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ITW Guillaume Eyango : « Poitiers a été un vrai tremplin, il n’y a pas de tristesse à partir »

ELITE 2 - Après une épopée marquante conclue en finale d'accession avec le PB86, Guillaume Eyango s'apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. De ses souvenirs pictaviens à ses ambitions en Champagne, l'ailier de 24 ans se confie sur la suite de son ascension en ELITE 2.
ITW Guillaume Eyango : « Poitiers a été un vrai tremplin, il n’y a pas de tristesse à partir »

Présent au Quai 54, Guillaume Eyango va découvrir Châlons-Reims dans quelques semaines

Crédit photo : Florentin Bruère
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Non loin de son lieu de naissance Seine-et-Marnais, Guillaume Eyango (2,02 m, 24 ans) « se prépare déjà » à la saison qui l’attend, en prenant part à la 23e édition du Quai 54. Après trois saisons sous le maillot de Poitiers, l’ailier s’apprête à ouvrir une nouvelle page de sa carrière, en rejoignant Champagne Basket. S’il a « hâte de démarrer », l’ancien international U19 a pris le temps, au sortir de son match au Clichy hall, de revenir sur son chapitre poitevin.

Une épopée poitevine « folle » malgré le dénouement malheureux

La déception est évidemment retombée, depuis la finale d’accession perdue à Pau. Mais l’émotion est encore palpable lorsqu’on évoque la fin de saison du PB86. De la fierté. La fierté d’avoir accompli ce qu’il a accompli, avec une bande de potes. « La saison était folle, malgré la défaite en finale. Notre force, c’était notre équipe qui était assez homogène. À tous les matchs, quand il y avait un gars un peu moins bien, il y en avait un autre qui montait son niveau ».

S’il est difficile pour lui de pointer précisément ce qui a manqué lors de l’ultime bataille à Pau, il rappelle que l’absence d’Ivan Ramljak, blessé au poste 4, a pesé lourd. Mais la fierté emporte tout. « Je sais qu’on a tout donné depuis le début de saison jusqu’au dernier match de playoffs », assure-t-il, lui qui s’est imposé dans la rotation d’Andy Thornton-Jones grâce à son intensité défensive et son adresse extérieure (40% à 3-points).

Trois ans à Poitiers : « Un honneur » et une mue humaine

Arrivé dans la Vienne après un prêt à Rennes en NM1, l’ailier a trouvé à Poitiers l’environnement idéal pour franchir des paliers. Toute bonne chose a une fin, comme son cycle de trois ans au club. « Je n’emploie pas le mot tristesse, il faut voir le positif. Ca a été un vrai tremplin en fait, il n’y a pas de tristesse à partir. Que de la reconnaissance », explique-t-il.

Pour lui, le PB86 a su développer son espoir, comme il a pu le faire avec d’autres jeunes comme Imanol Prot ou Narcisse Ngoy. « Je suis content d’avoir travaillé avec un club comme Poitiers, aussi structuré. Quand je suis arrivé, je n’étais pas capable de produire des matchs de playoffs à cette intensité », admet-il humblement.

Guillaume Eyango vs Guillaume Eyango — comparaison

Au-delà de sa progression technique, Eyango insiste sur l’aspect extra sportif : « Ces trois années m’ont permis de me développer même en terme humain. Le PB86 est une structure vraiment humaine avec le public, le président, le staff… ». C’est un joueur plus mature, capable de tenir son rang dans les sommets de l’antichambre, qui s’apprête donc à découvrir la région Champagne.

« Passer un cap » à Châlons-Reims

Malgré d’autres sollicitations, le choix de rejoindre le Champagne Basket d’Éric Bartecheky s’est imposé comme une évidence. « Ça semblait plus logique pour moi par rapport à l’échange que j’ai eu avec le coach, je n’ai pas hésité », souligne-t-il. En rejoignant un effectif ambitieux déjà renforcé par Valentin Vitale-Boiteux et Maxime Carène, Eyango cherche à confirmer son statut.

Ses objectifs pour la suite sont clairs : s’affirmer individuellement tout en restant un joueur d’équipe. « Pour passer un cap, il faut d’abord être un joueur très important et dominant de l’ELITE 2. C’est ce que je recherche. Et je pense que Chalons peut m’y aider. Il ne faut pas oublier les saisons récentes du club, qui évoluait encore en Betclic ELITE il y a quelques années ». Mais fidèle à ses valeurs, il place le succès collectif au sommet : « Si je pouvais aller chercher le maximum de titres possible dans ma carrière, que ce soit en ELITE 2 ou au plus haut niveau, c’est l’objectif ».

Avant de reprendre le chemin des parquets, Guillaume Eyango a profité de son passage au Quai 54 pour croiser ses anciens partenaires de la génération argentée 2001, médaillé d’argent au Mondial U19 de 2021. Les trajectoires divergent avec Matthew Strazel ou Clément Frisch, mais le lien reste fort entre ces visages du basket français d’aujourd’hui et demain.

Depuis le Quai 54, Clichy Hall…

Image Arthur Puybertier
Arthur Puybertier est le journaliste rookie de BeBasket. Il suit de près l’actualité du basket, de la Nationale 1 jusqu'à la NCAA, NBA et WNBA ! Il analyse le jeu et les transferts avec une solide culture sportive et un regard éclairé sur les enjeux du sport. Cette saison, il couvrira également l'Euroleague et la Betclic ELITE depuis l'Adidas Arena et le Palais des Sports Maurice Thorez, pour vous faire vivre l'actualité au plus près.

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