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Fos ne pourra pas conserver Demahis-Ballou, Scott devrait partir

Lanterne rouge revigorée par sa victoire à Roanne vendredi, Fos-Provence retrouvera les parquets avec un visage remanié en mars. Le pigiste Rudy Demahis-Ballou ne sera plus là, Trevon Scott certainement pas non plus. Un nouveau poste 4 est attendu.
Fos ne pourra pas conserver Demahis-Ballou, Scott devrait partir
Crédit photo : Sébastien Grasset

Sevré de basket pendant sept mois, Rudy Demahis-Ballou s’est parfaitement relancé en quatre semaines avec Fos-sur-Mer. Logiquement beaucoup plus agressif que sous le maillot monégasque (7 points à 32%, 1,8 rebond et 2,2 passes décisives en 23 minutes), le Normand a apporté de la maturité à une équipe qui en manquait cruellement. Et sa dernière image restera largement positive : excellent à Roanne (10 points à 3/9, 6 rebonds, 2 passes décisives et 2 interceptions), il est celui qui a ramené les BYers à -2 à deux minutes de la fin grâce à un shoot lointain. Alors le club méridional a évidemment essayé de le conserver mais cela ne sera pas possible. Son renouveau a attiré l’attention d’autres écuries et le vice-champion du monde U19 finira la saison dans une autre équipe.

Scott, fin imminente d’une première expérience européenne ratée

Tre Scott tourne à 6,8 d’évaluation en 20 minutes de moyenne (photo : Sébastien Grasset)

Ce qui ne veut pas dire que Fos-Provence reviendra en mars avec un roster identique, simplement avec Milan Barbitch à la place de Demahis-Ballou. Relancée dans la course au maintien par sa victoire à Vacheresse (93-89, a.p.), sa première en 11 matchs à l’extérieur, mais toujours mal en point (seule lanterne rouge avec 15 défaites en 21 rencontres), l’équipe de Rémy Valin va subir un lifting pendant les vacances, à l’image de la trêve hivernale où Gabe DeVoe avait fait ses valises pour la Pologne. Cette fois, selon nos informations, Trevon Scott sera concerné : l’ancien intérieur des Cleveland Cavaliers n’a plus dépassé les 10 points depuis deux mois (3,6 points à 26% et 3,6 rebonds) et a vu son crédit s’effondrer au cours des dernières sorties (24, 18, 15, 10 et 6 minutes). Sa très faible utilisation vendredi à Roanne suggère que l’entraîneur ne compte plus sur lui.

Dans une équipe qui a parfois tenu debout grâce au seul impact des joueurs français, Dylan Affo Mama et Allan Dokossi en premier lieu, Scott sera-t-il le seul à faire les frais des mauvais résultats ? Stephen Brown a longtemps été transparent mais il monte en puissance et a pratiquement fait gagner Fos à lui tout seul dans la Loire (29 points, dont 8 en prolongation). Cela ne prémunit pas toujours de mauvaises surprises, comme l’a prouvé l’exemple Keith Wright à La Rochelle, mais cela montre qu’il a le niveau pour la Betclic ÉLITE. Difficile, aussi, de toucher à Shevon Thompson : le pivot jamaïcain est le meilleur joueur fosséen (20 points et 11 rebonds contre Blois, 24 points et 13 rebonds à Pau) mais reste sous-utilisé au vu de son apport (22 minutes de moyenne), à cause de ses fautes en premier lieu. À Roanne, c’est lui qui a mis les BYers sur les bons rails (10 points et 5 rebonds dans le seul premier quart-temps), avant de pénaliser son équipe en sortant éliminé pour cinq fautes en moins de 10 minutes ! Enfin, le cas Garlon Green est intéressant. Très irrégulier, il n’est pourtant pas un mauvais joueur, bien au contraire, lui qui symbolise bien le rouleau compresseur athlétique que représente Fos dans les bons soirs. Sauf que s’il est le meilleur shooteur à trois points (37,8%) de la seule équipe sous les 30% dans l’exercice, le Texan traverse une crise de confiance avec 0/13 dans l’exercice au cours des derniers matchs.

2022, l’exemple à suivre

La situation actuelle de Fos-Provence rappelle presque exactement en tous points celle de l’année dernière : le 11 février 2022, portés par un immense Allan Dokossi (33 d’évaluations), les BYers avaient brisé une série noire juste avant la fenêtre internationale en battant l’Élan Béarnais (72-70) mais ils avaient passé la trêve seuls à la dernière place, avec six succès, déjà, au compteur. Les trois semaines de pause avaient été bien mises à profit pour remodeler l’effectif avec les arrivées de Deishuan Booker et Egidijus Mockevicius, puis de D.J. Stephens un poil plus tard. Trois signatures salvatrices pour le club des Bouches-du-Rhône. Encore une fois, le salut fosséen passera par le recrutement. Un nouveau poste 4, a minima, est attendu pour changer le visage de l’équipe de Rémy Valin. Et puis, il y aura théoriquement en mars les vrais débuts du talentueux R.J. Nembhard qui, en six semaines, n’aura essaimé que les promesses d’un seul match (17 points, 6 rebonds et 8 passes décisives). Il ne faudra pas se tromper sur les choix, Fos reste en sursis avec la situation la moins enviable du championnat mais le club est déjà revenu de pire. Alors pourquoi pas ?

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