Carrière à l’étranger et rendez-vous manqués avec l’EuroLeague… Les moments forts du podcast de Nicolas Lang avec Axel Bouteille

Axel Bouteille a répondu aux questions de Nicolas Lang
Axel Bouteille (2,01 m, 30 ans) fait l’objet d’un épisode de Mauvaise Lang, le podcast de Nicolas Lang (1,96 m, 35 ans). L’ancien shooteur du Limoges CSP est donc interrogé par l’actuel sniper du Cercle Saint-Pierre.
Pour présenter son invité du jour, Nicolas Lang parle de son héritage familial, en mettant en avant le père d’Axel Bouteille, Franck Bouteille qui a évolué 19 ans au plus haut niveau français. Une « aide dans une carrière pro » selon le principal intéressé : « Il a été pro à Hyères-Toulon, Roanne et Aix-Maurienne aussi. Petit, quand il était pro, j’allais à tous ces matchs, j’ai été baigné dans le basket très tôt. Ça m’a aidé, mais c’est surtout les conseils qu’il a pu me donner. Les valeurs aussi, que lui et ma mère ont pu me donner. »
Un style de jeu « particulier » selon Nicolas Lang
Joueur réputé pour sa capacité à marquer des paniers difficiles et dans des moments chauds, le natif de Roanne voit son coéquipier en Bleus l’encenser : « Moi, j’ai toujours pensé qu’à n’importe quel niveau au monde, Axel Bouteille, tu lui donnes 30 minutes, il peut te mettre 15 points dans n’importe quelle ligue. Est-ce que c’est des qualités que t’as travaillé ou tu es né avec ça ? ». Réponse du scoreur : « Quand j’ai vu que j’aimais bien marquer et que je voyais que je pouvais le faire avec efficacité, j’ai vraiment essayé d’être un joueur complet offensivement, pouvoir tirer à 3-points, aller au cercle, s’arrêter, avoir des floaters, le mi-distance aussi. »
Habitué des money-time chauds, le numéro 83 a aussi loué ces situations : « Dans ces instants-là, j’ai ce truc-là que j’aime. J’aime ces moments-là ».
Le passage de l’Élan Chalon à Limoges
Après 7 ans à l’Élan Chalon, qui s’achèvent par un titre de champion de France, en 2017, Axel Bouteille signe au Limoges CSP, club aujourd’hui emmené par son hôte du jour, Nicolas Lang. Mais au bout de deux saisons pourtant « réussies » selon lui, le CSP ne lui propose pas un rôle supérieur. Une décision que l’actuel capitaine du club « ne comprend pas » avant que son invité ne dévoile la même chose : « Moi non plus. Ça s’est bien passé et encore mieux la deuxième saison. En EuroCup, j’avais fait une belle saison. Ils m’ont proposé la même chose ou presque, mais je n’ai pas voulu et j’avais vraiment envie de partir à l’étranger et je n’ai pas vraiment réfléchi, j’y suis allé. »
Mais le Varois garde de beaux souvenirs de ces deux années dans la Haute-Vienne : « J’avais envie de voir quelque chose, et c’est sûr qu’à Limoges, j’ai vu quelque chose de différent. Ça m’a beaucoup changé. J’en ai vécu des bonnes choses, parce que je voulais me mettre en difficulté, en allant dans un club avec des responsabilités. J’ai fait deux belles saisons et j’en garde beaucoup de positif ».
Le coup de foudre basque
En 2019, après Limoges, c’est à Bilbao, qui, à l’époque vient de monter en première division, que le joueur aux 13 sélections en Bleus va s’exiler. Un temps meilleur scoreur du championnat, il raconte cette épopée de l’autre côté des Pyrénées : « Je n’avais jamais eu ces responsabilités-là, donc j’ai fait des choses que je n’avais pu faire avant, mais quand on enchaîne des matchs que ce soit le Barça, le Real, au début, tu fais un ou deux bons matchs, on te dit que c’est très bien, mais ça a continué week-end après week-end. Je me suis dit : je peux le faire souvent et je me suis découvert là-bas ».
Fort de ces performances, l’ancien Chalonnais est annoncé comme pisté par les plus grands clubs d’Espagne, alors qu’il était à Limoges six mois avant, des sollicitations auxquelles « repense souvent » ce dernier : « C’était tout nouveau, tout frais, mais ça se passait tellement bien, je prenais tellement de plaisir avec cette équipe, donc j’ai continué. Mais c’est vrai que six, sept mois avant, quand j’étais à Limoges, si on m’avait dit ça, j’aurais dit : ‘Tu rigoles ou quoi ?!' ».
Un changement de culture
Après trois saisons en Espagne, partagées entre Bilbao et Malaga, l’exil continue pour Axel Bouteille, mais cette fois en Turquie, à Ankara, chez le Turk Telekom. Des débuts compliqués, mais là aussi, l’interviewé du jour garde du positif : « La France et l’Espagne, on est des pays proches, mais ça m’a changé et j’ai adoré l’Espagne. Avec la Turquie, il y a une grosse différence. Les premiers mois, il faut s’adapter, mais j’essaye vraiment de vivre l’expérience à fond et j’ai eu de la chance la première année, j’avais une très bonne équipe et ça m’a vite mis dedans ».
C’est durant cette première expérience que l’exilé réalise selon lui « sa meilleure année » : invaincus en saison régulière de championnat à domicile, une finale d’EuroCup, perdue contre le Gran Canaria d’Andrew Albicy et une place dans le cinq majeur de la compétition.
« Je me pose encore la question de pourquoi je n’ai pas signé en EuroLeague »
À la suite de cette saison, l’ailier change de club, mais pas de pays et s’engage avec le club fortuné de Bahcesehir, mais révèle qu’il était sollicité par des écuries d’EuroLeague : « On finit la saison et il y a le club où j’ai fait mes deux dernières saisons, Bahcesehir qui m’a proposé deux ans avec un très bon contrat, et à ce moment-là, je me pose la question. Il y a une ou deux équipes qui sont en train de me parler en EuroLeague. Mais déjà (ils ne proposent) rien de sûr, et (avec un salaire) bien inférieur, je n’avais aucune garantie de ce coté là. Eux (Bahcesehir) tout était prêt, le contrat était là, et au final, j’ai décidé de prendre cette décision là. »
Durant cette intervention, Nicolas Lang se pose une question « Qu’est ce qui fait que des gars avec qui tu étais sont allés en EuroLeague et que toi on ne t’as pas donné l’opportunité de passer au stade supérieur ?« . Réponse de l’intéressé : « Je me pose encore la question de pourquoi […] je n’ai pas signé en EuroLeague ».
L’EuroLeague que pourrait potentiellement connaître l’ancien Limougeaud en cas de victoire finale en EuroCup avec le Buducnost Podgorica. Troisièmes du groupe B derrière la JL Bourg et le Besiktas, Axel Bouteille et le club monténégrin espèrent vivre une belle fin de saison sur la scène européenne.

























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