Frédéric Fauthoux ramène Bourg en finale de l’EuroCup : « J’ai joué pendant 18 ans et je n’avais fait qu’une seule demi-finale

Quatrième saison avec la JL Bourg pour Frédéric Fauthoux, et deuxième finale européenne !
Freddy, quel est votre sentiment après cette qualification pour la finale de l’EuroCup ?
Je suis tellement fier de cette équipe en premier lieu. Après le premier match, le défi à relever était très important. Mais je pense qu’on a fait une très grande performance pour remporter les deux rencontres suivantes. Je suis très heureux que le club retourne en finale. Ça prouve le bon travail réalisé depuis trois saisons mais le travail n’est pas terminé. Maintenant, il y a une finale à préparer…
Sur quoi s’est joué ce Match 3 ?
Il y a beaucoup de choses… J’ai toujours trouvé qu’on avait bien démarré les quatre quart-temps. On a toujours été dans le match et c’est ce qu’on voulait faire. Notre équipe a beaucoup de caractère, on se doutait qu’on pouvait la différence dans les 5-6 dernières minutes parce qu’on croit en nous. Après, on a très bien défendu, de façon collective. Chacun a donné ce qu’il fallait défensivement et c’est hyper appréciable car si on veut gagner quelque chose, cela passera par là. De plus, on a réussi à bien se partager le ballon. Je pense qu’on a fait un grand match de basket, contre une très belle équipe d’Ankara. Quand on arrive à ce niveau, le contrôle des émotions est très important et on l’a bien fait.
« Comme en 2024,
cette équipe a beaucoup de caractère et d’ambition ! »
La semaine dernière, vous avez été giflé lors de la manche aller. Comment avez-vous su vous remettre de cette entame ?
Déjà, on essaye d’anticiper les choses. Peu importe les scénarios, on s’était dit depuis le début qu’il fallait gagner deux matchs pour aller en finale. Donc que l’on perde le premier de 28 points ou de 1, c’était perdu, il fallait juste vite passer à autre chose. Comme je l’ai dit, les joueurs ont pris le mur de ces gros matchs à enjeu. Ce n’est pas évident de disputer des rencontres comme ça quand on n’en a jamais connu. Ce match nous a appris beaucoup et on a rectifié deux – trois choses pour jouer contre eux. On a réussi à s’adapter sur leurs points forts et on a tout simplement retrouvé notre basket. Ces gars-là croient en eux et nous, on croit en eux !
Quelles sont les différences entre cette équipe et celle de 2024 ?
C’est très dur à comparer d’une année à une autre. Mis à part Kevin (Kokila), on change tout en permanence. Mais on essaye de garder une identité de jeu qui nous est propre. On essaye d’avoir les mêmes caractéristiques. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de différences. Pour arriver à ce niveau de compétition, il faut du caractère et de l’ambition. Les deux équipes en avaient beaucoup. Au-delà de la comparaison, c’est surtout le travail qui est fait par le club : quand on arrive à se stabiliser à ce niveau-là, c’est qu’il y a un travail collectif de la part de tout le monde, pas que sur le terrain.

Que vous inspire l’opposition proposée par le Besiktas Istanbul ?
On revient en finale, de nouveau avec le costume d’outsider. Le Besiktas était le gros favori avant même le début de la compétition. Mais le club a maintenant acquis l’expérience de ce niveau-là. On connait le Besiktas, on les a joué deux fois et on a perdu deux fois. Mais on s’est beaucoup rattrapé sur le deuxième match (99-103) par rapport au premier (60-90). Je pense même qu’on aurait dû l’emporter sans des erreurs de notre part. Ça avait été un gros, gros match donc ça devrait être une belle finale.
« Ça nous échappe toujours au dernier moment
mais on se redonne une chance »
La plus grande fierté personnelle n’est-elle pas d’amener de retrouver la finale de l’EuroCup avec une équipe complètement différente par rapport à celle de 2024 ?
Bien sûr. Je ne peux pas dire que ça ne me fait rien. Je peux vous le dire : j’ai joué pendant 18 ans et je ne suis arrivé qu’une seule fois en demi-finale de Coupe d’Europe (Coupe Korac 1995, battu par Milan, pour trois éliminations en quart de finale de l’EuroLeague et 14 trophées remportés en France, ndlr). Certes, on jouait l’EuroLeague mais je sais la difficulté représentée par des qualifications en quart ou demi-finale. Donc en finale, je n’en parle même pas… Donc oui, c’est de la fierté, mais il y a un gros travail du staff, qui a changé l’été dernier. Je ne suis pas tout seul, pas que le seul responsable, même si je suis forcément le chef à bord et qu’il faut forcément manager ça : c’est vraiment un gros travail collectif. Je suis très heureux et je serai encore plus heureux le jour où on gagnera quelque chose avec la JL Bourg.
Ce sera votre troisième finale avec la Jeu (Leaders Cup 2023 et EuroCup 2024). Le club tourne autour d’un trophée majeur depuis de nombreuses années. Maintenant, il faut concrétiser cela…
Quand on fait du haut niveau, c’est le Graal… On est là pour créer du spectacle, donner des émotions mais en tant que compétiteur, on a forcément envie de gagner. Pour l’instant, ça nous échappe toujours au dernier moment. On se redonne la chance de gagner quelque chose…
Propos recueillis à Bourg-en-Bresse,






















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