Corinne Benintendi aura droit à une sortie royale, mais La Tronche-Meylan est-elle déjà en Boulangère Wonderligue ?

La joie des Tronchoises : le BCTM est en finale de LF2… et déjà en Boulangère Wonderligue ?!
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À partir de 5€Essai gratuit« Si j’arrivais à finir ma carrière d’entraîneur sur un titre de champion de France de Ligue 2, ça serait beau, simplement ça », soufflait Corinne Benintendi récemment dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
De la Nationale 3 au sommet de la Ligue 2 ?
La future retraitée s’en rapproche un peu plus puisque Montbrison s’est qualifié pour sa deuxième finale consécutive de LF2, éliminant Voiron au bout du suspense (victoire 65-56 à l’aller, défaite 70-75 au retour).
Un immense exploit pour le BCMF, doté de l’un des trois plus petits budgets du championnat. Et qui permettra d’offrir à l’ancienne meneuse de l’équipe de France la sortie qu’elle mérite, avec le sentiment d’avoir quasiment tout accompli dans la Loire, avec un club qu’elle a repris en 2013, lorsqu’il venait d’être sacré champion de France de… Nationale 3.
C’est d’ailleurs pour ça qu’elle a décidé de se retirer, puisque si elle remporte la finale, elle ne pourra pas faire mieux, Montbrison ne pouvant théoriquement pas monter en Boulangère Wonderligue, faute d’un centre de formation homologué, sans même parler de ses finances étriquées.
« On ne peut pas monter »
« Montbrison et moi-même, on a zéro pression puisqu’on ne peut pas monter », poursuivait-elle au micro du Dauphiné Libéré. « Je m’arrête parce qu’on ne peut pas aller au-dessus. Ça fait dix ans que j’entraîne en Ligue 2 et à un moment donné, si tu ne peux pas aller au-dessus, après avoir été finaliste (en 2025), qu’est-ce que tu veux de plus ? On se bat, je me suis battue longtemps en espérant pouvoir dire à un moment donné : “Est-ce qu’on peut espérer changer les choses ?” Je l’avais vécu à l’époque où j’étais à Challes-les-Eaux. Mais là, ça manque d’aides publiques et d’infrastructures. J’ai mené le club où je pouvais l’amener le plus haut possible. Maintenant, une page se tourne. »
Plus qu’une page, le BCMF va même changer d’ère puisque la présidente Françoise Forestier va également prendre du recul, remplacée par Patrick Cognet, alors qu’Émilie Duvivier est annoncée sur le banc.
Le BCTM, pour assumer son statut
Pour terminer en beauté, Montbrison n’aura pas la tâche facile face à La Tronche-Meylan, la meilleure équipe de la saison. Premier de la phase régulière, le BCTM a écarté, avec beaucoup d’autorité, Reims (+33) et Feytiat (+41) lors des deux premiers tours.
Portée par un axe Célia Cardenal – Aurore Pautou de très haut niveau sur ces playoffs, l’équipe iséroise abordera la finale avec le costume de favori indéniable, ayant déjà battu Montbrison à deux reprises cette saison. La Tronche aura également l’avantage du terrain, avec le match retour programmé au Charlaix le 22 mai.
Alors que le palmarès du BCTM n’est riche que d’un Trophée Coupe de France glané en 2018, le club de la périphérie grenobloise voudra forcément garnir son palmarès d’un deuxième titre. Mais la pression du résultat semble moindre suite à la situation de Montbrison. Le BCMF ne pouvant pas monter, La Tronche-Meylan paraît assuré de son ticket pour La Boulangère Wonderligue, si l’on se fie aux textes de la FFBB.
Selon le règlement de la LF2, si le vainqueur de la finale ne peut pas accéder à la première division, le vainqueur de la phase régulière prendrait sa place. Or, c’est le BCTM qui a bouclé la saison en tête. Mais quitte à monter, autant le faire avec une médaille autour du cou…
























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