ITW Benjamin Sene : « Si j’ai une envie, c’est de jouer à nouveau une coupe d’Europe »
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À partir de 5€Essai gratuitCela fait maintenant sept ans que le nom de Benjamin Sène (1,84 m, 25 ans) résonne sur les parquets de l’élite du basket français, mais pourtant peu de chose le prédestinait à cette carrière. Né à Langon, en Gironde, dans une famille attirée par le football, Benjamin commence le basket à l’âge de 6 ans à Langon sud Gironde. Pour autant, Benjamin n’a pas toujours eu la passion escomptée pour le basket : « J’ai commencé le basket à 6 ans à Langon, mais je n’aimais pas du tout. A chaque fois que ma grand-mère m’amenait aux entraînements je pleurais (rires). » Au fur et à mesure des années, le Girondin a commencé à aimer ce sport et s’est vu dans l’obligation de choisir entre le basket et le football lorsque les deux n’étaient plus compatibles : « Quand le basket à commencé à être un peu plus sérieux, il m’a fallu faire un choix et je vous laisse deviner ce que j’ai choisi. » Il restera au club de Langon jusqu’à sa première année minime, avant de se diriger vers le pôle espoir d’Aquitaine, où il jouait concomitamment avec l’équipe de Mont-de-Marsan en minime France. Après deux années au pôle et l’échec des tests d’entrée au Centre Fédéral, Benjamin se dirige vers un centre de formation afin de continuer son cursus de jeune basketteur. Plusieurs clubs viennent alors taper à sa porte pour tenter de recruter le meneur, mais c’est Nancy qui va nettement se détacher : « J’ai choisi Nancy parce que dès que je suis venu y faire des tests je me suis senti très bien. Les dirigeants et les joueurs m’ont super bien accueilli. Abdel Sylla qui était déjà là m’a pris sous son aile. »
Benjamin restera à Nancy pendant toute ses années cadets puis espoirs, où, lors de sa deuxième année il ne compile pas moins de 20,1 points à 50,2% de réussite aux tirs, 4,9 rebonds, 4,9 passes décisives, 2,8 interceptions en 37 minutes par match. De très belles statistiques qui lui permettent de rejoindre le groupe professionnel et d’y évoluer pendant quatre saisons. A l’issue de la saison 2016/17 et la relégation du SLUC en Pro B, Benjamin décide de découvrir une nouvelle atmosphère, au sein du club de Gravelines-Dunkerque. Cela fait maintenant depuis trois ans que Benjamin évolue sous les couleurs du BCM. Une aventure qui commence bien avec dès la première saison de belles performances individuelles accompagnées de résultats collectifs qui malheureusement ne leur permettent pas d’accrocher les playoffs : « La première année, quand je suis arrivé, on avait super bien commencé avant de craquer dans la course au playoffs, mais c’était encourageant pour la suite. » Mais l’aventure dans le nord de la France ne va pas se passer comme voulu pour Benjamin. Malgré de bonnes prestations individuelles, le poste 2/1 n’empêchera pas les mauvais résultats de son équipe lors de l’exercice 2019/20.
Un bilan plus que mitigé
Malgré un bon mélange entre joueurs expérimentés en la présence de Jean-Michel Mipoka, Alain Koffi, Pape Sy ou encore Bangaly Fofana et des jeunes joueurs, la saison écoulée n’a pas était celle espérée pour Benjamin : « Le bilan de cette saison n’est pas facile, elle n’a pas répondu à nos objectifs. J’avais travaillé très dur pour revenir en forme et bosser sur mes points faibles. J’étais dans un état d’esprit revanchard, mais le reste n’a pas suivi. » Comme dit plus haut, Benjamin n’a pas souvent connu la victoire du côté de Gravelines-Dunkerque, chose qu’il avait pu apercevoir dès le début de saison : « Cette saison était très compliquée et ce fut le cas dès le départ. Quand nous sommes arrivés à l’entraînement en août, nous n’étions que cinq joueurs professionnels. Beaucoup de joueurs étaient blessés ou en sélection, et ça cela nous a retardé dans notre préparation. En y réfléchissant bien, on n’a pas fait plus de trois ou quatre entrainements au complet cette saison. Et dans ce cas là c’est très compliqué d’avoir une vraie alchimie dans l’équipe. » avant de rebondir : « Donc dès le début de saison on a commencé à produire de mauvaises performances et réaliser de mauvais résultats, ensuite le doute s’est installé. » Des résultats en dessous des attentes ces dernières années qui ont obligés les dirigeants à prendre des décisions.
Avec le départ de Julien Mahé non reconduit l’an passé, son remplaçant Eric Bartecheky n’a pas réussi et laissé à son tour son poste à Serge Crevecoeur en février, le BCM a vu défiler de nombreux entraîneurs sans pour autant trouver la réponse à ses problèmes : « Les dirigeants ont dû faire des choix face à nos mauvaises performances. Nous en tant que joueurs il faillait qu’on s’adapte le plus rapidement possible, mais c’est vrai que changer d’entraîneur en cours de saison c’est très délicat. J’avais déjà connu cette situation à Nancy, mais là c’était pire. » Toutefois, Benjamin ne pense pas que le problème vienne de là : « Certes on devait changer nos habitudes mais ce n’était pas la faute des entraîneurs. Après c’est vrai que la première saison sans tous ces changements, c’est là où je me suis senti le mieux. »
Et lorsqu’on demande à Benjamin si cette fin de saison prématurée pourrait être un mal pour un bien pour le BCM, et ainsi leur permettre de rester en Jeep Elite l’année prochaine, la réponse est cash : « Non, non je ne pense pas ! C’est pas du tout une excuse. Je pense que même sans cet arrêt, on se serait maintenu, car avec l’arrivée de Serge Crevecoeur on a tous vu une différence que ça soit à l’entraînement ou en match. Je ne dis pas que cela aurait été facile mais je pense qu’on l’aurait fait. » Néanmoins, finir la saison en septembre n’est pas envisageable pour Benjamin : « De mon point de vu je ne vois pas comment on pourrait finir la saison en septembre. Moi par exemple, je suis en fin de contrat avec le BCM, donc même si le club me fait un avenant de trois mois pour finir la saison je ne prendrais pas le risque de jouer et me blesser pour ensuite ne pas pouvoir trouver un autre club pour la saison prochaine. »
Un avenir en suspens
Auteur d’une belle saison sur le plan individuel (11,3 points par match, 2,8 rebonds, 3,8 passes décisives en 27 minutes par match), Benjamin Sene laisse entendre un possible départ : « Mon avenir pour l’année prochaine dépend de beaucoup de choses mais si j’ai une opportunité à l’étranger cela pourrait être faisable. L’Espagne me tente vraiment, je regarde beaucoup les clubs espagnols et j’aime beaucoup leur style de jeu, mais en vue de la situation actuelle je pense que ce n’est pas la bonne année pour partir à l’étranger. Mais si j’ai une envie, c’est de jouer à nouveau une coupe d’Europe. A Nancy j’avais pu jouer l’EuroCup et là j’aimerais bien y regoûter. Donc je ne peux pas me prononcer réellement, car cela dépend aussi du classement des équipes. » Avant d’ajouter : « J’ai déjà eu un contact avec un club de Jeep ELITE mais comme je leur ai dit je ne peux pas encore me décider, car on est qu’au début de la trêve. » Habitué à rester longtemps dans les clubs où il est passé, Benjamin ne ferme aucune porte concernant un prolongement à Gravelines-Dunkerque : « C’est le début donc je ne dis non à rien pour l’instant. »
Avant même de se poser la question d’où il ira, Benjamin veut continuer à travailler pour être encore meilleur que cette saison : « Certes j’ai fait une belle saison mais je suis encore beaucoup trop irrégulier. Et pour ça je travaille avec un coach mental, qui me fait progresser chaque jour. Mon tir à 3-points a été ma plus grosse progression cette année même si je dois encore le travailler davantage. Donc oui je compte travailler encore plus dur cet été et revenir plus fort. » Comme de nombreux joueurs interviewés ces derniers joueurs, Benjamin Sene est dans l’incertitude totale concernant son avenir, mais si une chose est certaine c’est que « l’aventure basket » est loin d’être fini pour lui.
























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