AS Monaco : jusqu’à 15 millions d’euros de dettes épongées par la Principauté ?

Aleksej Fedorycsev peut sourire : l’état monégasque continue de renflouer les caisses de son club pour éponger les dettes
L’AS Monaco poursuit sa course contre la montre pour stabiliser sa situation financière. Après avoir réglé la Luxury Tax 2025-2026, la Roca Team bénéficie d’un soutien massif de la Principauté, qui pourrait aller bien au-delà des premières injections.
Selon L’Équipe, l’intervention de l’État monégasque pourrait atteindre près de 15 millions d’euros d’ici la fin de la saison pour combler l’ensemble des dettes accumulées avant une éventuelle reprise du club.
Une dette globale bien plus importante que prévu
Si les premières communications faisaient état d’un premier règlement d’urgence de 2,5 millions d’euros début mars, la Société nationale de financement (SNF) doit encore régler de nombreuses ardoises.
Au fil des semaines, l’ensemble des dettes institutionnelles a été progressivement apuré : cotisations sociales, amendes, engagements, et désormais la Luxury Tax 2025-2026, réglée cette semaine.
Au total, la Principauté devrait ainsi couvrir un passif estimé à environ 15 millions d’euros, un chiffre qui illustre l’ampleur de la crise traversée par le club monégasque.
Une fin de saison sécurisée sportivement
Cette intervention massive a toutefois un effet immédiat : elle permet à l’AS Monaco de terminer la saison sans risque d’effondrement.
Le paiement de la Luxury Tax, notamment, écarte la menace d’une exclusion des playoffs de Betclic ELITE. Sur le terrain, malgré les turbulences internes et un effectif diminué, la Roca Team reste compétitive, avec des ambitions intactes en championnat comme en EuroLeague.
Le déplacement à Athènes pour affronter le Panathinaïkos s’inscrit d’ailleurs dans cette dynamique, avec un enjeu direct dans la course aux playoffs européens.
Une gouvernance toujours dans le flou
Si le calme semble être revenu en surface, les incertitudes restent nombreuses en coulisses.
L’audience du 3 avril devant le tribunal de Monaco doit permettre d’y voir plus clair sur la situation financière exacte du club et sur les scénarios envisagés pour la suite.
En parallèle, la question de la gouvernance demeure entière. Si Oleksiy Yefimov – qui récupère peu à peu les actions d’Aleksej Fedorycsev, confirme L’Équipe – apparaît aujourd’hui comme l’homme fort du club, aucune solution de reprise claire n’a encore émergé, malgré des pistes évoquées à l’international.
La Principauté, désormais entrée au capital via la SNF, pourrait également décider de s’inscrire durablement dans le projet, voire de transformer ses avances en participation plus structurante.
Des échéances déjà très proches
Au-delà de l’urgence actuelle, le calendrier impose rapidement des décisions.
Le 15 mai, le club devra présenter un budget prévisionnel à la DNCCG pour la saison prochaine rappelle L’Équipe. Puis, une autre échéance majeure se profile : le remboursement des avances de l’État, théoriquement fixé au 30 juin.
Sauf si, là encore, la Principauté décide d’adapter sa stratégie pour accompagner une éventuelle reprise.
En attendant, Monaco avance sur une ligne de crête : sauvée à court terme, mais toujours sans visibilité sur son avenir.
























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