T.J. Campbell, métronome choletais au milieu du chaos : « Pour moi, c’est calme, c’est paisible »

38 ans, et T.J. Campbell continue d’affoler les compteurs en Betclic ELITE
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À partir de 5€Essai gratuitL’Adidas Arena s’attendait à une fête, une démonstration de force du champion en titre. Mais sous les yeux de Rudy Gobert et Omar Sy, c’est un vétéran de 38 ans qui a dicté sa loi. T.J. Campbell (1,77 m, 38 ans), auteur d’une performance majuscule avec 19 points et 8 passes décisives, a glacé Paris en provoquant une faute et en convertissant les deux lancers francs de la victoire à quelques secondes du terme (89-90).
Le calme au milieu de la tempête
Dans un match au rythme effréné, où les deux équipes ont combiné 77 tirs à trois points, Campbell est resté le seul point fixe. Alors que Paris pilonnait derrière l’arc (12/48) et dominait outrageusement le rebond offensif (28 prises pour les Parisiens), le meneur choletais a su garder son sang-froid. Interrogé en conférence de presse sur sa capacité à gérer ces moments de tension, il l’explique par son expérience : « Je fais ça depuis si longtemps, vous savez, c’est juste… c’est calme pour moi. C’est paisible. J’essaie juste de faire une action ».
Cette action décisive, ce drive vers le cercle qui a provoqué la faute fatidique, Campbell l’a vécue avec une simplicité désarmante. « J’essayais juste de créer quelque chose. Les joueurs et le coach me font confiance pour réussir des actions décisives dans le money-time. J’ai juste essayé de prendre un tir, j’ai obtenu la faute et j’ai mis les deux lancers », raconte-t-il après la rencontre.
« On fait quelque chose de spécial »
Pourtant, la survie de Cholet dans ce match tenait du miracle statistique, notamment face aux 28 rebonds offensifs concédés. Campbell en est conscient : « On a eu des difficultés avec les rebonds, mais on a mis des tirs à la fin. C’est une chose que nous allons devoir corriger pour le match 2 ». Mais au-delà de la tactique, c’est l’âme de ce groupe, déjà tombeur de l’ASVEL, qui impressionne.
Pour Campbell, cette épopée prend une résonance particulière. Après avoir partagé une bière symbolique avec les supporters à la Meilleraie il y a quelques jours, pensant ne plus l’y revoir, beaucoup voyaient en cette série contre Paris le dernier chapitre de son aventure choletaise. Le sentiment de fin de cycle est présent, mais il n’est pas encore l’heure des adieux : « C’est quelque chose à quoi on pense, vous savez, votre dernier tour de piste avec l’équipe. On veut donner le meilleur de soi-même pour aider l’équipe à aller aussi haut que possible. […] En ce moment, on fait quelque chose de spécial et on veut que ça continue ».
Touché par l’affection des fans des Mauges, Campbell confie que cet amour des supporters le « touche profondément ». Mais ne lui parlez pas encore de célébration finale. Fidèle à son éthique de travail, et très très sensible au moment d’évoquer de quelque manière son départ de CB, il garde les yeux rivés sur l’objectif : « D’abord, nous devons en gagner un autre, et ensuite on passera au suivant. Mais le prochain match est le plus important ». Paris est prévenu, le vieux lion a encore faim.
Depuis l’Adidas Aréna, Paris…




























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