théoriquement dans les meilleures années de sa carrière. « Ce critère rentre effectivement en ligne de compte », nous disait Jean-Pierre Hunckler en septembre. « C’est le rôle d’un dirigeant de offrir la possibilité à ses joueurs phares, Victor en tête, de pouvoir participer à un grand évènement inter-continental à la maison. » Au même titre que Tony Parker, Wemby a d’ailleurs été très impliqué dans le dossier de candidature de la FFBB.
Avec lui, plusieurs associations de tours jumelles donnent le tournis : Alexandre Sarr (26 ans en 2031), très convaincant l’été dernier pour ses débuts chez les Bleus, son grand ami, Maxime Raynaud, qui aura alors 28 ans, ou Joan Beringer (26 ans en 2031), s’il continue de progresser aussi vite… Malgré son histoire récente contrariée avec l’équipe de France, le nom de Moussa Diabaté (29 ans en 2031) reviendra forcément sur la table, au vu de son impact chez les Hornets. Selon leur évolution, d’autres noms comme Narcisse Ngoy (27 ans en 2031), déjà partenaire d’entraînement en 2031, pourraient apparaître dans la conversation.
Un embouteillage monstre qui risque de pousser Rudy Gobert vers la sortie, puisque le géant des Wolves sera alors dans sa 40e année ! Un profil comme celui de Mathias Lessort pourrait être très utile, comme il l’a prouvé lors des JO de Paris 2024, mais le Martiniquais aura quasiment 36 ans, et ses derniers 18 mois, où il a très peu joué au basket, sèment forcément le trouble.
Du côté du banc
S’il réussit à qualifier l’équipe de France pour la Coupe du monde 2027 puis pour les Jeux Olympiques 2028, en y faisant un bon résultat, il n’y a aucune raison que Frédéric Fauthoux ne soit pas renouvelé. Pour l’instant, le contrat du sélectionneur court jusqu’en 2028.
Autrement, Guillaume Vizade fait un candidat évident pour le poste, challengé par Julien Mahé en ce qui concerne les outsiders. Mais un certain Tony Parker s’apprête à débuter dans le métier, avec le soutien de la FFBB, et a déjà clamé avoué son rêve de diriger un jour l’équipe de France.
« Actuellement, l’équipe de France est entre de très, très bonnes mains avec Freddy (Fauthoux) », disait-il à L’Équipe l’été dernier. Mais sur du très long terme, pourquoi pas.
C’est clair que si tu te lances dans cette carrière-là, un jour, tu auras envie d’entraîner l’équipe de France, c’est sûr. Mais avant ça, j’ai tellement de choses à faire. Il faut que je fasse mes preuves, que je réussisse. C’est tellement loin. »
Spoiler
Certains noms non cités feront inévitablement de la sélection finale en 2031. C’est le jeu d’un exercice de fiction, inévitablement bancal par nature, avec le jeu des révélations, des explosions inattendues et d’un réservoir assez inépuisable…
Ainsi, qui aurait parié qu’un Bilal Coulibaly, ayant disputé ses premières vraies minutes pro en décembre 2022, soit médaillé olympique un an et demi plus tard ? Ou qu’un Joan Beringer ayant débuté le basket en septembre 2021 soit un premier tour de draft dès juin 2025?









































































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