Nouvelle désillusion pour l’Anadolu Efes, toujours plus en crise en EuroLeague

Nick Weiler-Babb et l’Anadolu Efes Istanbul ont perdu sur le parquet de l’Hapoël Tel-Aviv
Rien ne va plus pour l’Anadolu Efes Istanbul. Englué dans une saison cauchemardesque, le double champion d’Europe (2021 et 2022) a enregistré une nouvelle défaite face à l’Hapoel Tel-Aviv, battu 71-66 au terme d’un match pourtant bien embarqué. Cette septième défaite consécutive en EuroLeague illustre une nouvelle fois les maux profonds d’un groupe pourtant expérimenté.
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Hapoel IBI Tel Aviv 71 – 66 Anadolu Efes | Maç Sonucu#BenimYerimBurası pic.twitter.com/HYu8nuCU9f— Anadolu Efes SK (@AnadoluEfesSK) January 20, 2026
Un match qui bascule après la pause
Face à une équipe de Tel-Aviv solide leader de la compétition (16 victoires pour 6 défaites), l’Anadolu Efes avait pourtant pris le match par le bon bout. Les Turcs menaient de cinq points à l’issue du premier quart-temps (19-14), avant de creuser l’écart jusqu’à +10 à la pause (43-33).
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Mais le scénario s’est inversé au retour des vestiaires. Dominés dans l’intensité et la gestion des temps faibles, les Stambouliotes ont encaissé un 17 à 10 dans le troisième quart-temps (53-50), avant de céder définitivement dans les dix dernières minutes (66-71). Les pertes de balle ont coûté cher, avec 15 ballons égarés contre 10 seulement pour Tel-Aviv.
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Une adresse insuffisante malgré des leaders présents
Sur le plan individuel, les efforts de Saben Lee (20 points à 3/4 à 3-points) et de P.J. Dozier (15 points, 3/5 derrière l’arc) n’ont pas suffi à inverser la tendance. Les derniers espoirs de l’Anadolu Efes Istanbul se sont envolés sur un tir à 3-points décisif de l’ancien Villeurbannais Chris Jones, auteur de 16 points sur la rencontre. Complet (5 points, 4 rebonds et 3 passes en 28 minutes), Isaïa Cordinier a été maladroit (2/10 aux tirs) alors que Vincent Poirier n’a pas joué, Rodrigue Beaubois seulement 24 secondes et Brice Dessert 7 minutes, même s’il était titulaire (2 points et 2 rebonds).
Cette nouvelle fin de match mal maîtrisée vient s’ajouter à une longue série de désillusions. L’Anadolu Efes n’a plus gagné en EuroLeague depuis le 17 décembre 2025, date d’un large succès contre le Zalgiris Kaunas (87-64), qui avait mis fin à une précédente série de trois défaites. En résumé, sur leurs 11 derniers matchs en Euroleague, ils ont concédé 10 défaites.
Une saison qui vire au cauchemar
Avec cette nouvelle contre-performance, l’Anadolu Efes affiche désormais une série de sept défaites consécutives et dix revers sur ses onze derniers matchs. Le club stambouliote pointe à la dernière place de l’EuroLeague, à égalité avec l’ASVEL, avec un bilan de 6 victoires pour 17 défaites. Le Partizan Belgrade, vainqueur du Bayern Munich (67-63), est passé 18e.
Cette situation est d’autant plus inquiétante que l’effectif reste riche en expérience. Shane Larkin, Vincent Poirier, Georgios Papagiannis, Roland Smits, Rodrigue Beaubois ou encore Jordan Lloyd ont tous remporté l’EuroLeague ou disputé à minima une finale dans leur carrière.
Des blessures à répétition et un mal plus profond
Les blessures n’ont pas épargné l’Anadolu Efes cette saison. En EuroLeague, seuls six joueurs de l’effectif ont manqué moins de deux rencontres depuis le début de l’exercice. Une instabilité permanente qui complique la mise en place de rotations cohérentes et d’une identité collective claire.
Même sur la scène domestique, la situation ne s’améliore pas. En championnat de Turquie, l’Anadolu Efes reste sur une défaite 90-79 contre l’Esenler Erokspor, qui l’a fait chuter à la 7e place avec un bilan de 9 victoires pour 7 défaites.
Un test immédiat face à l’Olympiakos
Dans ce contexte extrêmement tendu, l’Anadolu Efes n’aura pas le temps de souffler. Les Turcs affronteront l’Olympiakos dès le 22 janvier en EuroLeague. Un rendez-vous périlleux, mais peut-être aussi l’occasion d’un sursaut d’orgueil pour un club qui n’a jamais semblé aussi loin de ses standards récents.
























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