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Mouhamed Faye reste serein malgré l’exploit de Cholet à l’Adidas Arena : « Ce n’est pas la fin du monde »

Betclic ELITE - Battu d'un petit point par Cholet (89-90) lors du Match 1 des demi-finales, le Paris Basketball a payé son manque d'adresse chronique malgré une domination historique au rebond. Pour Mouhamed Faye, auteur d'une prestation solide sous les cercles, cette défaite n'entame en rien la confiance d'un groupe prêt à rectifier le tir dès le prochain combat.
Mouhamed Faye reste serein malgré l’exploit de Cholet à l’Adidas Arena : « Ce n’est pas la fin du monde »

Mouhamed Faye reste confiant en un rebond de son équipe au match 2

Crédit photo : Julie Dumélié
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L’Adidas Arena s’attendait à une fête, elle a assisté à un scénario des plus haletants. Sous les yeux de Rudy Gobert et AJ Dybantsa, le Paris Basketball s’est fait piéger par une équipe de Cholet survoltée, qui confirme son statut de chasseur de géants après avoir sorti l’ASVEL.

Dans un match au rythme effréné (le 1er contre le 3ème en termes de pace), les Parisiens ont explosé leur record de volume derrière l’arc avec 48 tentatives à 3-points, pour seulement 12 réussies (25%).

Le paradoxe des rebonds : La moisson inutile de Faye

C’est l’une des statistiques les plus marquantes de cette rencontre : Paris a capté 28 rebonds offensifs. À lui seul, Mouhamed Faye (2,09 m, 21 ans) en a arraché 6 (pour 10 rebonds totaux) en seulement 14 minutes de jeu. Une activité débordante qui n’a pourtant pas suffi à compenser la maladresse extérieure de ses leaders, Nadir Hifi et Justin Robinson.

« Pour cette série face à ce genre d’équipe, c’est très important la bataille au rebond. Je pense ça joue un rôle fondamental », analysait le pivot sénégalais à la sortie des vestiaires. Malgré une ligne de statistiques sans point marqué (0/2 aux tirs et un fâcheux 0/4 aux lancers francs), Faye a pesé avec 2 contres et le deuxième meilleur différentiel de son équipe (+9). Lucide sur son apport, il affirme : « [Je veux] faire mon job et puis faciliter les extérieurs… essayer de faire le sale boulot pour les aider ».

Un style assumé malgré l’échec

Interrogé sur l’abus manifeste de tirs longue distance (48 tirs), le jeune pivot de 2,09 m ne remet pas en cause la philosophie de Julius Thomas. « Un peu trop ? Je vais pas dire un peu trop parce que je peux dire c’est notre style de jeu », rétorque-t-il avec conviction. « Si c’est dedans, on aurait pu gagner peut-être de 20 ou 25 points, mais c’était juste pas notre jour ».

Le mal était ailleurs ce soir. Pour Faye, c’est l’investissement défensif, pourtant la marque de fabrique du club contre Strasbourg au tour précédent, qui a fait défaut. « Aujourd’hui en défense, on était un peu passif comparé au match qu’on a joué contre Strasbourg », regrette-t-il, pointant du doigt la liberté laissée aux meneurs choletais comme TJ Campbell (19 points). « On a laissé beaucoup les extérieurs, ils allaient tout le temps à l’intérieur, ils provoquaient tout le temps… c’est l’une des choses qu’on doit régler ».

Confiance totale pour la suite

Malgré la frustration de perdre d’une unité sur un dernier tir manqué de Nadir Hifi, l’ambiance n’est pas au catastrophisme dans les rangs parisiens. Le format de la série (au meilleur des cinq matchs) laisse le temps de réagir. « Je suis confiant parce que après c’est pas la fin du monde », assure Faye en rappelant que d’autres équipes ont déjà renversé la vapeur après avoir perdu le Match 1. Et Cholet lui-même en avait été victime il y a deux ans…

Dès le prochain match, Paris devra retrouver son agressivité et sa réussite pour ne pas laisser Cholet, porté par un collectif « remonté à bloc », s’envoler vers une finale historique. Pour « Momo » Faye, l’objectif est clair : corriger ses erreurs aux lancers (0/4 ce soir) et continuer à dominer la peinture pour remettre le champion en titre sur les bons rails.

Depuis l’Adidas Aréna, Paris…

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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Mouhamed Faye reste serein malgré l’exploit de Cholet à l’Adidas Arena : « Ce n’est pas la fin du monde »