« C’est l’équipe mentalement la plus forte que j’ai eue » : Julie Barennes savoure son sacre en Coupe de France

Ce samedi 25 avril, l’Accor Arena a de nouveau vibré au rythme des bandas et des chants venus du Sud-Ouest. Dans une ambiance électrique, les joueuses de Julie Barennes ont confirmé leur hégémonie nationale en décrochant le troisième trophée de l’histoire du club dans la compétition, après les succès de 2022 et 2023.
Si la rencontre a débuté par un léger retard face à l’ESBVA d’Alexis Peterson (7-3, 5′), le collectif landais, porté par une Leïla Lacan impériale, a fini par s’envoler pour ne plus jamais regarder derrière.
Une endurance mentale hors-norme
Interrogée quelques minutes après le coup de sifflet final, Julie Barennes ne cachait pas sa satisfaction, soulignant la particularité de ce groupe cru 2026. « C’est la saison où on a le plus d’endurance mentale dans l’effort, ce qui me surprend et ce qui est quelque chose qui n’est pas facile à acquérir quand on est sportif », a-t-elle confié. Pour la technicienne, cette capacité à enchaîner les victoires match après match est la grande force de cette année : « C’est cette équipe-là qui a été capable de faire ça. […] C’est l’équipe la plus forte mentalement que j’ai eue ».
Cette solidité mentale s’accompagne d’une gestion humaine facilitée pour l’entraîneuse. « C’est la saison où je n’ai pas à me soucier de comment va mon groupe et comment il vit. Et qu’est-ce que c’est agréable quand on est entraîneur et qu’on a juste besoin de se concentrer sur le basket », ajoute-t-elle avec un sourire soulagé, apaisé.
Leïla Lacan, « le cap » de la consécration
Au cœur de cette réussite, la jeune Leïla Lacan (1,80 m, 21 ans) a une nouvelle fois éclaboussé la finale de son talent, justifiant son titre de MVP de la saison régulière. Auteur d’un récital avant la mi-temps, elle a su trouver les brèches pour ses coéquipières comme Myriam Djekoundade ou Murjanatu Musa.
La coach Barennes ne tarit pas d’éloges sur son internationale : « Je pense que cette année, elle a passé un cap. Pas dans la manière ou dans le fait de faire les choses, parce qu’elle savait déjà les faire, mais dans le fait de les assumer et de les mettre sur le terrain ». Jueuse « très complète », Lacan pèse très lourd des deux côtés du terrain, une amplification majeure selon sa coach.
Un succès devant la « marée » landaise
Comme à leur habitude, les supporters landais ont répondu présent, transformant Bercy en une véritable annexe de l’Espace François-Mitterrand. Un soutien dont Julie Barennes mesure l’importance : « On sait le coût financier que ça représente de nous suivre et de nous accompagner. On sait qu’on coûte très cher à nos supporters actuellement (sourire), donc on est très contents d’avoir gagné pour qu’ils n’aient pas gaspillé cet argent pour rien ».
Malgré l’euphorie, le sérieux reste de mise alors que les demi-finales du championnat contre Montpellier se profilent dès mercredi. Si le retour dans les Landes s’annonce festif — « Il n’y a pas de raison qu’on ne fasse pas la fête » — la coach fait confiance à l’intelligence de ses troupes. « On est dans le basket féminin, on est dans le sport pro, les gens sont sérieux. […] Elles vont profiter, il faut qu’elles s’amusent, elles ne vivront pas ça tout le temps », conclut-elle avant de déjà se tourner vers le prochain défi. Non sans ironie ni clin d’œil, elle se demande déjà si Valéry Demory va lui proposer une box ou un 1-3-1 en phase finale de championnat.
Depuis Bercy, Accor Arena…
























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