« On s’est dit les choses à la mi-temps » : Paris remonte 20 points de retard face à l’ASVEL et l’emporte en double prolongation !

Victorieux à Villeurbanne, Justin Robinson et Paris étaient pourtant menés de 20 points à la mi-temps
Sur une pente glissante ces derniers temps, le Paris Basketball a-t-il fait basculer sa saison hexagonale dans… l’intimité des vestiaires de l’Astroballe ? C’était alors la pause lors du match au sommet de cette 15e journée de Betclic ÉLITE et le champion de France ne ressemblait à rien, laminé dans tous les secteurs du jeu par l’ASVEL (52-32), qui n’avait alors nullement besoin de Nando De Colo, comme lors du match d’EuroLeague du 30 décembre dernier…
« On s’est dit qu’il fallait arrêter de subir »
Et pourtant, une mi-temps et deux prolongations plus tard, Paris est reparti souriant de l’antre villeurbannaise, victorieux au bout du suspense (93-98). « On s’est dit les choses dans le vestiaire à la mi-temps », a glissé Nadir Hifi au micro de DAZN. « On a discuté tranquillement », a poursuivi l’exemplaire Yakuba Ouattara (16 points et 5 rebonds). « On s’est dit qu’on était trop softs, qu’il fallait arrêter de subir comme on le faisait en première période, quitte à sortir pour cinq fautes. C’était une question de fierté. »
Dans ce genre de situations, les mots ne sont pas toujours suivis d’actes mais en l’occurrence, ils l’ont été. « Ils ont su monter en intensité et nous ont agressé », relève Melvin Ajinça. Pour cause, le Paris Basketball a rectifié le tir défensivement, encaissant 52 points lors des vingt premières minutes, puis seulement 41 lors des trente suivantes, parvenant progressivement à réduire l’influence de Thomas Heurtel (19 points à 6/15, 5 rebonds et 9 passes décisives).
Faye, facteur X de la double prolongation
Incroyablement passifs, les hommes de Francesco Tabellini sont revenus métamorphosés des vestiaires, à l’image d’un Mouhamed Faye extrêmement précieux lors de la prolongation, au-delà de ses chiffres discrets (6 points et 7 rebonds). Et encore, le Paris Basketball aurait pu plier l’affaire plus tôt si Nadir Hifi (23 points à 9/22, 6 rebonds et 5 passes décisives) avait fait preuve de plus de réussite sur ses shoots de la gagne, lui qui a été deux fois en échec au buzzer.
« On ne s’est pas facilité la tâché », en souriait après coup l’enfant d’Illkirch-Graffenstaden. « Mais on se sentait capables de revenir. Avec notre jeu, on sait qu’on peut remonter 20 points de retard vu qu’on a beaucoup de positions de tirs. L’essentiel est fait. C’est important de montrer qu’on est capables de gagner ce genre de match. » Mais pas le temps de savourer : dès mardi soir, une SIG Strasbourg transcendée par son renversement de situation à Ékinox viendra disputer le statut de tête de série pour la Leaders Cup à l’Adidas Arena…




























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