ITW Sidy Cissoko : « Je sais que je le mérite, j’ai travaillé dur pour cela »

Sidy Cissoko a signé un contrat standard pour les Portland TrailBlazers
Avec 62 matchs joués cette saison, dont 24 comme titulaire, Sidy Cissoko (1,98 m, 21 ans) a désormais sa place chez les Blazers. Le Francilien tourne actuellement à 5,7 points à 40,8% de réussite aux tirs (dont 31,0% à 3-points, sur 2,9 tentatives par match), 2,4 rebonds et 1,5 passe décisive en 21 minutes par rencontre, sur 63 matchs disputés. De passage sur la Côte Est avec Portland à Philadelphie et à Brooklyn, on en a profité pour faire le point sur sa saison, son intégration aux Blazers, les objectifs de fin de saison, et sa place chez les Bleus.
Sidy, comment tu évalues ta saison pour l’instant aux Blazers ?
Ça va, ça se passe très très bien. Je pense qu’on aurait pu gagner plus de matchs, mais ce sont les aléas du basket. Je suis heureux évidemment parce que j’ai eu mon contrat il n’y a pas si longtemps. Je sais que je le mérite, j’ai travaillé très dur pour ça. Je reviens de très loin, comme je le dis à chaque fois. Ma priorité, c’est vraiment l’équipe, que tout le monde revienne de blessures et qu’on se qualifie pour les playoffs.
Une signature qui a fait que Rayan Rupert a été coupé aussi, tu es le seul Français de l’équipe maintenant…
Oui après, comme Ryan l’a dit lui-même, c’est le business. C’est ce qui m’est un peu arrivé à San Antonio aussi. Maintenant, on reste des meilleurs amis avec Rayan, on va se revoir à Paris, on va s’entrainer ensemble. Dieu lui réserve plein de belles choses aussi. Peut-être qu’on se retrouvera dans deux ou trois ans à jouer dans la même équipe, peut-être en Equipe de France. C’est juste une question de temps.
On s’était vus il y a un an, tu venais d’être transféré quelques semaines auparavant. Tu prenais tes marques encore. Ici, on a l’impression que tu les as trouvées maintenant non ?
Oui, c’est aussi parce qu’il y a eu beaucoup de blessés. J’ai saisi ma chance, j’étais prêt. Il faut juste reste prêt. Je retiens ce que Gregg Popovich m’avait dit avant d’être transféré des Spurs, il faut rester prêt quoi qu’il en coûte. Tu ne sais pas ce qui peut arriver, il peut y avoir cinq ou six blessés, quelqu’un qui est malade.
Est-ce que le changement de coach a aussi joué ?
Non je ne pense pas. J’avais aussi une très bonne relation avec Chauncey Billups. Je pense que les deux coachs, le front office, le GM me faisaient confiance puisqu’ils m’ont fait venir ici.
Qu’est-ce que Tiago Splitter apporte de plus ou de différent ?
Je ne pense pas qu’il apporte quelque chose de différent, même si chaque coach est différent. Ce n’est pas que le coach, c’est tout le staff. D’habitude en NBA, c’est vraiment le coach principal qui décide. C’est la première année de Tiago, il fait un travail extraordinaire. Il sort d’une saison incroyable avec le Paris Basket. Je pense qu’il doit avoir une pression énorme.
Vous avez parlé de Paris, vous parlez français ensemble ?
Oui on se parle un peu en français. On dit bonjour, ça va etc. Cela me fait plaisir d’être sous ses ordres, c’est une très bonne personne. Nous avons un peu le même parcours : Baskonia, les Spurs… c’est vraiment extraordinaire que nos chemins se croisent ici.
« Si l’équipe de France m’appelle, je serai toujours là »
On a l’impression aussi que tu gagnes en confiance, que tu as plus de responsabilités. Tu sais ce que tu dois faire sur le terrain…
Oui c’est ça tu l’as dit. Chaque match, je prends un petit plus confiance en moi. Et je sais que le plus dur, c’est de se vraiment se relever quand tu n’as pas fait un bon match ou quand il y a un tir qui ne rentre pas. Mais il faut toujours avoir cette mentalité de tueur sur le terrain et de jouer à fond. Moi de toute façon, que je marque zéro tir que je marque dix tirs, je vais toujours rester avec la même agressivité en défense ou en attaque. Et c’est ce qui fait mon jeu : mon énergie, mon feu.
Cette place que tu as en NBA maintenant, cela te permet de penser à l’équipe de France ? Les Bleus sont dans un coin de ta tête ?
On n’est pas encore en été, je me concentre vraiment sur la fin de saison et sur l’équipe. Après on verra. Si l’équipe de France m’appelle, je serai toujours là. Mais pour l’instant, il y a une saison à terminer.
Il y a déjà eu des contacts à ce sujet avec Boris Diaw ?
Oui je parle beaucoup avec Boris, il me contacte tous les mois. On a mangé ensemble la dernière fois qu’on était à Utah. C’est plus qu’un manager, c’est aussi un être humain. On ne parle pas que de l’équipe de France, on parle un peu de tout, de la vie, des fenêtres internationales aussi, mais chaque chose en son temps. Il y a tellement de règles aussi pour que les joueurs soient libérés pour venir en équipe nationale.
Et au cas où il a besoin d’informations, il connait bien ton coach…
Oui, je pense que si je fais une bêtise, Tiago va directement lui dire (sourire).






















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