-28 à domicile : le cauchemar de la JL Bourg en ouverture de sa demi-finale d’EuroCup…

Kevin Kokila et la JL Bourg ont subi l’agressivité d’Ankara
Que retenir d’une telle purge ? Que le choix le plus audacieux de la soirée côté bressan aura été le choix du speaker de placer le son du rappeur Naps « La kiffance » à… -26 (34-60, 22e minute). Après, à -26, c’était peut-être encore un peu la kiffance car cela s’apprêtait à être pire : il y avait bientôt -32 (37-69, 25e). Et les multiples « On ne lâche rien » envoyés dans la sono d’Ékinox ressemblaient à de vaines incantations… La JL Bourg a bel et bien lâché le match le plus important de sa saison (71-99, score final).
3-0 comme meilleure série en première mi-temps !
Une véritable correction, pour ne pas dire une humiliation, qui place l’équipe de Frédéric Fauthoux au pied du mur avant de se déplacer à Ankara vendredi, dans une salle où elle s’était imposée le 17 décembre dernier (76-80). Mais pour répéter telle performance, il faudra montrer un tout autre visage que la piètre copie proposée ce mardi, surtout au cours d’une première mi-temps qui avait tous les contours d’un désastre absolu.

La plus grosse série de cette première période ? Un… 3-0, grâce à un shoot lointain de Darius McGhee sur la première possession. Ce qui est longtemps resté le seul panier des Bressans sur jeu placé, les deux autres des dix premières minutes résultant de deux interceptions. Autrement, tout est allé de travers, dans des proportions parfois grotesques : un jeu offensif stéréotypé jusqu’à la caricature, des passes tout terrain balancées comme des saucisses en contre-attaques, un lay-up raté de Kevin Kokila pendant qu’en face les Turcs (présents dans l’Ain depuis quatre jours !) shootaient les yeux fermés, comme dans un océan, à l’image de ce 3+1 en déséquilibre de l’ancien parisien Kyle Allman concluant un terrible premier quart-temps (13-32, 10e).
« Tant qu’on ne se brûle pas,
on ne sait pas que c’est chaud… »
« On n’a pas reconnu notre équipe », regrette Frédéric Fauthoux. « Il y a de la déception de proposer un tel match devant notre public. On n’avait pas les bonnes intentions, pas la bonne intensité. On a fait trop d’erreurs. À part pour Kevin, c’était une première pour tous les joueurs à ce niveau. Il y avait un peu d’appréhension, c’est dur de prévenir et d’avertir. Tant qu’on ne se brûle pas, on ne sait pas que c’est chaud. On a pris le mur de la demi-finale en pleine figure. »
Alors oui, la deuxième période aura ensuite été beaucoup plus encourageante. Mais on pourra aussi penser qu’il est beaucoup plus facile de se mettre à la hauteur de l’intensité de son adversaire, quand celui-ci baisse logiquement pavillon, parce qu’il est à +30, parce qu’il commence à penser à se gérer afin de composter son billet pour la finale dans trois jours. « C’était une question de respect vis-à-vis du public aussi », plaidait Adam Mokoka. « On essayait juste de jouer, vu qu’on ne l’a pas fait en première. »
Do or die à Ankara
Reste qu’il y aura peut-être un peu d’espoir à tirer de cette fin de match, où la Jeu a enfin montré un peu de combativité, se rapprochant jusqu’à -19 (68-87, 38e), cessant de s’afficher en victime expiatoire pour secouer un peu le Türk Telekom Ankara. Mais cela, il faudra le rééditer dès vendredi, à 0-0 de préférence cette fois. « On a déjà gagné à Ankara, on peut le refaire », martèle Frédéric Fauthoux. Et pour les supporters bressans frustrés de leur soirée, cela tombe bien : les Harlem Globe Trotters sont annoncés mercredi à Ékinox. Cette fois, il y aura peut-être un peu de spectacle.
À Bourg-en-Bresse,


























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