Courtside, épisode 24 : BeBasket accélère sur la NBA et le basket US, sans tourner le dos à son ADN

A l’image de ses superstars européennes, comme Victor Wembanyama et Luka Doncic, la NBA actuelle est passionnante, et BeBasket souhaite en parler de manière plus approfondie
BeBasket s’apprête à franchir un nouveau cap. Dans le 24e épisode de Courtside, Gabriel Pantel-Jouve a détaillé la nouvelle orientation du média, qui entend renforcer sa couverture de la NBA, de la WNBA et plus généralement du basket américain, sans réduire pour autant sa place historique accordée au basket français. Une évolution stratégique, présentée comme un retour aux origines de BeBasket, dans un contexte où les frontières entre les différents mondes du basket se resserrent de plus en plus.
Un retour aux sources pour BeBasket
À l’origine, BeBasket n’était pas exclusivement centré sur le basket français. Gabriel Pantel-Jouve a rappelé qu’au lancement du média, alors encore nommé Catch and Shoot, le projet couvrait l’ensemble de l’actualité basket, de la NBA à l’EuroLeague en passant par les équipes nationales.
Très vite, à l’intersaison 2010-2011, le média s’est recentré sur le basket français, en réponse à un vide éditorial. Il n’existait alors pas de média capable de concentrer toute l’actualité du basket hexagonal, et la demande s’est révélée forte. En parallèle, plusieurs pure players occupaient déjà le terrain sur la NBA.
BeBasket avait pourtant déjà tenté une percée sur le basket US avec basketamericain.com, lancé en 2012, au moment où Gabriel Pantel-Jouve partait en Amérique du Nord. Ce site parallèle a vécu deux ans, porté notamment par une petite équipe sur place capable de proposer actualités, analyses et interviews exclusives. L’expérience s’est arrêtée en 2014, au lancement de BeBasket sous sa forme actuelle.
Aujourd’hui, le contexte a changé. Le média a grandi, sa base statistiques s’est élargie, et l’actualité basket est devenue plus mondialisée que jamais.
Pourquoi BeBasket mise davantage sur la NBA maintenant
Pour Gabriel Pantel-Jouve, ce virage a autant à voir avec le timing qu’avec la logique éditoriale. D’un côté, les Français sont de plus en plus présents dans l’écosystème américain, en NBA, en G-League et bientôt encore plus massivement en NCAA. De l’autre, la NBA elle-même se rapproche de l’Europe, jusque dans ses projets d’expansion sur le continent.
Dans Courtside, en répondant aux questions de Maxime Bodilis – qui prend le rôle de rédacteur en chef du pôle NBA -, il explique aussi que la séparation entre les amateurs de NBA et les suiveurs du basket FIBA ou de l’EuroLeague lui paraît de moins en moins pertinente. Le jeu se rapproche, les publics circulent davantage entre les compétitions, et Internet a fait tomber beaucoup de barrières dans les usages.
Surtout, BeBasket dispose désormais d’une plateforme capable d’absorber cette montée en puissance. Depuis 2023, le site a connu une croissance importante et a intégré des fiches joueurs et statistiques multi-ligues, y compris pour la NBA et la G-League. Ce socle technique permet désormais d’aller plus loin.
Une couverture NBA renforcée sur le site, sans sacrifier le basket français
Le message martelé dans ce Courtside n°24 est clair : cette intensification de la couverture NBA ne se fera pas au détriment des contenus historiques de BeBasket. Betclic ELITE, ELITE 2, NM1, basket féminin, jeunes, EuroLeague masculine et féminine, diverses Coupes d’Europe ou encore équipes de France continueront d’occuper une place centrale sur le site.
En revanche, les lecteurs retrouveront en plus un suivi beaucoup plus dense de l’actualité NBA : résultats de la nuit, déclarations, blessures, faits de jeu, petites polémiques et sujets chauds du moment.
Gabriel Pantel-Jouve insiste sur un point : l’idée n’est pas de publier pour publier, mais de couvrir une actualité qui, par nature, ne s’arrête jamais. Avec les fuseaux horaires, les compétitions et la multiplication des prises de parole, le basket produit désormais du contenu intéressant à traiter quasiment en continu.
Ce changement se traduira aussi par une montée en puissance des publications le week-end, notamment sur l’actualité de la nuit en NBA, un point qui doit devenir plus structurant sur BeBasket.
Des outils pour ne pas perdre les lecteurs historiques
Cette évolution pose forcément une question : comment ajouter davantage de contenus NBA sans brouiller l’expérience des lecteurs historiques de BeBasket ? C’est l’un des chantiers évoqués dans le podcast.
Le média travaille à une meilleure articulation des contenus sur son site, aussi bien sur mobile que sur ordinateur, avec l’idée de permettre à chacun de retrouver facilement les sujets qui l’intéressent. Gabriel Pantel-Jouve cite notamment la réflexion autour de “Mon Actu” et, plus largement, sur la manière de faire cohabiter plusieurs univers sans désorienter l’audience.
Le constat est d’ailleurs plutôt rassurant pour BeBasket : l’intensification récente des publications NBA n’a pas provoqué de rejet particulier, tandis que le trafic continue de progresser. Autrement dit, il semble bien exister une demande pour une offre plus globale, qui rassemble le meilleur du basket français et du basket mondial.
Des réseaux sociaux distincts pour structurer cette nouvelle offre
Sur les réseaux sociaux aussi, BeBasket veut éviter de mélanger tous les publics. Le média conserve ses comptes historiques, mais développe en parallèle des comptes dédiés à la NBA.
Sur Facebook, une page BeBasket NBA a été créée pour accueillir la majorité des contenus liés à la Grande Ligue. Même logique sur X, avec un compte spécifique, tandis qu’Instagram dispose également d’un compte BeBasket NBA. TikTok, pour l’instant, restera plus généraliste.
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Cette séparation doit permettre de mieux cibler les audiences et d’éviter de noyer les lecteurs ou abonnés historiques sous des contenus qu’ils ne recherchent pas forcément. En même temps, elle donne à BeBasket de nouveaux leviers pour installer sa marque sur le basket US.
Gabriel Pantel-Jouve a aussi donné quelques indications sur la dynamique actuelle des réseaux du média. Il a notamment souligné la progression continue de la page Facebook historique de BeBasket, passée de moins de 100 000 abonnés en juin 2025 à 111 000 en avril 2026, avec certaines journées proches du million d’impressions.
Courtside pourrait aussi évoluer sur la NBA
L’évolution ne concerne pas seulement le site et les réseaux sociaux. Le podcast Courtside lui-même pourrait prendre une place plus importante dans le traitement de la NBA.
Gabriel Pantel-Jouve et Maxime Bodilis ont évoqué la possibilité d’intensifier les prises de parole audio autour de la ligue américaine, y compris en dehors du seul prisme des Français. L’actualité permanente des playoffs, les trajectoires de franchises, les déceptions ou les dynamiques du moment pourraient ainsi nourrir des formats plus réguliers.
L’idée serait aussi d’ouvrir davantage l’échange avec les auditeurs, pour faire vivre un rendez-vous d’analyse et d’opinion plus interactif.
La WNBA aussi dans le projet
Au-delà de la NBA, BeBasket entend aussi intégrer plus fortement la WNBA dans sa nouvelle offre éditoriale. Dans Courtside n°24, Gabriel Pantel-Jouve rappelle que le basket féminin américain traverse lui aussi une phase d’accélération majeure, avec des transformations profondes dans son écosystème.
L’ambition est donc plus large qu’un simple virage NBA : il s’agit de faire de BeBasket une plateforme complète sur le basket, capable de relier dans une même journée les playoffs d’ELITE 2, les finales de Coupe de France, les playoffs d’EuroLeague, les playoffs NBA ou les débuts de saison WNBA.
BeBasket veut devenir une plateforme basket totale
Au fond, le message de ce Courtside n°24 tient en une idée simple : BeBasket ne change pas de nature, mais élargit son terrain de jeu. En renforçant sa couverture de la NBA, de la WNBA et du basket US, le média veut coller à l’évolution du basket moderne, de plus en plus global, permanent et interconnecté.
Gabriel Pantel-Jouve résume cette ambition en rappelant que le basket ne s’arrête jamais. De l’Asie à l’Amérique du Nord, il se passe toujours quelque chose à analyser, raconter ou partager. Et BeBasket veut désormais être présent sur l’ensemble de cette carte.


















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