Clap de fin pour le « soldat » Clément Cavallo à Caen

Clément Cavallo quitte Caen.
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À partir de 5€Essai gratuitC’est par un communiqué sobre et reconnaissant sur ses réseaux sociaux que le Caen Basket Calvados a officialisé la nouvelle : Clement Cavallo (2,00 m, 35 ans) quitte le CBC. Arrivé en provenance de Boulazac avec son compère Louis Cassier à l’intersaison 2025, le vétéran se serait déjà engagé avec une nouvelle formation pour le prochain exercice, comme le suggère la publication cébéciste.
Le club normand a tenu à saluer un joueur qui, en une seule saison, aura apporté son « expérience du haut niveau », son « professionnalisme » et un investissement sans faille sous les couleurs caennaises.
Merci Clément ! 🙏🏻
𝗖𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗖𝗮𝘃𝗮𝗹𝗹𝗼 𝗾𝘂𝗶𝘁𝘁𝗲 𝗹𝗲 𝗖𝗕𝗖 et s'engage avec nouvelle équipe pour la prochaine saison.
Arrivé l’été dernier à Caen, Clément aura apporté son expérience du haut niveau, son professionnalisme et son esprit collectif au groupe. (1/2) pic.twitter.com/RzfBKDNRJS
— Caen Basket Calvados (@CaenBC14) May 20, 2026
Un rôle de cadre de l’ombre à Caen
Sur le plan purement comptable, Clément Cavallo est resté fidèle à son profil de facilitateur. En 36 matchs disputés cette saison en ÉLITE 2, il a compilé en moyenne 4 points (à 54,6% de réussite aux tirs), 3 rebonds et 1,7 passe décisive pour 7 d’évaluation en 19 minutes de jeu. Des chiffres qui ne traduisent qu’en partie son importance dans le vestiaire, où il a dû assumer un rôle de leader vocal dans une période de turbulences.
Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’ailier ne cache pas sa frustration au moment de dresser le bilan. Alors que le CBC avait été annoncé comme l’un des favoris pour la montée l’été dernier, l’équipe a dû lutter jusqu’au bout pour sauver sa place dans l’antichambre de l’élite. Pour Cavallo, le maintien final est « un soulagement plus qu’une joie ».
L’image qu’il retient de cet effectif talentueux mais irrégulier est frappante : « On avait de belles pièces du puzzle, mais on n’a jamais réussi à faire un puzzle solide ». Ce manque de cohérence collective a d’ailleurs mené à l’éviction de Stéphane Eberlin en cours de saison, remplacé par Jean-Baptiste Lecrosnier, un changement pour lequel Cavallo estime que les joueurs ont leur « part de responsabilité ».
Un leader qui a dû « prendre sur lui »
Reconnu pour sa haine de la défaite, le natif de Menton avoue avoir dû puiser dans ses ressources mentales pour maintenir la cohésion du groupe malgré les séries de revers. « J’ai beaucoup pris sur moi parce que je déteste perdre », confie-t-il, soulignant l’importance d’avoir gardé le sourire au quotidien pour éviter que l’équipe ne sombre.
Il n’oublie pas de souligner le soutien indéfectible du public du Palais des Sports, resté fidèle malgré une 17e place au classement final.
Quel avenir pour le triple champion ?
S’il quitte le Calvados, Clément Cavallo n’en a pas fini avec les parquets. À bientôt 36 ans, il affirme : « Pour l’instant, je veux continuer à jouer ». Son projet de reconversion est toutefois déjà tracé puisqu’il ambitionne, à terme, de devenir entraîneur.
En attendant, c’est un nouveau chapitre de joueur qui s’ouvre pour celui qui reste l’un des joueurs les plus respectés et expérimentés de la division.























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