ASVEL : Des précisions encore révélées sur l’identité des différents investisseurs

Laurent Damiani fait partie de la nouvelle organisation de l’ASVEL
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À partir de 5€Essai gratuitIl y a peu, le tableau était sombre. Le budget de l’ASVEL avait chuté de 21 à 16 millions d’euros, le déficit se creusait, et le club cherchait activement à se recapitaliser. Quelques mois plus tard, Tony Parker et le vice-président Gaëtan Muller ont annoncé deux pivots structurels : la confirmation de l’engagement en EuroLeague sur le long terme et l’entrée de nouveaux actionnaires richissimes. Le projet affiché est ambitieux — construire un « NBA Europe future » en faisant du club de Villeurbanne la plaque tournante du basketball continental.
Trois investisseurs aux profils complémentaires
Dans son dossier du jour, le média Basketnews s’épanche sur l’identité des différents investisseurs qui intègrent tour à tour le capital de l’ASVEL.
Dès fin 2025 a été annoncé l’arrivée prochaine du pool d’investisseurs franco-suisse HelvetX, devenu le troisième actionnaire du club. S’il compte dans ses rangs, le pilote de F1 Pierre Gasly, il est surtout dirigé par le féru de basket Maxime Gillot, fondateur de Lemvi SA et ancien président du Pully-Lausanne Basket (de 2012 à 2015). Sa vision est claire : créer un hub opérationnel en Suisse romande, à Genève, à deux heures de Lyon, et capitaliser sur les synergies économiques et académiques avec la région. Gillot est convaincu que le basketball européen entre dans une phase de transformation économique majeure.
« Peu de gens réalisent quel impact cela pourrait avoir. Nous avons choisi de nous positionner aux côtés d’un club historique avec une vision long terme, convaincus que le basketball européen entre dans une phase décisive de son développement économique », expliquait-il en mars dernier dans un communiqué.
Ce diplômé du master d’Euroleague en management du sport évoque notamment un possible basculement vers un modèle inspiré de la NBA : « Nous passerions d’un modèle basé sur le club à un modèle basé sur la ligue, avec une centralisation forte des revenus, des règles de distribution et des restrictions salariales. »
SKR Ventures, groupe international basé à Dubaï et dirigé par Kader Remil, Sham Kidane et Kenny Jean-Marie, constitue le deuxième apport notable. Sans expérience préalable dans l’investissement sportif, le groupe affiche un objectif assumé : la NBA Europe. La taille de leur investissement n’a pas été divulguée, mais leur engagement serait antérieur à l’annonce officielle de la coopération ASVEL – NBA Europe, attendue dans les prochains mois.
Inspiring Sport Capital, groupe français conduit par Lucien Boyer — ancien directeur marketing de Vivendi et pionnier du branded content sportif — et Laurent Damiani, expert en droits sportifs, apporte quant à lui une expertise commerciale et marketing de premier plan. Leur présence au capital signale une volonté de professionnaliser la valorisation du club sur les marchés européens et internationaux.
Dans cette aventure entrepreneuriale, on retrouve également la société d’investissement GER d’Eric Rosenthal, ex-dirigeant du groupe Apicil, et Grégory Raab.
Des ambitions réelles, des risques concrets
La piste menant aux anciens co-propriétaires des Los Angeles Lakers — les frères Buss, Joey et Jesse et leur fonds Buss Sports Capital — reste elle à confirmer. Si les deux frères ont manifesté un intérêt pour des partenariats mondiaux après la cession du contrôle des Lakers à Mark Walter, leur engagement concret avec Villeurbanne n’est pas encore établi.
L’enthousiasme autour du projet ne doit pas masquer les obstacles. L’ASVEL va supporter des charges salariales lourdes, entre le staff technique emmené par Tony Parker Vincent Collet et les nouveaux ambassadeurs comme Charles Kahudi ou Florent Pietrus. La rénovation de L’Astroballe mobilise également des ressources importantes sur plusieurs mois.
Sur le plan sportif, la concurrence en Betclic ELITE reste force. Monaco n’a pas abandonné ses grandes ambitions, même si son plan de reprise reste à préciser, tandis que Paris Basketball continue son développement. Surtout, la ligue reste très dense à l’image du titre de la JL Bourg ou l’élimination de l’ASVEL en quarts de finale des playoffs par Cholet.
Le projet NBA Europe suscite également des interrogations au sein de l’EuroLeague, où sa mise en œuvre est jugée complexe. Pour l’ASVEL, l’enjeu dépasse le seul cadre sportif : c’est la crédibilité de son projet, instable depuis plus de cinq ans, qui est en jeu.
























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