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Evan Fournier, MVP du Final Four de l’EuroLeague : le sacre d’une vie

Evan Fournier a remporté ce dimanche 24 mai 2026 le premier grand titre européen de sa carrière avec l'Olympiakos, champion d'EuroLeague après sa victoire en finale face au Real Madrid (92-85). L'arrière français a été élu MVP du Final Four, lui qui totalise 20 points, 5 rebonds et 4 passes décisives dans ce match décisif joué à Athènes.
Evan Fournier, MVP du Final Four de l’EuroLeague : le sacre d’une vie

Evan Fournier a été élu MVP du Final Four 2026

Crédit photo : EuroLeague
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Il attendait ça depuis 17 ans. Depuis ses tout premiers pas professionnels à Nanterre en 2009, Evan Fournier (1,98 m, 33 ans) n’avait jamais tenu entre ses mains un trophée majeur. Ce dimanche 24 mai 2026, à Athènes, l’arrière de 33 ans originaire de Charenton a tout raflé d’un coup : le titre en EuroLeague avec l’Olympiakos et le titre de MVP du Final Four.

Une finale à son image

L’Olympiakos a dominé le Real Madrid en finale (92-85), treize ans après son dernier sacre en EuroLeague. Ce n’était pourtant pas joué d’avance. Malgré les blessures d’Usman Garuba, Walter Tavares et Alex Len, les Espagnols ont bien failli briser les rêves des Athéniens à domicile, portés notamment par un Trey Lyles auteur de 21 points en première mi-temps.

Mais le Real a fini par céder. Evan Fournier a sonné la révolte dans le deuxième quart-temps, puis a scellé le succès des siens en fin de rencontre avec 20 points, 5 rebonds et 4 passes décisives pour 21 d’évaluation au compteur. Une performance récompensée du titre de MVP du Final Four.

Moustapha Fall et Frank Ntilikina sont également sacrés aux côtés de Fournier, même s’ils ne sont pas entrés en jeu lors de cette finale. Trois Français champions d’Europe le même soir.

Le retour en Europe comme un défi personnel

Evan Fournier n’est pas revenu au basket européen par hasard ni par défaut. Après ses années en NBA (Denver, Orlando, Boston, New York et Détroit), il a fait le choix de rejoindre l’Olympiakos à l’été 2024 avec un objectif clairement assumé : gagner.

Sa première saison en rouge et blanc avait déjà été de haute tenue. Élu dans la All-EuroLeague Second Team 2024-2025, il avait été stoppé en demi-finale du Final Four d’Abu Dhabi par Monaco malgré 31 points personnels. Insuffisant pour le titre, mais suffisant pour convaincre tout le Pirée qu’il avait les épaules pour porter l’équipe.

Cette saison, il est allé au bout.

Un lien hors du commun avec le Pirée

Depuis son arrivée, Fournier ne s’est pas contenté de jouer : il s’est fondu dans la culture du club, dans cette passion grecque pour le basket qui n’a pas beaucoup d’équivalent en Europe. Avant les quarts de finale cette saison, il décrivait une atmosphère permanente autour de l’équipe : «Dès qu’on nous voit dans la rue, on nous arrête. Sur l’autoroute, les gens klaxonnent pour nous dire d’aller le chercher.»

Une ferveur qu’il n’a jamais vécue comme une contrainte. «Ce n’est pas une pression, mais c’est quelque chose de constant. Ils sont vraiment derrière nous tout le temps», précisait-il. Et il ajoutait, parlant de ce que représenterait un titre pour les supporters : «Être capable de rendre tout un peuple fier et heureux, ce serait quelque chose d’assez formidable.»

Ce dimanche soir à Athènes, il l’a fait.

17 ans d’attente, un seul trophée suffit

Passé par Charenton puis le Pôle France, lancé à Nanterre (2009-2010) puis Poitiers (2010-2012) avant de partir en NBA (2012-2024), Evan Fournier a traversé près de deux décennies de carrière professionnelle sans jamais franchir le dernier palier en termes de palmarès collectif, à l’exception du titre de champion de Grèce 2025. Les Jeux olympiques, avec deux médailles d’argent (2021, 2024) et deux de bronze en Coupe du monde (2014, 2019), avaient certes apporté des satisfactions en Bleu. Mais un titre de club, le vrai, le grand — celui qu’on raconte longtemps après — lui manquait.

Il le tient désormais. Et il l’a décroché dans les conditions les plus romanesques qui soient : en finale, à Athènes, dans une ville en transe, en étant l’homme du match.

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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