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Loin de convaincre, Brad Stevens a tenté d’expliquer le transfert de Jaylen Brown aux Sixers

Pour sa première prise de parole depuis le transfert de Jaylen Brown aux 76ers, Brad Stevens a justifié sa décision par des contraintes salariales et un besoin de flexibilité financière. Sans se montrer bien convaincant pour autant.
Loin de convaincre, Brad Stevens a tenté d’expliquer le transfert de Jaylen Brown aux Sixers
Crédit photo : © Winslow Townson-Imagn Images
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Le président des opérations basket des Celtics, Brad Stevens, est sorti du silence après l’un des transferts les plus marquants de l’intersaison. Quelques jours après avoir envoyé Jaylen Brown (1,98 m, 29 ans) à Philadelphie contre Paul George, deux choix du premier tour de Draft et deux choix du second, l’ex-entraîneur a défendu une décision qui suscite toujours une forte incompréhension à Boston.

Lors d’une conférence de presse de plus de quarante minutes organisée avec le propriétaire Bill Chisholm, Brad Stevens n’a jamais cherché à présenter la moindre excuse à la fanbase de la franchise aux 18 bannières de champion NBA. « Nous ne sommes pas ici pour défendre cette décision », a-t-il affirmé d’entrée.

Une décision assumée

Interrogé sur une question centrale — les Celtics sont-ils meilleurs après cet échange ? — Brad Stevens ne s’est pas défilé, mais sa réponse est restée aussi prudente que laconique. « Nous verrons bien », a-t-il simplement répondu.

L’ancien entraîneur de Boston a surtout expliqué que sa réflexion dépassait le seul aspect sportif. Selon ses dires, la nouvelle réalité économique de la NBA a pesé lourd dans la balance au moment de trancher. « Quand j’ai regardé notre équipe et la direction que prenait la ligue, le chemin me paraissait plus compliqué avec 70 % de notre masse salariale concentrée sur deux joueurs. »

Autrement dit, conserver Jaylen Brown aux côtés de Jayson Tatum (2,03 m, 28 ans) limitait fortement la marge de manœuvre de la franchise sur le long terme. Brad Stevens n’a pas caché non plus que la durée des contrats avait été un élément déterminant. Et si Paul George possède un salaire très élevé, la durée de son bail reste inférieure à celle de Brown, dont le contrat court encore plusieurs saisons et aurait probablement été suivi d’un nouvel accord au max.

Jaylen Brown vs Paul George — comparaison

Cette décision offre donc aux Celtics davantage de flexibilité à moyen terme, un mot que l’ancien coach de Butler en NCAA  a utilisé à plusieurs reprises durant sa conférence de presse. La franchise estime manifestement que cette marge de manœuvre future vaut le sacrifice d’un joueur de 29 ans qui restait sur la meilleure saison de sa carrière.

Des regrets sur la forme

En revanche, Brad Stevens a reconnu que la gestion humaine du dossier n’avait pas été parfaite, et multiplié les compliments envers son ancien ailier, tout en admettant que la communication aurait pu être meilleure.

« Je suis désolé si Jaylen s’est senti blessé par la manière dont l’organisation l’a traité ou si je n’ai pas fait un assez bon travail dans nos échanges. »

Le dirigeant espère pouvoir échanger avec le MVP des finales NBA 2024 dans le futur afin d’apaiser les tensions. Et assure également que les deux parties auraient probablement pu poursuivre leur collaboration si cette opportunité de transfert ne s’était pas présentée. « C’était la bonne opportunité. »

Le choix de Philadelphie interroge

Brad Stevens a aussi reconnu qu’il aurait préféré éviter d’envoyer Jaylen Brown chez un rival historique: les Sixers de Philadelphie.

« Si la même offre était venue d’une équipe de la conférence Ouest, nous l’aurions acceptée en lieu et place de celle de Philly. Mais ce n’est pas comme cela que les choses se sont passées. »

Ce point alimente une partie des critiques à Beantown, où les fans ont bien du mal à comprendre comment leur franchise de coeur a pu faire un tel cadeau à son meilleur ennemi. Les Celtics devront ainsi affronter plusieurs fois par saison un joueur majeur de leur histoire récente, plus que jamais revanchard sous le maillot des 76ers.

Conscient de la colère des supporters, Brad Stevens a terminé sur une note plus personnelle. « J’ai perdu le sommeil à cause de la réaction des supporters. »

Une déclaration qui ne suffira sans doute pas à faire retomber la frustration d’une partie des fans de Boston, toujours convaincus que la franchise s’est séparée de l’un des meilleurs joueurs de la ligue au lendemain de la meilleure saison de sa carrière. Qui plus est pour une contrepartie jugée largement insuffisante eu égard au talent de Jaylen Brown. A moins de ramener les C’s au sommet à court terme, Brad Stevens ne s’en tirera sûrement pas comme ça.

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Sans convaincre, Brad Stevens a expliqué le trade de Jaylen Brown