Incroyable : la JL Bourg retourne en finale de l’EuroCup !

Le sourire éclatant de Both Gach : la JL est de nouveau qualifiée pour la finale de l’EuroCup !
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À partir de 5€Essai gratuitCette fois, oui, c’était bien « la kiffance ». Sitôt le buzzer final retenti (94-78), les notes du célèbre tube de Naps ont de nouveau résonné dans un Ékinox en ébullition, fêtant la deuxième qualification de la JL Bourg en trois saisons pour une finale d’EuroCup, loin du spleen ambiant de la semaine précédente lorsque la Jeu naviguait trente longueurs derrière le Türk Telekom Ankara.
« On s’installe comme une place forte du basket européen ! »
Un invraisemblable exploit pour un club d’une ville de seulement 42 000 habitants, qui se débattait encore dans les joutes anonymes de la Pro B il y a tout juste neuf ans, et qui s’habitue désormais à respirer à l’altitude asphyxiante de finales européennes. « Ma carrière de joueur a duré 18 ans avec Pau-Orthez et je n’ai disputé qu’une seule demi-finale de Coupe d’Europe (Korac 1995, ndlr) », rappelle Frédéric Fauthoux. Donc voir la Jeu rejoindre, en l’espace de 24 mois seulement, la caste réduite des équipes françaises multi-finalistes d’une compétition continentale (Limoges, Chalon, Nanterre, Cholet, Monaco), il y a de quoi se pincer…
« On est clairement en train de s’installer comme une place forte du basket européen », clame le capitaine Kevin Kokila, seul survivant joueurs et staffs confondus de l’épopée de 2024 avec Frédéric Fauthoux, une instabilité des hommes qui rend cette régularité encore plus remarquable. « Le club a très bien bossé ces dernières années. Revenir en finale, c’est le travail de toute une équipe, des gens dans les bureaux qui font un travail impressionnant, de tout un staff qui recrute les bons profils pour créer un groupe compétitif, d’un coach qui arrive à bien diriger ça. C’est très fort ce que la JL Bourg est en train de faire ! »

Et très fort, aussi, ce que cette équipe a réalisé sur le parquet au cours de la semaine écoulée. Car oui, Frédéric Fauthoux avait beau répéter mardi qu’une défaite de 1 ou de 28 points ne changeait rien, il fallait déployer des trésors d’imagination pour trouver le scénario qui allait permettre à la Jeu de terrasser une équipe d’Ankara absolument injouable et sur-dominante physiquement lors de la manche aller à Ékinox (71-99).
« La claque de l’aller nous a réveillés ! »
Il existait pourtant bel et bien un chemin. Celui de la révolte en Turquie (73-76), née de l’appel à la fierté d’un roster qui fonctionne beaucoup à l’égo, du retour aux fondamentaux d’un passing game assez développé, d’un défi physique constamment imposé à l’adversaire et d’une intensité XXL. Puis celui d’une belle complètement maîtrisée grâce aux mêmes ingrédients, face à un Türk Telekom qui n’a jamais réellement vu le jour, à l’image de son leader offensif Kyle Allman (7 points à 2/7), en tête pendant seulement 1 minute et 59 secondes sur l’intégralité de la soirée, au cœur du deuxième quart-temps.

« Avant le premier match, on pensait que ça allait être facile », a admis Both Gach, grand bonhomme de la soirée (21 points à 8/13, 6 rebonds et 3 passes décisives). « On les avait battus à deux reprises lors de la phase régulière. Cette claque à l’aller nous a réveillés. On a compris que rien ne nous se serait donné, que les playoffs sont quelque chose de différent, qu’il fallait jouer dur. On ne pouvait pas faire toute la série comme lors du premier match et on a très bien répondu. »
La prestation du soir avait effectivement tout du récital collectif. Très rapidement confortablement installée en tête (24-12, 10e minute), la Jeu a su résister aux éléments, à ce retour turc lors du deuxième quart-temps (avec un 0-13 pour se retrouver à 34-37), à l’arbitrage parfois douteux (0 lancer à 13 à la 18e minute !), conséquemment à ses problèmes de faute (cinq joueurs à 4 fautes, mais aucun éliminé !), masqués par les appels réguliers à l’Espoir Khadim Kane pour des possessions défensives ou par l’apport inattendu d’un Tajuan Agee enfin performant (14 d’évaluation en 16 minutes).
Les retrouvailles avec le Besiktas…
Et puis, ce quatrième quart-temps a replongé Ékinox dans ses souvenirs enfiévrés de 2024, lorsque le Besiktas Istanbul avait explosé dans le money-time (de 65-60 à 87-60). Le momentum semblait pourtant assez mauvais, la JL ayant raté plusieurs balles de +15 et ne basculant qu’à +9 au terme du troisième acte à cause d’une drôle de faute offensive sifflée à William McDowell-White.
Il y avait alors tout pour se laisser gagner par la pression mais c’est Ankara qui a lâché prise (de 75-65 à 89-67), comme Besiktas deux ans plus tôt. « On a perdu la bataille mentale », regrette l’entraîneur turc, Erdem Can, loin de la conviction de Burgiens persuadés qu’ils tenaient le bon bout. « On savait qu’ils pouvaient craquer si on créait un écart et c’est ce qui s’est passé », martèle Kevin Kokila.

Reste désormais à changer le scénario final par rapport à 2024, lorsque le Paris Basketball avait sweepé la JL Bourg en deux manches sèches en finale. Encore une fois, l’équipe bressane ne partira pas avec les faveurs des pronostics, de nouveau sans l’avantage du terrain et face à une armada du Besiktas obnubilé par le sacre européen depuis plusieurs années. Mais pour l’instant, ça, c’est une autre histoire. D’abord, c’est la kiffance.
À Bourg-en-Bresse,
























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