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NBA Finals – Les Spurs de Wembanyama laissent échapper un match qu’ils avaient en main : 1-0 Knicks !

NBA Finals - Coup de tonnerre à San Antonio : les Spurs ont été battus dès le Match 1 par les New-York Knicks, alors qu'ils menaient de 14 points dans le troisième quart (score final 95-105). Victor Wembanyama termine à 26 points, mais à 6/21 aux tirs avec 6 turnovers.
NBA Finals – Les Spurs de Wembanyama laissent échapper un match qu’ils avaient en main : 1-0 Knicks !

Towns a remporté son duel contre Wembanyama

Crédit photo : © Geoff Burke-Imagn Images
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On l’a vu sortir du match en secouant la tête, les mains sur les hanches, dans les couloirs du Frost Bank Center, frustré de la défaite et de sa performance. Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans) est passé à côté de son tout premier match de finale NBA. Si ses statistiques brutes laissent penser le contraire (26 points, 12 rebonds, 3 contres), un regard plus aiguisé sur les chiffres révèle la vérité : 6/21 aux tirs, dont 2/9 à 3-points, et 6 turnovers.

Lui-même l’a avoué en conférence de presse : « Je n’étais pas bon ce soir, ce n’est pas plus compliqué que cela… Chaque équipe défend différemment, donc je vais trouver une solution. » Le pivot français a peut-être été surpris par la bonne défense de son vis-à-vis Karl-Anthony Towns, excellent ce soir (18 points, 12 rebonds), qu’il n’a pas réussi à passer ni à bouger. Ou par la capacité des Knicks à l’éloigner de l’arceau en attaque.

Les Spurs en difficulté, les Knicks en contrôle

Ses difficultés offensives ont forcément été un des facteurs explicatifs de la défaite des Spurs. Mais il n’était pas le seul dans ce cas. De’Aaron Fox a fait encore pire (7 points à 3/13) mais a pourtant joué 38 minutes, terminant le match sur le parquet à la place d’un Dylan Harper pourtant intéressant (16 points et 8 rebonds en 28 minutes).

Devin Vassell a été transparent, Stephon Castle pas aussi tranchant que d’habitude, et le banc — hors Harper — invisible. En dehors d’un Julian Champagnie incandescent en première période, l’adresse à 3-points n’a pas non plus été au rendez-vous (6/33, soit 18%). Enfin, la gestion des moments-clés était à revoir, tout au contraire des Knicks qui les ont gérés d’une main de maître.

Les New-Yorkais valident leur… 12e victoire consécutive sur ces playoffs. Après deux sweeps sur les Sixers et Cavaliers, ils veulent ajouter une nouvelle (et dernière) victime à leur tableau de chasse. C’est évidemment un moment historique pour la franchise, qui n’a plus connu de titre depuis 1973, et de finale NBA depuis 1999.

Ce soir, c’est leur maestro Jalen Brunson (30 points en 31 tirs) qui les a libérés grâce à des tirs clutch (13 points dans le dernier quart), comme à son habitude. « Ce n’était pas vraiment une bonne soirée pour nous ou pour moi, mais on a toujours trouvé un moyen. C’est notre résilience qui nous fait gagner » a-t-il toutefois déclaré au micro d’Amazon Prime après la rencontre. Le tout alors qu’il est sorti deux fois du match sur blessure : au genou quand Harrison Barnes (0 point) lui est retombé dessus, puis à la cheville sur une mauvaise réception.

Cette première défaite à domicile donne un coup d’arrêt à la dynamique des Spurs, qui étaient pourtant favoris sur cette série. Ils ne le sont plus, selon les bookmakers, qui donnent désormais les Knicks favoris pour remporter le titre. Les statistiques sont pourtant formelles. 19 équipes ont remporté le Match 1 des finales NBA à l’extérieur dans l’histoire. Seules 8 (soit 42%) d’entre elles sont reparties avec le titre final.

Tout est donc encore à jouer. Notamment puisque c’est pour l’instant le même scénario que face aux Wolves en demi-finales, une série remportée… 4-2. « Je ne suis pas inquiet le moins du monde » a avancé Wembanyama en conférence de presse. Rendez-vous dans 48 heures pour le Match 2, toujours à San Antonio (dans la nuit de vendredi à samedi, à 2h30).

Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.

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