Critiqué par Paris, William Pfister assume l’impact physique : « C’est les playoffs, il faut s’attendre à jouer dur »

William Pfister a réagi aux critiques émises par le Paris Basketball à son égard
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À partir de 5€Essai gratuitL’ambiance était particulière ce samedi à l’Adidas Arena pour le dénouement de ce quart de finale entre Paris et Strasbourg. Dans un match marqué par une intensité physique extrême, et un nombre record de fautes côté alsacien (32 au total), la SIG a fini par rendre les armes (89-75) face au talent de Nadir Hifi.
Mais à l’issue de la rencontre, en conférence de presse, William Pfister (2,03 m, 31 ans) préférait retenir le visage combatif affiché par son équipe tout au long de la série. « On montre que l’on n’a rien lâché jusqu’à la fin, on ressort de ce match et cette série avec un beau visage, même s’il n’y a pas le résultat que l’on voulait », a-t-il confié, estimant que son équipe pouvait « être fière de notre parcours et de ce que l’on a montré ».
Un manque de fraîcheur fatal
Analysant les manques de son équipe lors de cette belle, l’ancien capitaine de Saint-Quentin a pointé du doigt l’usure physique après l’exploit du match 2. « On a peut-être manqué de fraîcheur sur cette série après avoir beaucoup donné deux jours plus tôt pour prendre le match 2 », analyse-t-il.
Outre la fatigue, il regrette certains détails tactiques et des faits de jeu contraires : « Après c’est des détails, des coups de sifflets qui ne vont pas en notre faveur, c’est comme ça. Des rebonds par ci par là qui nous échappent. On sait que c’est une équipe qui relance très vite le jeu, peut-être qu’on s’endort un peu et derrière ils punissent directement ».
La polémique « ridicule » du montage vidéo
Le cœur de la tension entourant cette série résidait dans la blessure de Sebastian Herrera lors du match précédent, après un contact avec Pfister. Le Paris Basketball avait alors publié une compilation vidéo sur ses réseaux sociaux, accusant nommément l’intérieur de la SIG de chercher à blesser ses adversaires. Une méthode que l’intéressé balaie d’un revers de main. « J’ai vu le montage vidéo qui a été fait, je l’ai trouvé ridicule », a-t-il lâché avec calme.
Pour Pfister, l’engagement physique fait partie intégrante de la compétition à ce stade de l’année. « C’est les playoffs, il faut s’attendre à jouer dur, c’est comme ça », rappelle-t-il, tout en renvoyant le club parisien à sa propre stratégie de communication : « Mais c’est comme ça, chacun a sa façon de communiquer sur ce qu’il veut faire savoir. Ça a été fait de cette façon là. C’est comme ça. Chacun joue comme il le veut, sur et en dehors des terrains. Ça fait partie du jeu ».
Des propos qui contrastent avec ceux de Nadir Hifi, qui déclarait de son côté, quelques minutes plus tard, ne pas s’être senti « en sécurité » lors des deux dernières manches, qualifiant la rencontre de « boucherie ».
Le regard tourné vers l’Europe… et l’EuroCup ?
Malgré la frustration de l’élimination, la saison strasbourgeoise se termine sur une note positive avec la validation des objectifs initiaux, notamment une qualification en playoffs arrachée in extremis. « On peut être fier de nous, la qualification en playoffs était l’objectif, décrocher une place en Coupe d’Europe pour la saison prochaine », souligne Pfister.
Alors que Strasbourg n’était pas favori, l’intérieur rappelle que l’équipe a su déjouer les pronostics : « Tout le monde nous voyait perdre 2-0 face à Paris, on finit à 2-1 en étant loin d’être ridicule. Cela restera une saison forte avec des très hauts et des très bas ».
L’avenir proche de la SIG pourrait s’écrire en EuroCup, une perspective qui réjouit le joueur de 31 ans. « C’est ce qu’il se dit, il n’y a encore rien d’officiel alors on va attendre. Mais c’est sûr que l’EuroCup est une très belle compétition, que tous les joueurs aimeraient jouer. C’est très excitant ! ».
Avant cela, Pfister compte s’accorder une « petite coupure avant de repartir au travail assez rapidement », avec l’ambition de faire « au moins aussi bien la saison prochaine ».
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…




























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