« Si le management suffisait à gommer tous les maux, ce serait trop beau » : Le coup de gueule teinté de résilience du président du Caen BC

Annoncé parmi les cadors du championnat, Caen peine à assumer ce statut et pointe à la 18e place d’ELITE 2.
Annoncé comme l’un des favoris pour la montée en Betclic ELITE l’été dernier après avoir enregistré l’arrivée de nombreux talents, le Caen Basket Calvados continue de souffler le chaud et le froid en ELITE 2, où il se classe 18e, avant de recevoir un Poitiers diminué ce jeudi 2 avril.
Discret sur la situation de son club depuis la nomination de Jean-Baptiste Lecrosnier en lieu et place de Stéphane Eberlin autour du nouvel an, le président cébéciste Loïc Adriaenssens a livré son ressenti sur une saison qu’il qualifie lui-même de « pénible », chez nos confrères de Ouest-France.
Un « nouvel élan » qui peine à décoller sportivement
Si le changement d’entraîneur visait un « nouvel élan », les résultats bruts n’ont guère évolué (33 % de victoires sous Lecrosnier contre 29 % précédemment, rappellent nos confrères). Pourtant, le président note une évolution dans le contenu : « Jusqu’en décembre, on ressentait des joueurs parfois perdus tactiquement et ça, je ne le vois plus ».
Il rappelle également que le coach actuel fait avec un effectif qu’il n’a pas bâti, et sur lequel il ne peut pas avoir de prise complète sur l’aspect psychologique. « Si le management suffisait à gommer tous les maux, notamment mentaux, ce serait trop beau », souligne Loïc Adriaenssens.
Des « liquéfactions » frustrantes et incompréhensibles
Le point de rupture pour Loïc Adriaenssens reste l’incapacité chronique de son groupe à tenir un match sur la durée, à l’image du récent revers à Saint-Chamond. « Le terme que j’ai utilisé après le match, c’est abasourdi. On est à +14 à une minute de la fin du 3e quart-temps… et on se liquéfie. Ce n’est pas un problème de basket, seulement un problème mental collectif. »
Face à cette fragilité, le président ne cache pas son exaspération : « Sur le coup, on a envie d’éteindre la télé tellement c’est énervant. Je n’ai pas de mots, mais je ne suis pas non plus abattu. » Pas abattu donc, le président du CBC confirme que le maintien « est devenu l’unique objectif depuis longtemps », alors qu’il visait les hauteurs du classement dans « l’objectif initial ».
« Si je n’avais pas voulu être confronté à cela,
j’aurais vendu des petits pois »
Sans se projeter sur d’éventuels projets structurels, comme l’arrivée d’un DS, il appelle à l’union sacrée avec un public qu’il juge admirable. « Les supporters aiment leur club et croient en la victoire à chaque match. C’est comme cela que tous ensemble on se sauvera. »
Malgré la tempête, Loïc Adriaenssens assume son rôle et la pression inhérente à sa fonction, avec une pointe d’ironie : « Le sport amène ce genre d’énergie. Mon rôle est de rester calme. Si je n’avais pas voulu être confronté à cela, j’aurais vendu des petits pois. » À quelques semaines de la fin du championnat, le Caen BC n’a plus le choix : il faudra transformer ce talent « intermittent » en victoires concrètes, pour s’assurer un avenir en ELITE 2.

























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