40 millions pour l’ASVEL, « au moins 30 millions » pour Monaco, Philippe Ausseur revient sur l’actualité LNB

Philippe Ausseur évoque les trois grands dossiers du moment
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À partir de 5€Essai gratuitL’avenir de l’AS Monaco, les ambitions de l’ASVEL et la place de l’arbitrage dans le débat public. Invité de NoA Basket ce lundi 1er juin, le président de la Ligue nationale de basket (LNB), Philippe Ausseur, a pris position sur plusieurs sujets majeurs qui animent l’actualité du basket français.
Monaco : une reprise à 30 millions d’euros en préparation
Alors que l’AS Monaco traverse une période d’incertitude, Philippe Ausseur a confirmé l’existence d’un projet de reprise avancé pour le club de la Principauté.
« Il y a un projet de reprise qui est réel, qui est ambitieux », a-t-il affirmé, expliquant que la LNB avait pris des mesures pour éviter un effondrement de la structure en attendant l’issue du dossier.
Selon lui, le principal obstacle reste l’actionnaire majoritaire actuel, Alexey Fedorychev. « Le point de blocage peut être monsieur Fedorycsev lui-même, qui s’accroche, qui doit reconnaître la réalité, les faits tels qu’ils sont, et se rendre compte qu’il ne peut plus suivre et qu’il doit évidemment passer la main. »
Le président de la LNB a comparé la situation à celle du Limoges CSP lors de ses difficultés passées, rappelant qu’il n’est jamais simple pour un dirigeant de céder le contrôle de son club.
Surtout, il a donné une indication sur l’ampleur du projet envisagé : « On est dans un projet d’au moins 30 millions. » Une perspective qui lui semble positive pour l’avenir du basket français : « On ne pourrait se réjouir que si Monaco arrive à redémarrer. Dans quelles conditions, on le verra après. »
L’ASVEL vers un budget record
Autre poids lourd du championnat évoqué par Philippe Ausseur : l’ASVEL. Après une saison qu’il qualifie de « transition », le dirigeant estime que le club villeurbannais s’apprête à franchir un nouveau cap financier.
« On pourrait qualifier la saison de l’ASVEL d’une saison de transition, une saison de transition qu’on a plus subie que provoquée », a-t-il expliqué. Pour la saison prochaine, les ambitions seraient nettement revues à la hausse. « Oui, on s’oriente vers un très gros budget. On annonce quand même un budget aux alentours de 40 millions. »
Une telle enveloppe permettrait à l’ASVEL d’attirer des joueurs majeurs sur le marché, aussi bien français qu’étrangers. « C’est très bien pour notre championnat. Ça veut dire qu’il y aura des joueurs majeurs, à la fois français et étrangers. »
Philippe Ausseur rappelle néanmoins que cette inflation budgétaire pose toujours la question de la viabilité économique des clubs européens, un débat récurrent dans le basket continental. Il cite en exemple la très belle finale de l’EuroLeague entre l’Olympiakos et le Real Madrid, avec 50 millions de perte cumulés par les deux clubs selon lui.
Philippe Ausseur appelle à un regard plus lucide sur l’arbitrage
Enfin, le président de la LNB a regretté la place prise par les polémiques arbitrales dans les analyses d’après-match.
« On a beaucoup trop parlé d’arbitrage, à tort et à travers », a-t-il lancé.
S’il reconnaît que les décisions arbitrales peuvent parfois être discutées, il estime que certains acteurs du basket ont tendance à utiliser ce sujet comme une explication de facilité.
Pour illustrer son propos, il a comparé le basket au rugby : « Un entraîneur arrive à la fin du match, on lui montre les statistiques et il va dire : “Désolé, on a fait trop de fautes”. Nous, on a une tendance à dire : “Ah là là, regardez le nombre de fautes sifflées contre nous. On a été trop sanctionnés.” »
Pour Philippe Ausseur, les analyses devraient davantage porter sur les raisons sportives d’une défaite. « Pourquoi on a été moins bons ? L’œil de l’expert, ça devrait également être l’œil de l’entraîneur. »




























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