Fabrice Lefrançois après l’exploit à Paris : « On croit tellement fort en ce qu’on fait que c’est une demi-surprise »

Fabrice Lefrançois savoure la victoire au match 1, mais s’attend à des réajustements parisiens
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À partir de 5€Essai gratuitAprès avoir écarté l’ASVEL au tour précédent, Cholet continue de bousculer la hiérarchie du basket français. Dans une Adidas Arena incrédule, où des stars comme Rudy Gobert ou Omar Sy étaient présentes, les Choletais ont tenu tête au rythme effréné imposé par Paris.
Pour Fabrice Lefrançois, quelques minutes plus tard en conférence de presse, cette victoire n’est pas le fruit du hasard mais d’une adhésion totale des joueurs à sa méthode. « Les joueurs ont confiance dans ce qu’on fait, dans notre process… on croit tellement fort en ce qu’on fait que c’est une demi-surprise », a-t-il affirmé.
Pourtant, le scénario aurait pu basculer. Cholet a laissé Paris capter pas moins de 28 rebonds offensifs, une statistique normalement rédhibitoire à ce niveau. Le coach concède que ce point noir devra être corrigé : « Réussir à gagner avec ça, c’est top. Ça veut dire qu’on a fait d’autres choses de très, très haut niveau. Mais ça, par contre, il va falloir qu’on le règle ». Face au déluge de tirs longue distance de Paris (48 tentatives !), Cholet a répondu par une sélection de tirs plus rigoureuse (13/29 à 3-points). Lefrançois explique n’avoir pas cherché à « combattre le feu par le feu » mais simplement à « trouver le joueur seul ».
T.J. Campbell, le « relais » en mission
Au cœur de cette performance, un homme a une nouvelle fois brillé par son calme et sa précision : T.J. Campbell. Auteur de 19 points et 8 passes décisives, le meneur de 38 ans a géré la dernière possession avec la maestria qu’on lui connaît. Lefrançois ne tarit pas d’éloges sur son vétéran : « TJ est le joueur parfait à coacher… pour moi c’est un vrai relais. On est très vite connectés. Des fois un regard suffit ».
Le coach souligne également la fraîcheur physique et mentale surprenante de Campbell en cette fin de saison : « Là où il me surprend, c’est qu’en arrivant en playoffs, c’était plus difficile les dernières saisons. Là, il arrive, il est en pleine forme et il a plus de jus que les mois précédents ». Au-delà du terrain, il y a une dimension émotionnelle forte, alors que le joueur s’apprête à dire au revoir à Cholet. Pour Lefrançois, Campbell est désormais « rentré en mission pour faire que le jour où il dira au revoir, ça sera le plus tard possible ».
L’éclosion d’un groupe « inexpérimenté »
Cette victoire symbolise la progression fulgurante d’un groupe qui, en décembre dernier, peinait encore face aux grosses écuries d’Euroligue. Lefrançois rappelle que le pari initial était risqué : « On a pris une équipe plus jeune et inexpérimentée… le temps de digérer ça, c’est pas si facile. Digérer mentalement et physiquement aussi ». Le travail acharné, incluant parfois deux entraînements par jour en plein mois de mai, semble porter ses fruits au meilleur moment.
Malgré l’euphorie de ce premier point pris à l’extérieur, le technicien choletais reste fidèle à sa ligne de conduite, refusant de se projeter trop vite vers une éventuelle finale. « Vous me connaissez depuis le début de la saison : on n’est pas dans le calcul. C’est match après match », a-t-il conclu, tout en reconnaissant avoir réalisé une « très très grosse performance ». Rendez-vous dès jeudi pour un Match 2 qui s’annonce déjà électrique.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…


























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