Rudy Gobert rêve encore d’une association « unique » avec Victor Wembanyama chez les Bleus

Victor Wembanyama et Rudy Gobert seront-ils de nouveau réunis en Bleu ?
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitInvité de First Team voilà quelques jours, Rudy Gobert (2,16 m, 33 ans) a pris le temps de faire le point sur sa superbe saison NBA 2025-2026, conclue notamment par une 8ème sélection All-Defensive 1st Team. Impressionnant en playoffs, Gobzilla est logiquement revenu sur son duel remporté face aux Nuggets, sur sa gestion des critiques récurrentes dans les médias, avant de se projeter sur l’équipe de France, non sans une certaine dose d’ambition.
Conscient d’avoir marqué les esprits au 1er tour, Rudy Gobert n’a pas manqué d’évoquer son mano a mano contre Nikola Jokic (2,11 m, 31 ans) et Denver. Un combat gagné par le quadruple défenseur de l’année en NBA (4-2) et dont Rudy Gobert se montrait particulièrement fier.
RUDY GOBERT, L'ENTRETIEN 🎙
On a eu le plaisir de recevoir Rudy Gobert dans nos studios pour une longue discussion avec Erwan et Thomas. Entre son plan pour éteindre Jokic en playoffs, ses révélations sur ses DM secrets avec Shaquille O'Neal ou encore et sa relation unique avec… pic.twitter.com/brWKhzb6aW
— First Team (@FirstTeam101) May 30, 2026
« Je pense que c’est la série où j’étais vraiment le plus prêt mentalement à l’affronter. J’ai toujours aimé ce challenge là, mais là je me suis vraiment dit que j’allais devoir le limiter en 1v1. », expliquait-il avant de révéler son plan de jeu : épuiser le Joker sur la durée de la série. « Le faire travailler, le mettre dans une situation inconfortable et surtout essayer de l’user physiquement. Ce qu’on essaie de faire face à tous les grands joueurs. »
Le Français détaillait également les ajustements réalisés par rapport aux confrontations précédentes, à savoir le presser tout terrain, lui opposer davantage de mobilité défensive et une volonté assumée de le sortir de sa zone de confort. « Si je voulais faire des choses que je n’avais jamais faites, il fallait que j’innove. Le but c’était de le pousser à me driver, parce qu’en général je sais que j’ai le temps de le récupérer pour le contrer ou gêner son tir. »
Surtout, l’ancien choletais soulignait la confiance reçue de son staff. Alors que Minnesota avait préparé des options défensives sur le triple MVP serbe, elles n’ont finalement jamais été nécessaires. « À chaque match, ils me rappelaient qu’on avait toujours la possibilité de faire prise à deux au cas où, mais au final on ne l’a jamais faite. »
« Les critiques ? Maintenant, ça me fait sourire »
Souvent critiqué outre-atlantique pour son manque de fondamentaux offensifs, régulièrement accusé d’être surcoté défensivement malgré un palmarès individuel colossal, Rudy Gobert semble aujourd’hui avoir pris du recul. Même les attaques répétées de Shaquille O’Neal, son plus grand détracteur aux U.S., ne l’affectent plus de la même manière.
« Maintenant, ça me fait sourire », assure-t-il. Selon lui, l’ancien pivot des Lakers joue avant tout un rôle médiatique : « C’est un entertainer. Quand il est sur le plateau, il est là pour jouer son rôle. Je ne prends plus ça personnellement. »
Rudy Gobert révèle même avoir directement contacté O’Neal il y a quelques années. « Je lui ai écrit : « Est-ce qu’il y a un problème ? » Et il m’a répondu qu’il essayait juste de me motiver, qu’il voulait que je sois dominant. »
Plus globalement, le natif de Saint-Quentin expliquait avoir changé de perspective avec l’expérience : « Quand tu es plus jeune, tu veux prouver à tout le monde qui tu es. Aujourd’hui, je veux juste me prouver des choses à moi-même. » Avant de conclure : « L’opinion des autres… il y aura toujours des opinions. »
Une association « unique » avec Wemby en EDF
Au sommet de son art à bien tôt 34 ans, le 27e choix de la Draft NBA 2013 a encore de belles années devant lui. Et la volonté d’aider l’équipe de France quelques années encore malgré son retrait lors du dernier EuroBasket 2025. Ce que le triple All-Star révélait dans des mots teintés d’ambition. « L’équipe de France, c’est une fierté. Je veux vraiment pouvoir avoir cette médaille d’or autour du cou à un moment donné. »
Avant de donner son avis sur une potentielle association avec Victor Wembanyama (2,24 m, 22 ans), jugée compliquée après lors de jeux de Paris 2024. « Je ne suis pas d’accord. Ca a très bien marché quand on était en préparation et qu’on jouait d’une certaine manière […]. Je pense qu’on est allé un peu trop vite pour dire qu’on ne pouvait pas jouer ensemble. »
Selon lui, le duo possède encore un potentiel largement inexploité. « Notre association est unique. Je pense qu’on a les capacités, Victor et moi, de défendre sur n’importe qui et offensivement de se rendre meilleurs de plein de manières différentes. Avec la capacité de Victor à shooter de n’importe où, il n’y a aucun problème de spacing pour moi. »
À l’approche de la Coupe du monde 2027 puis des Jeux olympiques de Los Angeles, l’ancien du Jazz ne se fixait aucune date de fin en Bleu. Préférant insister sur son unique objectif : « J’ai faim de victoire. Donc là on va tout faire pour se qualifier à la coupe du monde. Et derrière on visera la plus haute marche. »
Quels que soient ses plans, le sélectionneur national Frédéric Fauthoux sait donc qu’il peut compter sur l’engagement de Rudy Gobert en EDF. Dans le cas où il serait présent l’an prochain, le big man aurait l’occasion de briguer une 7e médaille en autant de compétitions internationales sous le maillot tricolore. Une énième manière de faire taire les critiques.






























![[Analyse] Le « tag », la clé du nouveau jeu de l’équipe de France de Freddy Fauthoux ?](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fcdn.bebasket.fr%2Fresources%2Fimages%2Fblog%2F55383799672-8114392614-k-1f180313-8e02-6bee-9320-dbb7b9865e85.jpg&w=3840&q=75)
Commentaires (2)