Chus Bueno ouvre la porte à une alliance entre la NBA et l’EuroLeague

Chus Bueno tente de rapprocher l’EuroLeague de la NBA, son ancienne maison
Nommé PDG de l’EuroLeague fin janvier, Chus Bueno a accordé un entretien au quotidien espagnol Marca pour détailler sa vision du futur du basket européen. Ancien vice-président de la NBA en Europe, Afrique et Moyen-Orient pendant près de treize ans, il connaît parfaitement l’écosystème international. Dans un contexte où la NBA étudie la création d’un projet européen, Chus Bueno estime qu’une collaboration entre l’EuroLeague et la ligue nord-américaine reste une possibilité réelle.
Une collaboration EuroLeague – NBA jugée possible
Alors que la NBA explore actuellement la possibilité de lancer une compétition ou une structure en Europe, Chus Bueno plaide plutôt pour une approche commune. Selon lui, l’arrivée de capitaux importants dans le basket européen pourrait être une opportunité majeure.
“Si la NBA peut lever 2 milliards ou même 5 milliards de dollars et entrer dans l’écosystème du basket européen, c’est une bonne nouvelle”, explique-t-il à Marca. “Le basket n’a jamais eu autant d’argent disponible. La question est de savoir comment maximiser cette opportunité.”
Le dirigeant estime que la multiplication des projets concurrents pourrait être contre-productive. “La fragmentation brûle de l’argent. Il vaut mieux explorer ce que nous pouvons faire ensemble.”
Interrogé directement sur une alliance entre l’EuroLeague et la NBA, il n’a pas hésité : “Bien sûr que c’est possible. Absolument.”
Selon lui, les discussions pourraient réellement commencer une fois que la NBA aura terminé son analyse du marché européen et de ses possibilités d’investissement. “Nous avons clairement indiqué que nous sommes prêts à discuter. Nous sommes impatients de trouver un terrain d’entente pour collaborer.”
Un moment charnière pour le basket européen
L’arrivée de Chus Bueno à la tête de l’EuroLeague intervient dans un contexte stratégique. L’ancien dirigeant de la NBA est perçu comme un profil capable de rapprocher les différentes instances du basket mondial.
“J’ai été à toutes les tables — y compris avec la FIBA — et c’est un moment unique. Mon rêve est de construire un écosystème qui fonctionne pour tout le monde.”
Dans ce contexte, certaines situations restent encore en suspens, notamment celle de plusieurs clubs historiques de l’EuroLeague qui n’ont pas encore officialisé leur engagement à long terme. Parmi eux figurent notamment le Real Madrid, le Fenerbahçe ou encore l’ASVEL.
“Nous attendons de la clarté dans les deux ou trois prochaines semaines. Je compte sur les trois clubs. Le Real Madrid est la marque la plus importante du basket européen.”
Expansion et retour potentiel du CSKA Moscou
L’EuroLeague regarde également vers de nouveaux marchés. Plusieurs villes et investisseurs du Moyen-Orient étudient actuellement la possibilité d’intégrer la compétition.
“L’EuroLeague suscite un fort intérêt, pas seulement à Abou Dabi. Lorsque nous envisagerons une expansion, nous évaluerons chaque cas individuellement.”
Enfin, la question du retour des clubs russes reste liée à l’évolution de la situation géopolitique.
“J’admire le CSKA. Si le conflit se termine et que les conditions se normalisent, nous serions ravis de les revoir.”
À l’heure où la NBA réfléchit à son implantation en Europe et où l’EuroLeague cherche à consolider son modèle, les prochains mois pourraient être décisifs pour l’organisation du basket continental.
























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