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Finales NBA – Le banc des Knicks, arme secrète d’une équipe à deux victoires du titre

Le banc des Knicks, véritable force collective, propulse les New Yorkais à deux victoires d'un premier titre en 53 ans. Grâce à une philosophie de jeu inédite portée par Mike Brown, les résidents du Madison Square Garden poursuivent leur série de 13 victoires consécutives.
Finales NBA – Le banc des Knicks, arme secrète d’une équipe à deux victoires du titre

Landry Shamet est devenu le facteur X du banc des Knicks lors du Game 2 des Finals.

Crédit photo : © Scott Wachter-Imagn Images
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Les Knicks mènent 2-0 en finales NBA face aux Spurs. Deux victoires séparent la franchise new-yorkaise de son premier titre depuis 1973. Si les noms de Jalen Brunson, Karl-Anthony Towns, OG Anunoby, Josh Hart et Mikal Bridges sont sur toutes les lèvres, c’est pourtant bien le banc des Knicks qui fait la différence dans cette série.

Shamet, McBride et Robinson : les héros de l’ombre

Lors du Game 2, remporté sur le fil 105-104, Brunson a terminé à 7 sur 25 aux tirs, Hart n’a pas inscrit le moindre point et Towns a été limité à quatre points en seconde mi-temps. C’est dans ce contexte difficile que Mike Brown a osé aligner pendant plus de cinq minutes un cinq sans Brunson ni Towns. Un roster composé de Landry Shamet, Mitchell Robinson, Jose Alvarado, Miles McBride et Mikal Bridges. Et ce qui paraissait improbable s’est avéré payant puisque l’avance des Knicks est passée de quatre à douze points durant ce laps de temps.

Shamet, qui avait signé un contrat minimum en septembre après avoir failli ne pas revenir en NBA, tourne à 67,6 % de réussite à 3-points dans ces playoffs. Il a terminé le Game 2 avec 13 points pour la deuxième fois consécutive. McBride et Alvarado ont combiné sept points, quatre passes et quatre rebonds offensifs dans les moments cruciaux. Robinson, lui, a joué un rôle défensif décisif face à Wembanyama sur les dernières possessions, forçant un raté à longue distance qui aurait pu complètement changer la donne. « Il a pris un stop, on l’a fait s’asseoir. On l’a remis sur le terrain, et il était le même. Il a juste fait son travail », a simplement résumé Brown.

Landry Shamet — derniers matchs

Si les choix du coach s’avèrent payants jusque-là, les joueurs de rotation ont su saisir les opportunités qui s’offraient à eux. Ce « trio de l’ombre » devrait avoir l’opportunité de frapper une nouvelle fois à domicile.

Une philosophie de jeu radicalement différente de l’ère Thibodeau

Ce succès collectif est le fruit d’une transformation profonde. Sous Thibodeau, les titulaires jouaient plus de 35 minutes par match en playoffs, et les cinq rotations les plus utilisées avaient toutes dépassé les 1 000 minutes de jeu durant la saison 2024-2025. Sous Mike Brown, un seul cinq a franchi la barre des 900 minutes cette saison. Brunson est désormais le seul titulaire à dépasser les 34 minutes de moyenne en playoffs.

Cette philosophie a interrogé dans un premier temps. Josh Hart, habitué à des minutes importantes, a été mis sur le banc en fin de match à plusieurs reprises en novembre. « Je n’avais jamais été mis sur le banc deux fois en quatrième quart-temps », a-t-il confié. « Je suis rentré chez moi en me demandant : ‘Est-ce que je suis nul ? Est-ce que je suis un mauvais joueur de basket ?’ » Passé de 37,6 minutes par match la saison dernière à 30,2 cette année, Hart a finalement accepté le projet collectif en voyant ses coéquipiers faire de même.

Brown s’est inspiré de ses expériences passées aux côtés de Gregg Popovich et Steve Kerr. « Steve était vraiment doué pour essayer de faire jouer beaucoup de joueurs différents. Parfois, il sortait un gars qui n’était pas dans la rotation depuis un moment et le titularisait. Ça maintenait tout le monde en alerte », a expliqué le coach.

Les Knicks retrouvent désormais le Madison Square Garden pour le Game 3 des Finals. « Les victoires parlent bien plus fort que tout le reste. C’est ce qu’on veut tous, au bout du compte », a conclu Shamet. Deux victoires, et l’histoire sera écrite pour l’une des franchises les plus mythiques de la grande ligue.

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