Boston Celtics : des limites face aux Sixers et un été sous tension à venir !

Jaylen Brown, Joe Mazzulla et les Celtics abordent cet été avec des incertitudes suite à l’élimination face aux Sixers.
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À partir de 5€Essai gratuitIl y a quelques semaines encore, les Celtics semblaient armés pour retrouver les Finales NBA. Le retour de Jayson Tatum avait relancé les ambitions d’une franchise qui n’avait pas tanké, malgré les interrogations de début de saison, et qui avait réussi une saison régulière solide sous les ordres de Joe Mazzulla.
Mais les Playoffs ont brutalement ramené les joueurs du Massachusetts sur terre. Battus en sept matchs par Philadelphia après avoir mené 3-1, Boston a vécu une sortie de route inattendue sur laquelle Erwan Abautret et Thomas Dufant sont revenus dans la #LibreAntenneNBA.
Embiid, le cauchemar tactique des Celtics
Le retour en forme de Joel Embiid a profondément changé la série. Boston a longtemps tenté de le contenir sans modifier radicalement son plan de jeu, mais le manque de solutions au poste 5 a fini par peser lourd. Neemias Queta s’est battu avec ses armes, mais le Portugais a rapidement été pénalisé par les fautes. Derrière lui, Luka Garza et Nikola Vucevic n’ont pas offert les garanties nécessaires défensivement. « Le retour de Joël Embiid, c’était la pire nouvelle possible », analyse Erwan Abautret. « Ils n’ont personne pour défendre sur un pivot aussi dominant. Ça a été un vrai casse-tête pour Joe Mazzulla ».
Le coach des Celtics a tenté plusieurs ajustements, jusqu’à envoyer Jaylen Brown défendre sur Embiid par séquences. Un choix coûteux, tant l’ailier devait déjà porter une lourde charge offensive. Pour l’ancien joueur de Brest en ProB (ex-Elite 2), Boston aurait dû davantage forcer Embiid manoeuvrer face à deux défenseurs. « Tu es obligé d’aller doubler. Ton point faible, c’est leur grand point fort. Tu ne peux pas laisser un point faible et un point fort s’opposer. On sait très bien qui va gagner ».
Malgré des pépins physiques handicapants face aux Knicks au tour suivant, le Camerounais a dominé avec près de 28 points, 9 rebonds et 7 passes décisives de moyenne sur les quatre matchs disputés dans cette série. Le secteur intérieur sera donc le premier chantier cet été. Nikola Vucevic arrive en fin de contrat, et Boston devra trouver davantage de garanties près du cercle.
Une philosophie trop dépendante du tir à 3-points
Au-delà du cas Embiid, c’est toute la structure offensive de Boston qui a montré ses limites. Champion avec un modèle largement construit autour du tir extérieur, Joe Mazzulla est resté fidèle à ses principes. Mais lorsque l’adresse a disparu, Thomas Dufant a pointé du doigt le manque d’alternatives proposées par la franchise la plus titrée de l’histoire.
« Quand tu as un jeu basé à ce point sur le tir à 3-points, et que tu tires sur la série à 33 %, tu es en droit de te poser la question. On comprend, le système, il a fait ses preuves, mais est-ce que dans des moments importants comme ça, tu as pas aussi le droit d’être un peu plus intelligent pour, non pas changer le style de jeu de l’équipe, mais faire des ajustements qui vont permettre de gagner ce petit match qui te fait passer au tour suivant ».
Le Game 7 a symbolisé ce problème : 13/49 derrière l’arc, peu de variation, peu de tir à mi distance, et un jeu qui peut paraître trop stéréotypé autour du meilleur joueur de leur saison. « C’est une philosophie extrême, qui finalement leur revient dans la figure », estime Erwan Abautret.
Le cinq majeur choisi pour ce match décisif a également fait débat. Sans Tatum, dont l’absence reste encore floue, Boston a démarré avec Jaylen Brown, Derrick White, Ron Harper Jr, Luka Garza et Baylor Scheierman. Un pari très risqué dans un Game 7. « On n’est pas là pour s’inventer une vie dans un tel match », résume le journaliste, alors que Philadelphie a rapidement pris confiance dans cette ultime rencontre. Malgré son excellente saison régulière, First Team pointe donc du doigt le coaching de Joe Mazzulla. Trop rigide durant tout le début de la série, le technicien a trop attendu pour effectuer des ajustements qui n’ont pas permis à son équipe de s’imposer.
He actually put out this starting lineup in a Game 7 pic.twitter.com/401IrvYCmk
— jb (@lockedupjb) May 9, 2026
Quel avenir pour Boston ?
Cette élimination pose désormais la question de la suite. Les Celtics ne sont pas à reconstruire. Le socle reste solide, avec Tatum, Brown, Derrick White, Payton Pritchard et un coach déjà champion NBA. Mais deux sorties précoces de suite changent forcément le regard porté sur ce projet toujours ambitieux. « C’est la première fois que l’on peut dire cela sur les Celtics : depuis deux ans, le constat n’est pas bon », rappelle Erwan Abautret. « Tu te fais sortir en demi-finale de conférence l’an dernier, là tu sors au premier tour avec l’avantage du terrain. Il y a matière à repenser certaines choses. »
La franchise reste saine et attire toujours. Boston possède deux superstars encore jeunes et sous contrat. Mais après cette élimination face à Philadelphie, une évidence s’impose : Boston ne peut plus seulement vivre de son adresse extérieure et de son statut. Pour retourner tout en haut, les Celtics devront trouver plus d’alternance, plus de profondeur intérieure et, surtout, un vrai plan B quand leur modèle ne répond plus. Les C’s auront du taf cet été !



























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