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Face à Victor Wembanyama, Karl-Anthony Towns a pris le pouvoir dans ces finales NBA

Karl-Anthony Towns réalise un début de finale NBA 2026 de très haut niveau. Déterminant en attaque et précieux en défense sur Victor Wembanyama, l'intérieur des Knicks s'impose comme un candidat crédible au trophée de MVP des Finales.
Face à Victor Wembanyama, Karl-Anthony Towns a pris le pouvoir dans ces finales NBA

Karl-Anthony Towns s’affirme comme le grand bonhomme de ces finales NBA 2026 entre les Spurs et les Knicks

Crédit photo : © Daniel Dunn-Imagn Images
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Parfois frustrant, souvent décrié, Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) n’était pas le joueur le plus attendu des Finales NBA 2026. Pourtant après deux rencontres, l’intérieur des Knicks apparait bien comme le joueur qui a le plus impactant de la série face aux Spurs. le meilleur joueur aussi, tout simplement.

Statistiques de Karl-Anthony Towns sur BeBasket

Avec deux victoires en autant de matchs pour New York, KAT s’est imposé comme le principal artisan de Gotham City. Qu’importe si Jalen Brunson (1,88 m, 29 ans) reste bien le héros de Big Apple grâce à ses shoots pleins de culot dans le money time, le Dominicain brille par sa régularité autant que par sa justesse et son abnégation. Au point de dominer jusqu’ici son duel avec la superstar annoncée de ces Finals: Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans).

KAT fait déjouer la défense des Spurs

Lors du match 2, remporté 105 à 104 par New York, Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) a compilé 21 points, 13 rebonds, 4 passes décisives, 1 interception et 1 contre à 8/12 aux tirs. Et signé le meilleur plus minus de son équipe avec +11 en 34 minutes de jeu. Surtout, sa présence a constamment posé problème à la défense texane, dépassée par son incroyable palette offensive.

Ultra-polyvalent en attaque, sa capacité à écarter le jeu oblige Victor Wembanyama à sortir de la raquette, ce qui prive San Antonio de son principal protecteur de cercle. Une situation inhabituelle pour les Spurs, que Wemby a lui-même reconnue après la rencontre.

« C’est très différent des séries précédentes. Ils nous amènent dans des zones compliquées parce que ce sont de bons joueurs. Towns est un bon joueur. Nous devons trouver des solutions et continuer à travailler là-dessus. Nous pouvons faire mieux défensivement. »

Auteur de trois paniers à 3-points dans le match 2, Towns ne se contente pas de sanctionner de loin. Il attaque également le cercle avec agressivité, comme sur son dunk rageur face à Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) au coeur du 2e quart-temps. Une alternance dans le jeu héritée de sa grande expérience des joutes de post season, comme il le révélait lui-même au sortir de la rencontre.

« J’ai connu des séries de playoffs où j’en faisais trop et cela nuisait à l’équipe. J’en ai aussi connu où je n’en faisais pas assez et cela nuisait également à l’équipe. C’est une ligne très fine. Aujourd’hui, je pense que je trouve le meilleur équilibre de ma carrière. »

Sur les deux premiers matchs de la série, Towns tourne à 19,5 points, 12,5 rebonds, 4 passes décisives et 1 contre de moyenne, avec plus de 55 % de réussite au tir. Et signe le meilleur plus minus cumulé de ces finales NBA avec un superbe +25 cumulé. Un chiffre qui tranche avec le +12 réalisé par son vis à vis dans la peinture, Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans).

Un vrai 2-Way player ?

Si son apport offensif était attendu, son rendement défensif surprend davantage. Dès le premier match, son coach Mike Brown a fait un choix fort: confier la dure tâche de limiter Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) à son big man. Un pari plus que payant jusqu’ici.

Le médaillé d’argent aux jeux de Paris 2024 shoote ainsi à 40,5 % seulement sur ces finales NBA, contre 51 % lors des trois tours précédents de playoffs. Plus révélateur encore, le natif du Chesnay a tenté davantage de tirs à l’extérieur de la raquette (22) qu’à l’intérieur (20), signe que les Knicks parviennent à l’éloigner de ses zones de confort.

Statistiques de Victor Wembanyama sur BeBasket

Après le match 2, Jalen Brunson (1,88 m, 29 ans), encore héroïque dans les xderniers instants de la rencontre, n’a pas caché son admiration pour son coéquipier. « Il a été phénoménal des deux côtés du terrain. »

Des éloges repris en coeur par Mike Brown admiratif lui-aussi du travail réalisé par son intérieur. « KAT est intelligent. Il a un bon sens du jeu. Il est plus mobile qu’on ne le pense. Il est long, puissant. Ce sont des qualités qui l’aident énormément défensivement. »

Malgré les compliments, et les chiffres attestant de la qualité de ses prestations, Towns refuse de s’attribuer le mérite du ralentissement de son adversaire direct. « Tout est lié au succès collectif. Si nous menons 2-0, c’est grâce au plan de jeu préparé par les coaches et à l’exécution de mes coéquipiers. C’est un effort collectif. »

Un mental forgé par les épreuves

Au-delà du terrain, Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) a également livré plusieurs témoignages poignants ces derniers jours. Très marqué par la disparition de sa mère Jacqueline, emportée par le Covid-19 en 2020, l’ancien de Kentucky a expliqué avoir ressenti sa présence lors du premier match de la série.

« J’ai ressenti un calme et une paix qui venaient forcément de la dame qui est là-haut. Je me sentais comme un enfant. C’était amusant. C’était réconfortant. »

Après la victoire du game 2, KAT a regardé vers le ciel avant d’envoyer un baiser. Avant d’avouer avoir demandé de l’aide à sa mère au moment d’aborder la dernière défense du match.

« Quand on perd un parent, on cherche des signes partout. J’ai prié très fort avant cette action. Un grand joueur (Victor Wembanyama) a obtenu un bon tir, mais il n’est simplement pas rentré. »

À deux victoires du titre NBA, Karl-Anthony Towns (2,13 m, 30 ans) n’apparait plus comme le lieutenant de Jalen Brunson. Le joueur de 30 ans a tout simplement réussi l’exploit d’inverser les rôles. Au point de s’imposer comme le MVP de ces finales NBA jusqu’ici. Un véritable tour de force, et un joli ped de nez, aussi,  pour un joueur dont le nom circulait encore lors de la trade deadline de février.

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Monstrueux, Karl-Anthony Towns a pris le pouvoir dans ces finales NBA !