« Il porte l’équipe » : Trevor Hudgins renvoie Le Mans en finale de la Leaders Cup !

Trevor Hudgins, roi de la Leaders Cup !
Adam Mokoka avait pourtant tout bien fait. Refusant le switch avec Kevin Kokila, harassant Trevor Hudgins de sa folle dimension physique, restant dans ses jambes jusqu’au bout… De quoi déclencher l’enthousiasme de l’Arena Futuroscope, impressionnée par l’intensité de l’ailier bressan. Ce qui n’a pas empêché le meneur sarthois de trouver la cible à 3-points, dans un shoot d’une difficulté extrême, à l’aube de la dernière minute (79-77).
« Il ressemble à Myles Garrett »
« Sa défense a été exceptionnelle pendant tout le match », applaudit le natif du Kansas. « C’est un phénomène physique, il ressemble à Myles Garrett (double meilleur défenseur de NFL avec Cleveland, ndlr). Mais il est aussi rapide, avec une vraie agilité de mains. Sur cette action, ça a été une bonne défense mais une meilleure attaque. Il faut lui donner beaucoup de mérite, il m’a rendu ce tir très compliqué. »
🤯 Quel joueur !
🥶 D’un énorme tir, Trevor Hudgins renvoie le MSB en finale de la Leaders Cup.
🍿 Le Mans – Monaco, les retrouvailles !
— BeBasket (@Be_BasketFr) February 21, 2026
Mais il faut croire qu’il y a aussi une sorte de magie entre Trevor Hudgins et la Leaders Cup, dont il est le MVP en titre. L’an dernier, déjà dans la dernière minute de la demi-finale, il avait puni Saint-Quentin dans une situation similaire, avec Nolan Traoré dans le rôle du bon défenseur déçu. « C’est notre leader offensif », clame Guillaume Vizade. « On a confiance en lui. En plus, il était dans une bonne soirée. Mais même dans un match plus compliqué, toute le groupe aurait eu confiance en lui pour qu’il ait ce ballon entre les mains. Il a ce niveau de talent et il porte l’équipe. Il nous a débloqués d’une situation un peu complexe, malgré une énorme défense d’Adam Mokoka. »
Une conclusion inoubliable, pour un match que la JL Bourg aurait pu plier avant, avec un peu plus de constance, elle qui menait 9-27 à la 8e minute. Mais l’incapacité à maintenir un niveau régulier sur 40 minutes reste le problème n°1 de cette équipe, malgré l’éclaircie entrevue la veille contre Paris. De +18 à -12 au cœur du troisième quart-temps, la Jeu a tout de même trouvé les ressources pour proposer une vraie fin de match et aura de quoi en tirer une base intéressante pour les échéances du mois de mars, à commencer par son quart de finale d’EuroCup, contre Ljubljana ou Chemnitz.

Un final en forme de pièce en l’air, avec deux shoots ouverts pour Both Gach qui auraient pu inverser la sentence, mais il était aussi peut-être écrit que Le Mans devait retrouver Monaco. « C’est la deuxième finale LNB de la saison et la deuxième fois que c’est Le Mans – Monaco », rappelle Guillaume Vizade. Et même la quatrième apparition du MSB dans les cinq dernières finales françaises, ce qui en fait le club le plus régulier avec… la Roca Team évidemment.
Sans Will Yeguete, face à une ASM forcément désireuse de laver l’affront caennais, il faudra être infiniment plus fort que cela pour résister à Monaco, « une équipe qui ne perd plus en France » dixit Fabrice Lefrançois. Mais il paraît que c’est toujours un peu particulier entre Le Mans et la Leaders Cup. On en a encore vu une nouvelle preuve ce samedi…
À l’Arena Futuroscope,























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