ITW Frédéric Fauthoux : « On a pris le mur de la demi-finale en pleine figure ! »

Frédéric Fauthoux fataliste lors de la demi-finale aller entre la JL Bourg et Ankara
Frédéric, quelle est votre analyse de cette soirée difficile ?
On n’a pas démarré le match comme on aurait dû. On n’avait ni les bonnes intentions, ni la bonne intensité. On a commis trop d’erreurs. Et on a terminé le premier quart-temps à -19… Tout est parti de travers dès le premier quart-temps, c’était trop dur de revenir. J’espère qu’on va apprendre comment on doit entamer une demi-finale de la bonne façon. On perd 1-0 mais il nous faut encore deux victoires si on veut jouer la finale.
« Il y a tellement de choses à dire sur cette défaite »
Qu’a-t-il manqué dans cette première mi-temps ?
On n’a pas reconnu notre équipe. À part pour Kevin (Kokila), c’était une première pour tous à ce niveau-là. Il y avait sûrement un peu d’appréhension. Tant qu’on ne vit pas les évènements, c’est dur de prévenir et d’avertir : tant qu’on ne se brûle pas, on ne sait pas que c’est chaud… C’est ce qui est arrivé à certains joueurs. On a pris le mur de la demi-finale en pleine figure. Face à des équipes avec des joueurs d’expérience, c’est difficile de revenir. On a bataillé toute l’année pour l’avantage du terrain. Il va falloir faire un exploit pour revenir la semaine prochaine.
On a senti un vrai manque d’intensité avant la pause…
D’intensité, oui, et un peu de tout. On n’a pas abordé le match de la meilleure des façons. Ensuite, quand une équipe comme Ankara est en confiance… Ils ont une réussite incroyable en première mi-temps mais on les a laissés peut-être un peu trop seuls aussi. À eux de conclure s’ils le veulent vendredi, ce sera un autre état d’esprit de leur part. On a déjà gagné à Ankara. Il y avait un manque d’intensité, un manque de dureté, un manque de connaissance, etc. On n’a pas montré le jeu d’attaque que l’on montre d’habitude : on a reculé, on n’a pas assez avancé sur eux. Il y a tellement de choses à dire sur cette défaite que ce serait trop long.
« -1 ou -28, c’est une défaite »
Y a-t-il des choses qui vous ont plus plu en deuxième mi-temps ? Bien sûr, Ankara avait baissé son niveau d’intensité à +30 mais vous avez pu les embêter sur quelques séquences.
On a montré qu’on ne voulait pas abandonner, et encore heureux. Quand on arrive à ce niveau-là, on ne peut pas lâcher des matchs. C’est évident qu’il y a quand même de la déception de proposer un match comme ça, à ce niveau-là, dans notre salle.
Que faudra-t-il changer vendredi en prévision du match retour ?
Il faudra élever notre niveau de jeu, individuellement et collectivement. On n’a plus le choix maintenant. Il faut deux victoires. L’équipe a déjà montré beaucoup de caractère depuis le début de saison. En EuroCup, on a déjà fait un très bon parcours. On n’est pas abattus. Que l’on perde de 1 point ou de 28 points, le match est perdu. À nous de réagir.
« On a les moyens de faire quelque chose à Ankara »
Vous avez déjà gagné à Ankara cette saison en décembre (76-80). À quel point pouvez-vous appuyer sur cette victoire, ou non, pour préparer le match retour ?
Pas trop… Les matchs de poule et de playoffs n’ont rien à voir. C’est une excitation différente, une préparation différente. Ça peut juste servir à se prouver qu’on est capables de le faire, parce qu’on l’a déjà fait. C’est tout.
Quel message avez-vous délivré à vos joueurs dans le vestiaire ?
Celui que je vous ai donné là. Que l’on perde de 30 ou de 1, on a perdu. Et qu’il reste encore deux matchs à gagner. Qu’ils avaient bataillé toute l’année pour mériter d’avoir une belle éventuelle à domicile, qu’il faut se donner les moyens de revenir. Et je pense qu’on a les moyens de faire quelque chose là-bas.
À Bourg-en-Bresse,























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