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ITW Moussa Diabaté : « C’est toujours chaud de jouer pendant le Ramadan »

NBA - Moussa Diabaté est un des joueurs qui est en train de se révéler cette saison en NBA. Le tout dans une période particulière pour lui, puisque le pivot français pratique actuellement comme plusieurs autres joueurs le Ramadan, qui le conduit à jouer certains matchs à jeun. Interview.
ITW Moussa Diabaté : « C’est toujours chaud de jouer pendant le Ramadan »

Moussa Diabaté est la coqueluche du public de Charlotte cette saison

Crédit photo : © Matthew Smith-Imagn Images

C’est une période forcément particulière pour Moussa Diabaté (2,08 m, 24 ans). D’abord parce qu’il revient à peine d’une suspension de quatre matchs couplée à un All-Star Break qui a provoqué deux semaines sans match de sa part. Mais aussi sur le plan religieux. Entre la mi-mars, le pivot français des Hornets pratique le Ramadan, durant lequel il doit s’abstenir de manger et de boire du lever du soleil à son coucher. Un défi pour un sportif professionnel, dont le corps est l’outil de travail principal. Mais ce n’est pas la première année ni la dernière que le jeune homme de 24 ans s’y mesure.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Pivot
Taille: 208 cm
Âge: 24 ans (21/01/2002)

Nationalités:

drapeau-france-carre.jpg
Stats 2025-2026 / NBA
PTS
8,4
#237
REB
8,7
#23
PD
1,8
#243

Pour son deuxième match dans ces conditions, Diabaté a été excellent, compilant 14 points à 7/8 aux tirs, 11 rebonds, 4 passes décisives et 2 interceptions en 30 minutes, dans la large victoire de ses Hornets chez des Pacers cancres de la conférence Est (score final 109-133). Sur une très bonne dynamique de 14 victoires en 17 matchs, les Hornets sont remontés dans le Top 10 et sont maintenant placés dans la course au play-in. C’est dans ce contexte que Diabaté a accordé une interview de quelques minutes à BeBasket, dans les travées de la Bankers Life Fieldhouse d’Indianapolis.

Moussa Diabaté pendant cette interview (photo : Eliott Caillot)

Moussa, à l’époque de notre première interview en début de saison vous enchaîniez les défaites. Quelques mois plus tard c’est le contraire (14 victoires sur les 17 derniers matchs, ndlr). Qu’est ce qui a changé ?

Je pense qu’on est restés sur nos principes de jeu, les détails. Je pense qu’on a toujours eu une bonne équipe, mais… je ne sais pas si c’est vraiment un déclic. On est plutôt restés concentrés sur nos habitudes, au fil du temps on a continué à progresser, et aujourd’hui ça paye.

Avec le All-Star Break et ta suspension [pour bagarre, ndlr], tu as passé deux semaines sans jouer. Est-ce que c’était un mal pour un bien, ça t’as permis de prendre un nouveau départ dans la saison ?

Ça ne change pas vraiment, parce que moi je continue à m’entraîner. En fait, je ne vais pas mentir, je préfère carrément jouer que prendre des jours de repos. Parce que dans ces moments-là, il faut que je m’entraîne encore plus dur que pendant les matchs. En plus là il y a le Ramadan… Les gens pensent que je me suis reposé, mais en vrai je ne me repose pas vraiment hein ! [rires]

C’est vraiment différent de s’entraîner sans jouer de matchs ? Tu perds le rythme ?

Oui vraiment, ça revient à ça. Le rythme de jeu, l’énergie des matchs, c’est vraiment différent. Donc c’est pour ça qu’à l’entraînement tu dois vraiment te donner à fond pour matcher ça. Et moi je déteste faire ça.

Tu parlais du Ramadan, tu sens que cela a un impact sur toi physiquement ?

Oui forcément, c’est comme partout quand tu ne bois pas et ne manges pas… Après heureusement pour l’instant ça va, avec les matchs à 19h je peux manger juste avant donc j’arrive à récupérer un peu d’énergie. Mais je ne peux pas trop manger non plus, parce que ton ventre est déjà KO. Donc voilà, il faut juste savoir gérer son énergie, surtout pendant la journée. Bien dormir, faire de la récupération, c’est important.

Ça modifie un peu tes routines d’avant-match ?

Ça ne les modifie pas vraiment dans le sens où je ne change pas énormément de choses, mais c’est plus dans le sens où je ne dépense pas la même énergie. Je ne dépense pas autant d’énergie que je l’aurais fait si on n’était pas en temps de Ramadan. Mais après ça ne change pas vraiment. Sauf peut-être le prochain match contre Portland, à… 13h. Bon celui-là ça va être chaud [sourire]. On verra, il faudra se la donner [il a finalement terminé avec 13 points, 11 rebonds, 5 passes décisives et la victoire, ndlr].

Tu le fais depuis petit, tu finis par être habitué non ?

Oui, je l’ai toujours fait. Je le fais depuis longtemps, donc ça va. Mais quand même, c’est toujours chaud, surtout les débuts.

Tu as justement un jeu qui demande beaucoup d’énergie, notamment pour aller chercher les rebonds. Est-ce que c’est une compétence que tu as appris, comme certains le font, en observant les trajectoires des tirs des autres à l’entraînement, et où ils rebondissent ?

Ouais… Mais non même pas. Moi je me dis juste que le plus souvent je vais au rebond, le plus de chances j’aurais d’avoir le ballon. C’est comme pour un scoreur, le plus de tirs il va tenter, le plus de chances il a d’en rentrer. Moi je le vois de cette manière.

On dit souvent que pour durer en NBA il faut être élite dans un domaine précis. Tu y crois ? Ça pourrait être ton cas…

Je ne sais pas si le mot serait élite. Mais c’est sûr qu’il faut trouver quelque chose qui pousse le coach à te faire confiance. Que ça soit en défense ou en attaque. Mais il y a aussi des joueurs qui ne sont pas vraiment élite à quelque chose, mais qui sont bons un peu partout, et ils arrivent à rester en NBA pendant 10-15 ans. Donc je ne sais pas si c’est vraiment la recette. Il y a différents moyens de se faire une place. Mais c’est sûr que pour un jeune joueur, surtout si tu n’es pas un top pick, les équipes vont vraiment chercher la défense, l’énergie, des choses comme ça.

Maintenant que tu es à ce stade, tu as envie de développer plus de choses dans ton jeu ?

Avec le temps oui. Cet été, j’ai fait en sorte de vraiment me concentrer sur ce que je sais déjà bien faire, je pense que c’est le plus important pour l’instant. Mais au fil du temps, je pense que je vais continuer à ajouter des choses oui.

Un shoot par exemple ? Quand tu étais à Michigan et même au début aux Clippers, tu jouais poste 4, tu travaillais dessus ?

En vrai avant je shootais, que ce soit en high school ou en prep school. Après en université j’ai un peu moins shooté mais quand même un peu. Même en G-League, je shootais aussi beaucoup de mi-distances, pas beaucoup de 3-points. Mais pour l’instant, ce n’est pas mon job en NBA. J’essaye de rester dans mon registre. Mais je vais continuer à travailler. D’abord, continuer à m’améliorer sur ce que je sais déjà faire, et après on verra.

En direct d’Indianapolis,
Une interview en collaboration d’Eliott Caillot et Tom Compayrot,

L’avis du coach Charles Lee sur la progression de Diabaté :

« En dehors de ses rebonds et de ses passes, on a aussi vu Moussa savoir pénétrer dans la raquette, et même jouer de plus en plus de situations offensives en fin de possession. Je pense qu’il est aussi devenu encore plus polyvalent défensivement. On peut couvrir beaucoup de situations défensives maintenant avec lui. L’année dernière, là où il était le meilleur était sur les switchs. Mais cet été il a réussi à progresser dans son placement au centre de la défense, et son sens du jeu au global. Je l’ai aussi vu beaucoup mieux communiquer, pour être cette ancre défensive qui donne des indications à ses coéquipiers. Je le vois progresser de jour en jour. »

L’avis de son coéquipier Kon Knueppel sur le rebondeur Diabaté :

« Il crée évidemment beaucoup de rebonds offensifs. C’est bien pour moi, car quand je rate un tir, je sais qu’il sera là pour la remettre dedans. Ou quand quelqu’un d’autre rate un tir, tu peux te repositionner car tu sais qu’il pourra la ressortir et te faire la passe pour un 3-points. »

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Image Tom Compayrot
Tom Compayrot a rejoint BeBasket en novembre 2023, où il suit de près l’actualité de la NBA. Curieux et rigoureux, il s’intéresse autant aux stars qu’aux rôles clés dans l’ombre, avec l’envie de raconter ce qui fait vibrer la ligue au quotidien. Récemment, il s’est rendu aux Etats-Unis pour couvrir la Draft NBA 2025 sur place et nous faire vivre cet événement majeur de l’intérieur.