« Le titre de MVP ? On s’en bat les steaks ! » : Evan Fournier raconte son sacre en EuroLeague chez First Team

Evan Fournier s’est vu attribuer le titre de MVP du Final Four, après l’EuroLeague remporté avec l’Olympiakos.
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À partir de 5€Essai gratuitEvan Fournier (1,98 m, 33 ans) est enfin sur le toit de l’Europe. Quelques heures seulement après avoir terrassé le Real Madrid en finale de l’EuroLeague (92-85) dans une ambiance incandescente à l’OAKA, dimanche dernier, l’arrière français n’était toujours pas redescendu de son nuage au moment de revenir sur les faits au micro de First Team.
Ou plutôt, il n’avait simplement pas eu le temps de fermer l’œil. « J’ai toujours pas dormi », a-t-il confié avec un sourire audible, au sortir des portiques.
« L’anarchie totale » au Pirée
Pour celui qui attendait un titre majeur depuis ses débuts professionnels à Nanterre en 2009, la célébration a été à la mesure de l’attente : 17 ans de patience balayés par une nuit de folie grecque. Fournier a décrit des scènes de liesse surréalistes lors du retour vers le Pirée. « C’était l’anarchie totale », évoquant une parade en bus à impériale, au milieu d’une haie d’honneur géante sur l’équivalent du périphérique local. « On arrive à la mairie du Pirée et là, il y avait genre 100,000 personnes. Sauf que le truc, c’est qu’il était 5 heures du matin », s’amuse le Français.
Ce sacre vient couronner un pari osé : celui d’être revenu en Europe à l’été 2024 pour retrouver le frisson des sommets après une fin d’aventure NBA frustrante. Si l’année dernière s’était soldée par une déception en demi-finale face à Monaco, Fournier a cette fois-ci forcé le destin dans la salle du rival, le Panathinaikos, un symbole fort pour les supporters de l’Olympiakos qui l’adulent.
« Alec Peters fait une très grosse demi aussi »
Élu MVP du Final Four grâce à une finale majuscule (20 points, 5 rebonds et 4 passes décisives), Fournier a pourtant tenu à relativiser cette distinction individuelle. Pour lui, l’essentiel était ailleurs, et le trophée aurait tout aussi bien pu revenir à son coéquipier Alec Peters (2,06 m, 31 ans), auteur d’une demi-finale exceptionnelle et de 16 points précieux en finale. « En toute honnêteté, [recevoir le titre de MVP] ne m’a pas surpris parce que je suis MVP de la finale, mais sur les deux matchs du Final Four, Peters fait une très grosse demi aussi », analyse-t-il avec lucidité.
Mais au-delà de la performance, c’est l’état d’esprit du groupe qui prime : « Franchement, on s’en bat les steaks. Quand ton objectif c’est de gagner et que tu es dans une situation où tu ne peux pas perdre, tu t’en fous de ça ». Il explique également cette différence de perception et d’importance donné à ce trophée individuel, entre l’Europe et les États-Unis. « C’est quand même beaucoup plus important en NBA parce que c’est lié à des contrats, à des primes de super max. En Europe, il n’y a pas ça. Si tu rajoutes 50 millions à un prix de MVP, les gars vont être un peu plus déter ! ».
Désormais cadre vétéran du basket français, Evan Fournier semble avoir retrouvé la plénitude physique et mentale qui lui faisait parfois défaut ces dernières saisons. Un signal fort à l’approche des prochaines échéances internationales, alors que le désormais « Roi Evan » a prouvé qu’il n’avait rien perdu de son instinct de tueur dès que l’enjeu devient historique.

























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