Les Bleues déroulent face au Nigéria et font un pas vers la qualification
Après sa défaite inaugurale contre le Japon, l’équipe de France féminine s’est parfaitement relancée en survolant son deuxième match du tournoi olympique (87-62) contre le Nigéria, ce vendredi à Tokyo. En soignant leur point-average, les Bleues ont fait un pas vers la qualification. Assurées de terminer au pire troisièmes du groupe B, elles devront éviter de perdre de plus de 15 points contre les États-Unis, lors de la dernière journée, ce lundi, à 6h40 heure française, sous peine de quitter prématurément la compétition.
Les Bleues réagissent et se relancent dans la course aux quarts Congrats !
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— Equipes de France de Basket (@FRABasketball) July 30, 2021
Le réveil de Marine Johannès
Il fallait certainement un avertissement d’entrée pour les remobiliser. Sur le parquet de la Saitama Super Arena, les Françaises sont apparues transfigurées en miroir de la piètre prestation livrée face aux Nippones il y a quelques jours. Bien structurées en défense, elle ont parfaitement appliqué les consignes de Valérie Garnier, qui avaient appelé ses joueuses à augmenter leur intensité. Résultat, un premier quart-temps à l’issue duquel elles n’ont encaissé que 12 points. Soudainement libérées, les Françaises ont déroulé une partition offensive de grande qualité. A la mène, Alix Duchet s’est chargée d’offrir des caviars à ses compatriotes (3 passes décisives) et a saisi les opportunités de tirs ouverts (11 points), en première mi-temps (44-27). Comment ne pas mentionner l’apport de Gabby Williams, moteur défensif et omniprésente en attaque (13 points à 4/10 aux tirs, 9 rebonds et 4 passes décisives).

Le soulagement pour Diandra Tchatchouang, Endy Miyem et les tricolores
(photo : FIBA)
En deuxième mi-temps, la France a continué de cadenasser sa défense pour creuser un écart de 28 points à quelques minutes de la fin du troisième quart-temps (65-37). Au titre des satisfactions, figure tout en haut le réveil de Marine Johannès. En retrait lors des vingt premières minutes, la Villeurbannaise de 25 ans a inscrit 8 points dans le troisième quart-temps (13 au total). Impactante au scoring, la Normande s’est également distinguée en délivrant 4 passes décisives. La meilleur scoreuse de l’histoire de l’équipe de France féminine, Sandrine Gruda s’en est délectée (14 points à 7/14 de réussite aux tirs et 9 rebonds). Elle comme ses coéquipières n’ont pas desserré l’étreinte dans les dix dernières minutes, malgré le sursaut d’orgueil des Nigérianes (20-20). Entêtées dans un jeu athlétique désordonné, les joueuses d’Otis Hughley Jr. ont affiché leurs limites, après avoir séduit face aux Etats-Unis. Tout l’inverse d’une équipe de France appliquée et concentrée.
Les quarts de finale, mission possible
Il faudra a minima le même niveau d’engagement pour tenir face aux épouvantails américains puisque chaque point sera déterminant dans la course aux quarts de finale. Si le Nigéria bat le Japon, les Bleues pourront terminer deuxièmes de leur groupe mais il faut au moins espérer figurer parmi les deux meilleurs troisièmes. Une situation qui sera jugée au panier-average, actuellement de +21 pour la France, +17 pour le Canada et -17 pour l’Australie (0v-2d avant d’affronter Porto-Rico). Après la douche-froide japonaise en ouverture, tout n’est donc pas complètement perdu pour les filles de Valérie Garnier. Un exploit monumental contre Team USA faciliterait évidemment la tâche mais une courte défaite pourrait s’avérer suffisante, surtout si le Canada s’incline largement contre l’Espagne. En revanche, en cas de déroute, il n’y aura plus qu’à prendre le billet retour pour Roissy…




























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