Après « une très grosse décompression mentale », la JL Bourg prête à en découdre en play-in ?

Premier play-in de l’histoire de la JL Bourg ce mercredi à Ékinox face à la SIG Strasbourg.
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À partir de 5€Essai gratuitPour la première fois de son histoire, la JL Bourg va disputer un play-in de Betclic ELITE, ce format emprunté à la NBA qui permet aux équipes classées de la 7e à la 10e place de se battre pour deux billets supplémentaires en playoffs. Ce mercredi soir à Ékinox, la Jeu reçoit Strasbourg dans un match couperet : victoire synonyme de qualification directe pour affronter Monaco, défaite et il faudra remettre le couvert à domicile contre le vainqueur du duel Chalon–Nancy.
Fauthoux : retrouver la dynamique
Les semaines qui viennent de s’écouler avait un parfum d’après-fête. Après l’euphorie du titre européen décroché en EuroCup, la JL Bourg a traversé une période délicate, enchaînant trois défaites consécutives en Betclic ELITE, un passage à vide qui lui a coûté une qualification directe en playoffs. Frédéric Fauthoux ne cache pas qu’il a fallu du temps pour digérer la montagne émotionnelle : « une très grosse décompression mentale », a-t-il reconnu.
Le coach bressan pointe également le calendrier comme facteur aggravant : « Je le redis mais le match contre Saint-Quentin n’aurait jamais dû se jouer à ces dates. Ça nous a cassé les jambes et le moral car on n’a pas été entendu. » Mais le technicien refuse de s’appesantir sur les regrets. C’est déjà derrière eux.
Un collectif retrouvé
La victoire contre Gravelines (95-78) samedi dernier a rebattu les cartes psychologiques. Un succès construit sur la profondeur du groupe : 23 passes décisives au total, cinq joueurs à dix points ou plus, et ce sans Adam Mokoka et Kevin Kokila, tous deux suspendus pour cette rencontre. Des absents de marque qui ont paradoxalement libéré de l’espace pour les autres. Tajuan Agee et Yvann Mbaya ont saisi leur chance à 11 points chacun, tandis que William McDowell-White a compilé 17 unités.
Fauthoux y voit un signe fort : « C’était un vrai plaisir de retrouver de l’enthousiasme, de la joie et des efforts de course. On a vu des choses très intéressantes contre Gravelines, avec des gars qui ont remonté leur niveau de jeu.»
Une équipe habituée à jouer dos au mur
La situation inconfortable du play-in ? Fauthoux l’assume sans faux-semblants : «Ce ne sont pas des matchs faciles à gérer mais on s’est mis tout seuls dans cette situation-là.» Il n’empêche que l’entraîneur bressan sait que son groupe sait répondre présent quand l’élimination menace. La campagne d’EuroCup l’a amplement démontré, notamment lors du déplacement à Türk Telekom.
Pas question, en revanche, de parler de revanche ou de rattrapage face à Strasbourg, qui a battu deux fois la JL dans des scénarios rocambolesques au cœur de l’hiver. « C’est derrière nous », tranche Fauthoux. L’objectif est simple : rentrer dans le tableau des playoffs, peu importe l’adversaire. Mais le coach sait très bien que la SIG n’est pas n’importe qui : « On va devoir encore hisser notre niveau de jeu car Strasbourg est une bonne équipe qui a fait une très bonne saison. »
Battue 2 fois par @sigstrasbourg la @JLBourgBasket s’attend à un match de play-in difficile ce mercredi à Ekinox comme l’explique le coach F. Fauthoux pic.twitter.com/KPstLGELkB
— Ghislain Gros (@GhislainGros) May 19, 2026
La SIG, bête noire des Bressans
C’est le chiffre qui résume tout : en saison régulière, Bourg n’est jamais parvenu à battre Strasbourg. Deux confrontations, deux défaites et deux au terme d’un suspense fou au Rhénus, et une autre à Ékinox où la Jeu menait encore largement avant de se faire renverser dans un final de folie. Fauthoux ne l’occulte pas.
« Ils nous ont battus deux fois, et si on est 7e c’est aussi peut-être à cause des défaites contre eux. Pour l’instant c’est une équipe qui ne nous réussit pas très bien, donc on s’attend à un match difficile. »
Mais là où le coach botte en touche sur le mot revanche, son capitaine, lui, n’a pas la même retenue. Kevin Kokila, de retour de suspension, a affiché ses intentions dans les colonnes du Progrès : « Ils nous ont battus deux fois, deux rencontres que l’on aurait dû gagner. On a un sentiment de revanche. On a le sentiment qu’on peut les battre, surtout à la maison. »
Pleinement conscient du coup de mou traversé après le titre européen, le capitaine bressan se dit désormais prêt. Fort de l’expérience accumulée sur la scène continentale, lui et ses coéquipiers ont un seul objectif en tête : atteindre la finale pour réaliser le doublé. Et tout commence mercredi soir à Ékinox.
























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