Éric Girard donne son avis sur la situation du Portel : « Je trouve dommage de lâcher comme ça »

Éric Girard est arrivé en 2012 au Portel
Quasiment un an après son grand départ du Portel, Éric Girard donne de ses nouvelles. Dans une longue interview à La Voix du Nord, il explique notamment avoir pris soin de lui, s’être soigné et être parti en vacances. Mais tout en continuant à garder un oeil sur le basket, forcément en tant que grand passionné.
« C’est d’une tristesse absolue »
Et surtout sur son club de cœur, l’ESSM Le Portel, qu’il a coaché pendant 14 ans, de 2012 à 2025. Et forcément, cette saison où le club est historiquement mauvais avec aucune victoire au compteur en 22 matchs et plus de -500 points de différence cumulé lui fait mal au cœur. C’est avec un œil forcément triste mais expert qu’il a donné son avis sur la situation actuelle du club à la Voix du Nord :
« Quand on passe 14 saisons dans un club de haut niveau et qu’on défie toutes les règles, tous les pronostics, année après année, et qu’on maintient le club, plus petite ville de l’Élite, pendant 10 ans, et qu’on voit qu’en 4 mois, le club plonge, on se demande d’abord comment c’est possible, et on suit ça avec beaucoup de tristesse pour tous les passionnés de l’ESSM…
Ça montre aussi que pendant nos 9 années dans l’Élite, on n’a pas toujours fait les bons choix ou recruté les meilleurs joueurs, on s’est trompés de temps en temps, mais on a toujours été capables de rebondir, trouvé des joueurs qui nous permettaient de finir le championnat en se maintenant avec un budget très faible, sans faire de folies, en respectant les sommes allouées par les dirigeants. Donc c’est difficile de voir la situation du club aujourd’hui. »
Depuis le départ de Girard, c’est la dégringolade. Leur dernière victoire officielle en championnat remonte d’ailleurs à son règne. Pour autant, la relation entre le club et son ancien manager est au point mort. Même sa proposition d’être un consultant sur certaines décisions sportives, pour donner son avis sur l’avenir d’un club qu’il connaît si bien, n’a pas été acceptée.
« Je trouve dommage de lâcher comme ça »
S’il a encore des contacts avec le staff, ceux avec le Président Yann Rivoal sont rompus. Éric Girard ne peut donc regarder le désastre que d’un œil extérieur, sans possibilité d’y faire quoi que ce soit. Si le coach actuel Arnaud Ricoux n’est « même pas persuadé qu’on serait dominant en Nationale 1 », lui n’est pas loin d’avoir le même avis :
« Sans donner de leçons, même si je peux me le permettre, je trouve dommage de lâcher comme ça. Certes, ça va faire des économies d’argent ; faire jouer les jeunes, c’est bien, mais combien resteront l’année prochaine et auront le niveau de la Pro B ou de la N1 ? Je ne sais pas. C’est dommage de ne pas essayer en étant raisonnable de lutter jusqu’au bout…
C’est vrai que la situation est compliquée, mais jouer dans l’Élite aurait mérité un effort en remplaçant les blessés par des mecs moins chers. On a tous fait des coups. Là, les joueurs qui ont été pris n’ont pas obligatoirement le niveau de l’Élite. »
Le dernier match de l’ESSM s’est encore fait avec seulement quatre joueurs professionnels. Et cela n’a pas pardonné chez le dauphin du championnat, Nanterre, avec une défaite de 41 points au compteur (59-90). Les supporters du club n’attendent plus que le soulagement de la fin de saison. Des supporters qu’Éric Girard tient à féliciter.
« On voit que le public n’a pas lâché, c’est incroyable d’ailleurs, ça doit être le seul en France qui continue de venir et ne siffle pas son équipe et je les félicite. » Quant à son avenir personnel, le natif de Cholet vise plutôt la saison prochaine, dans un rôle « sans les contrats ni les déplacements. » Mais rien ne presse.
Au Portel, l'ESSM a réuni ses supporters hier soir pour faire le point sur la crise sportive et financière que traverse le club. pic.twitter.com/mn1EpfFVu3
— BFM Grand Littoral (@BFMLittoral) March 3, 2026
























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