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Soren Bracq frustré par la tournure de sa saison gravelinoise : « J’étais vraiment libéré au début et à la fin, je jouais crispé »

Betclic ELITE - Soren Bracq a vécu une première vraie saison professionnelle en demi-teinte au BCM Gravelines-Dunkerque. Le meneur/arrière angevin de 19 ans revient avec lucidité sur une année marquée par des hauts et des bas, un maintien et une arrivée à son poste.
Soren Bracq frustré par la tournure de sa saison gravelinoise : « J’étais vraiment libéré au début et à la fin, je jouais crispé »

Pour son dernier match, Soren Bracq a joué 6 minutes : le symbole d’une fin de saison sans grandes responsabilités

Crédit photo : Cécile Thomas
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Il est arrivé à Gravelines avec l’ambition d’un rôle établi à la mène. Soren Bracq en repart avec des statistiques en retrait par rapport à ses attentes, mais avec une maturité affichée et un maintien en poche. À 19 ans, le meneur/arrière angevin, passé par le centre de formation de Cholet, tire les leçons d’une saison professionnelle semée d’embûches.

Un début de saison prometteur, vite interrompu

Soren Bracq (1,92 m, 19 ans) a débarqué au BCM avec un contrat signé jusqu’en 2028 et une vraie place dans la rotation. La première partie de la saison lui donne raison : il joue, il est en confiance, il s’exprime. Mais la blessure du capitaine Vafessa Fofana poste 3/4 change la donne. Car le club maritime décide de recruter Jacob Gilyard en renfort, un meneur de poche expérimenté directement positionné sur le poste de Bracq. Le temps de jeu de l’ancien Choletais s’effondre aussitôt puisque la nouvelle recrue passe en moyenne 30 minutes par match sur le parquet.

« Ma saison était un peu en deux parties. La première où j’avais un vrai rôle, j’étais bien, j’avais du temps de jeu et de la confiance, et après quand Vaf (Vafessa Fofana) s’est blessé et que Jacob (Gilyard) est venu, d’un coup, j’ai eu un rôle qui a changé du tout au tout. Donc j’ai mis du temps à m’adapter, c’était dur. »

Sur l’ensemble de la saison, Bracq aura disputé 28 matchs pour 15 minutes de temps de jeu en moyenne, avec 5,4 points, 2 rebonds et 1,6 passe décisive. Sa meilleure performance : 14 points, 2 rebonds et 3 passes contre Dijon. L’an passé, lors de sa découverte de la Betclic ÉLITE, il avait aligné 24 matchs avec environ 10 minutes de jeu lors d’une première expérience remarquée avec les pros de Cholet.

Soren Bracq vs Jacob Gilyard — comparaison

Garder confiance malgré la frustration

Face à cette réalité, Bracq choisit la lucidité plutôt que l’amertume. À 19 ans, il préfère capitaliser sur ce que cette saison difficile lui a enseigné.

« Mais on va dire que c’est une saison où j’ai beaucoup appris, sur moi-même et comment gérer ces situations qui vont arriver plus tard dans ma carrière aussi. Ce que je retiendrais, c’est tout ce que j’ai appris sur moi, gérer ma frustration, garder confiance en moi, c’est ça le plus important. »

Un discours de maturité qui tranche avec son jeune âge, et qui illustre une réalité souvent tue dans le monde professionnel : la gestion du rôle réduit, de l’attente et de l’adaptation contrainte.

Un maintien sur le fil, une libération collective

Sportivement, le BCM termine la saison avec seulement 8 victoires, accroché jusqu’au bout à son maintien en Betclic ELITE. Le destin du club maritime se joue même sur le résultat d’un autre match Nancy contre Saint-Quentin avant que le maintien ne soit officiellement validé. Lors de la conférence de presse après la rencontre contre Bourg-en-Bresse, Bracq semblait encore sous le coup de l’émotion, sans avoir pleinement réalisé ce que le maintien représentait. Mais en regardant sa propre évolution dans le rétroviseur, le meneur ne se satisfait pas de ce qu’il voit.

« Surtout quand je vois les images que j’avais en début de saison, et quand je les revois en fin de saison, ça ne me satisfait pas en fait. J’étais vraiment libéré en début de saison, et là à la fin je jouais crispé, donc c’est vraiment quelque chose que je dois modifier pour l’avenir. »

Un constat honnête, et un objectif clair pour la suite pour le meneur engagé jusqu’en 2028 dans le Nord. Mais dont l’avenir pourrait, comme tant d’autres, s’écrire de l’autre côté de l’Atlantique, en NCAA.

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