La Coupe du monde 2031 aura lieu en France !

« Il n’y a aucun feu rouge », nous disait le président de la FFBB, Jean-Pierre Hunckler, en septembre dernier, à l’évocation de la candidature de la France pour l’organisation de la Coupe du monde 2031. Et visiblement, il n’y avait même que des feux verts…
Pour cause, onze mois avant la date supposée de la désignation du pays-hôte (mars 2027), à peine trois mois après la publication du cahier des charges, la Fédération française a officiellement obtenu l’organisation de la Coupe du monde 2031 de la part du bureau central de la FIBA, qui a également attribué le Mondial féminin 2030 au Japon.
Particulièrement malheureuse lors de sa candidature pour le Mondial 2010 (voir ci-dessous), la France n’avait encore jamais accueilli la Coupe du monde dans son histoire. Une anomalie qui sera enfin réparée dans cinq ans…
Bonjour bonjour la France! 👋🇫🇷
FIBA Basketball World Cup 2031 is coming to Paris, Lille and Lyon 🏆#FIBAWC pic.twitter.com/lazc2qc4fX
— FIBA Basketball World Cup 🏆 (@FIBAWC) April 22, 2026
« Le Bureau Central de la FIBA a décidé que les candidatures du Japon et de la France répondent aux exigences élevées que nous attendons d’un pays hôte de la Coupe du Monde FIBA, et leur a confié cette grande responsabilité », a déclaré le secrétaire général de la FIBA, Andreas Zagklis. « Le Japon et la France sont deux nations qui aiment le basketball, deux destinations prisées par nos fans, joueurs et partenaires. Mais ce qui nous enthousiasme vraiment pour 2030 et 2031, c’est cette faculté rare qu’ont le Japon et la France de mettre leur excellence et leur identité au service d’événements inoubliables. »
Lille, Lyon et Paris comme villes hôtes
Trois villes ont été retenues : Lille (ou plutôt Villeneuve-d’Ascq, avec le Stade Pierre-Mauroy), Lyon et Paris, qui accueillera la phase finale. La Coupe du monde est prévue du 29 août au 14 septembre 2031, sous le format de huit groupes de quatre équipes, si rien n’est changé d’ici là.
Un Mondial français représente la promesse d’un succès populaire en prévision, à l’image de ce qui a été observé lors de l’EuroBasket 2015 (organisé en urgence après la défection de l’Ukraine) ou les Jeux Olympiques 2024.
« Le plus dur est d’avoir une compétition, pas de la faire »
Un point largement appuyé par la FFBB, de même que la cohérence géographique, puisque l’Europe n’avait plus accueilli la Coupe du Monde depuis l’édition 2014, organisé en Espagne, avec trois escales en Asie depuis (Chine 2019, Philippines 2023 et Qatar 2027).
« La fédération internationale regarde avec intérêt une candidature de la France, surtout après les Jeux Olympiques qui ont été une réussite incroyable, avec une part de 10% de la billetterie pour le basket », indiquait ainsi Jean-Pierre Hunckler. « La FIBA pense que la France est l’un des rares pays en Europe qui a la capacité d’accueillir autant de spectateurs. Dans n’importe quel sport, toutes les compétitions organisées par la France sont des réussites populaires. On le voit encore avec le badminton avec le championnat du monde à Paris cet été. Je dis souvent que le plus dur est d’avoir une compétition, pas de la faire. L’organiser, on sait faire. On l’a encore prouvé avec les Jeux. »

La génération Wembanyama à son apogée en 2031 ?
Une nomination qui constitue aussi une formidable nouvelle sportive, puisque la génération Wembanyama devrait atteindre son apogée à l’horizon 2031. Si tout va bien, la superstar des Spurs sera alors au prime de sa carrière, à 27 ans, accompagné de plusieurs autres talents XXL dans la force de l’âge, ou susceptibles de déjà prétendre aux Bleus (Sarr, Risacher, Raynaud, Soliman, etc).
« Ce critère rentre effectivement en ligne de compte », acquiesçait Jean-Pierre Hunckler. « C’est le rôle d’un dirigeant de offrir la possibilité à ses joueurs phares, Victor en tête, de pouvoir participer à un grand évènement inter-continental à la maison. » Avec la perspective de tenter de décrocher un premier titre mondial à la maison… même si personne ne s’offusquera que les Bleus version 2027 y parviennent avant eux au Qatar.
22 ans après la désillusion de Kuala Lumpur…
Berlin 2026 permettra-t-il d’effacer l’amertume de Kuala Lumpur 2004 ? Certainement, car le timing sportif pour organiser une Coupe du monde paraît mieux en 2031 qu’en 2010.
Mais la France avait effectivement tenté d’accueillir le Mondial 2010. Un vote perdu à un souffle en Malaisie, le 7 décembre 2004, alors que plusieurs candidats (Australie – Nouvelle-Zélande, Italie, Russie, Porto-Rico) avaient retiré leur candidature en dernière minute.
Victorieuse du premier tour, avec 8 voix, contre 7 pour la Turquie et 4 pour le dossier commun de plusieurs pays de l’ex-Yougoslavie, la FFBB avait été battue par 10 votes à 9 lors du deuxième tour par la Turquie. Une défaite largement imputée à la promesse, finalement jamais concrétisée, de recevoir les Jeux Olympiques 2012 à la maison.
« On a regardé quels pourraient être les continents candidats, les plus et les moins chacun », expliquait Jean-Pierre Hunckler lors de son interview sur la candidature de 2031. « On parle de l’Australie mais il y a les Jeux Olympiques 2032 à Brisbane. À l’époque, on nous avait refusé le Mondial 2010 parce que les gens pensaient que la France obtiendrait les Jeux Olympiques 2012. »























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