Étoile Rouge vs Partizan : une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie

Le Partizan Belgrade exulte après sa 6e victoire de suite en EuroLeague, cette fois chez le voisin de l’Etoile Rouge
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À partir de 5€Essai gratuitLe Partizan Belgrade poursuit sa série de victoires en EuroLeague. Invaincu en mars, le club champion d’Europe 1992 a mis la barre haute pour démarrer le mois d’avril en s’imposant chez son voisin et rival de l’Etoile Rouge (82-89), en pleine lutte pour la qualification en playoffs et réaliser la plus série de succès de son histoire en EuroLeague. La rédaction de BeBasket est allé tester l’ambiance de ce derby pas comme les autres…
Sur le plan sportif d’abord : le Partizan poursuit sa belle série
La saison du Partizan Belgrade a beau être terminée depuis belle lurette en EuroLeague, l’équipe n’abdique pas pour autant. Malgré la valse des joueurs, la démission de l’emblématique entraîneur Zeljko Obradovic, la troupe guidée par le Catalan Joan Peñarroya depuis fin 2025 a signé un mois de mars parfait. Cinq matches, cinq victoires. Une série correspondant au retour à la compétition de Carlik Jones (1,83 m, 28 ans), d’ailleurs nommé MVP du mois.
Ce jeudi 2 avril, l’ambiance froide et pluvieuse de la météo extérieure était évidemment bouillante au sein de la Belgrade Arena. Face au public adversaire dans une salle acquise pour la formation de Sasa Obradovic, les visiteurs ont gagné en deux temps. En maîtrise du rebond, ils ont pris le meilleur départ avant d’être rejoint sur le buzzer de la mi-temps (38-38) après une percée du MOP 2021 Jared Butler (1,90 m, 25 ans).
He clutch 🧊
Jared Butler ends the half in style for @kkcrvenazvezda #MotorolaMagicMoment @Moto pic.twitter.com/OB3tQc9qm7
— EuroLeague (@EuroLeague) April 2, 2026
Et si les locaux ont mieux repris la deuxième mi-temps, la vision du jeu de Nick Calathes, l’adresse à 3-points d’Isaac Bonga ou encore le talent supérieur de Carlik Jones ont permis au KK Partizan de refaire le trou. Ce dernier, sur un call de Mehdi Difallah, a inscrit le 2+1 décisif à 28,1 secondes de la fin, alors que les membres du Crvena Zvezda étaient revenus à une possession (79-82). De quoi aller chercher une 15e victoire en 35 matches qui redore leur bilan en EuroLeague, au sens propre comme au sens figuré.
Carlik Jones in the third quarter 🫡
10 points
0 turnovers@PartizanBC I #RivalrySeries pic.twitter.com/S6qOZ7Xig8— EuroLeague (@EuroLeague) April 2, 2026
Malgré les efforts de l’ancien Burgien Codi Miller-McIntyre (1,91 m, 31 ans) à la mène, l’Étoile Rouge signe comme Monaco une 16e défaite dommageable dans la course aux playoffs. Mais tout reste encore pour un Chima Moneke transparent et les siens lors des trois dernières journées.
Sur le plan extra-sportif ensuite : loin de nous le monde aseptisé de 2026
L’atmosphère : là est aussi le spectacle. Croisés en chemin, des fans espagnols sont venus de Majorque ou encore Barcelone sont venus vivre une expérience unique dans l’Europe du basket. Outre l’ambiance rare dans une enceinte de 20 000 spectateurs, c’est un monde que l’on ne connaît pas ou plus en Europe de l’Ouest. Des invectives constantes, bagarres multiples et plus commun, des objets lancés sur le parquet, des lasers dans les yeux des joueurs aux lancers francs, la fumée suspendue en l’air issue de la combustion du tabac encore consommé en tribunes par bon nombre de spectateurs. Cantonnés dans une partie du deuxième anneau de la salle, les fans du Partizan Belgrade ont sauté, dansé, crié ou encore craqué des fumigènes pour soutenir les leurs de bout en bout.
You never get tired of this 🇷🇸 #RivalrySeries pic.twitter.com/faU8CU6gRl
— EuroLeague (@EuroLeague) April 2, 2026
Le reste du public lui a répondu de manière éparse. Mais au contraire d’autres publics d’EuroLeague, comme celui de l’Olympiakos, il ne s’agit pas d’un groupe d’ultras en minorité (2 à 3 000) qui se contentent d’assurer 90% de l’ambiance. Non, toute la salle reprend en cœur régulièrement des chants et slogans aussi bien pour pousser la dynamique de son équipe fétiche, ou railler l’ennemi intime.

Quant à l’organisation, on prévient, sans cracher dans la soupe : elle est baroque. Bien loin de ce que l’on peut retrouver en Betclic ELITE – longtemps qualifiée de trop amateure -, rien n’est fait pour travailler dans des conditions idoines : des places en tribunes de presse avec une visibilité quasi-nulle sur le terrain, une équipe de jeunes bénévoles dépassée, pas de wi-fi ni de salle de presse, une conférence de presse dans un espèce de couloir lugubre… Bien loin d’un cahier des charges NBA. On comprend mieux pourquoi la ligue la plus professionnelle du monde ne se projette pas sur place. Mais pourtant, c’est aussi ces aspects qui font le charme des lieux et de cette expérience privilégiée, d’un autre temps. Ou d’une autre culture c’est selon. En tout cas, comme le titre l’indique : c’est à vivre au moins une fois dans sa vie.





















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