ITW Sylvain Francisco, l’ascension sans fin d’un leader : « Je ne suis pas encore à mon prime »

Sylvain Francisco évoque sa saison écoulée à Kaunas, et celle à venir
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À partir de 5€Essai gratuitDans le vacarme qui règne dans les couloirs du Quai 54, Sylvain Francisco (1,85 m, 28 ans) s’impose par son calme. Et finit même par imposer son calme. « Les gars les gars les gars ! », lance-t-il, très très vite, à ses amis basketteurs proches de notre échange. Il les fait revenir à plus de tranquillité, en un regard.
Ce regard, c’est celui d’un joueur en pleine ascension, auteur de sa « meilleure saison », de son propre aveu. Élu dans le meilleur cinq de l’EuroLeague après avoir compilé 16,5 points et 6,5 passes de moyenne, le natif de Créteil a changé de dimension cette année en Lituanie.
Saison record, mais pas encore son « prime »
Malgré ce nouveau statut de superstar européenne, Sylvain Francisco garde la tête froide sur sa progression. « Je ne sais pas si je suis à mon ‘prime’. Par contre, je sais que je viens de faire la meilleure saison de ma carrière », nuance-t-il entre deux checks à des connaissances du milieu.
« Je progresse d’année en année, et on a prouvé, au Zalgiris, que la continuité donnée au collectif pouvait nous emmener très loin. Finir cinquième d’EuroLeague, c’est incroyable. On a perdu contre le Fenerbahçe en playoffs certes, et j’ai eu droit à un « Welcome to the playoffs » là-bas, mais c’était vraiment une belle saison, très intéressante. Mais je ne dirais pas que je suis à mon prime, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre ».
Si le Francilien n’est pas du genre à s’étendre plus que de raison, son ascension ne s’est pas faite sans un bruit de fond permanent. Dès l’été dernier, les rumeurs l’envoyant à l’Olympiakos, puis au FC Barcelone en début d’année, ont agrémenté son quotidien. Un phénomène qu’il juge avec une certaine amertume. « Je ne peux rien y faire malheureusement… Parfois, je me demande comment ils les sortent. Avant, c’était tout le temps faux. Maintenant, c’est souvent vrai à 70%. C’est frustrant et dangereux. Même pour les fans : la surprise est moins belle pour eux, quand ils apprennent ma venue dans des rumeurs, plutôt qu’avec une belle annonce du club, dans un timing respectueux de tous ».
L’ASVEL pour « emmener une équipe française » au sommet
Alors qu’une partie de l’Europe se l’arrachait – « cinq clubs », pour être précis -, c’est le projet de l’ASVEL qui a raflé la mise, avec un contrat historique sur trois saisons. Pour Sylvain, le choix du cœur et de l’ambition nationale ont primé. « Pourquoi l’ASVEL ? Cinq équipes avaient posé le même prix, et voulaient attendre le 20 juillet, date à laquelle ma clause de sortie vers la NBA prend fin », explique-t-il posément. « Mais pour moi, le projet en France était plus intéressant que les autres. Emmener une équipe française, viser le Final Four d’EuroLeague, pourquoi pas gagner l’EuroLeague même. Ce serait rêvé ! Je me suis vraiment vu, projeté. Et puis ça me fait du bien de me rapprocher de ma famille ».
L’arrivée de Tony Parker sur le banc villeurbannais n’est évidemment pas étrangère à son choix. « Sa vision était incroyable, et j’y ai adhéré. Surtout être son choix, lui l’ancien meneur. Et puis il y a le staff qui l’entoure ! Certes, il y a Tony Parker ; mais il faut voir les autres entraîneurs de très grande qualité qui composent son banc. Vincent Collet, Dounia Issa… C’est ça qui va nous apporter de l’expérience ».
Conscient de la pression entourant cette nouvelle « Dream Team » à la française, il appelle à la patience. « On sait que ce n’est jamais simple de faire une première année au haut niveau. Tony sera attendu au tournant directement, mais la première année sera une année d’adaptation. Et en tant que joueur, c’est pareil : c’est un autre club, donc on aura besoin d’un temps d’adaptation, c’est évident. Chaque joueur trouvera les clés qui sont à sa portée, et c’est comme ça que des équipes comme le Panathinaïkos ou l’Olympiakos vont loin ».
« Si j’ai une clause vers la NBA, c’est pour une raison »
Cependant, un sujet continue de faire trembler les supporters rhodaniens : cette fameuse clause NBA. Si le joueur se projette à Lyon, l’objectif américain reste ancré dans un coin de sa tête. « À la base, tous les clubs devaient ou voulaient attendre le 20 juillet pour me signer, de par cette modalité dans mon contrat », rappelle-t-il avec franchise.
« Si j’ai une clause, c’est pour une raison. J’ai toujours cet objectif de jouer en NBA. Mais elle arrive à échéance au 20 juillet, donc ça sera très clair très rapidement ». D’ici là, Sylvain Francisco savoure son retour sur le bitume parisien au Quai 54, avant d’endosser, peut-être pour de bon, le costume de « franchise player » de l’ASVEL. À moins qu’un coup de fil venu d’outre-Atlantique ne vienne, une dernière fois, changer la donne…
Depuis le Quai 54, Clichy Hall…





























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