ITW Dylan Affo Mama, le regard tourné vers la Betclic ÉLITE avec Roanne : « Le plus important sera de protéger notre terrain »

Cette saison en ELITE 2, Affo Mama cumule 8,3 points, 3,8 rebonds et 2 passes de moyenne.
Abonnez-vous pour profiter dès maintenant d'une lecture fluide, rapide et sans aucune pub.
À partir de 5€Essai gratuitLa prolongation de Dylan Affo Mama jusqu’en 2028 n’est pas seulement la récompense d’une saison réussie. Elle symbolise aussi la volonté de la Chorale de Roanne de s’appuyer sur le noyau dur qui a permis au club de retrouver la Betclic ELITE. Après plusieurs saisons passées entre les deux premières divisions françaises, l’ailier de 26 ans semble avoir trouvé un environnement dans lequel il peut continuer à grandir.
Cette stabilité contraste pourtant avec les premiers mois parfois compliqués vécus par le club ligérien. Car si Roanne a terminé champion d’ELITE 2, il était difficile d’imaginer ce scénario lors de la première partie de saison.
Une montée obligatoire ?
En interne, l’objectif n’a jamais varié. L’effectif avait été construit pour retrouver l’élite et les joueurs l’assumaient pleinement. Affo Mama confirme d’ailleurs que la montée constituait la feuille de route fixée dès l’été : « Notre objectif de base, c’était clairement de monter en Betclic ELITE. »
Pour autant, la Chorale a rapidement compris que le talent seul ne suffirait pas. Malgré un effectif dense et expérimenté, les résultats tardaient à refléter les ambitions du club. Une situation qui a conduit les dirigeants à modifier leur organisation sportive en cours de saison.
L’arrivée de T.J. Parker a alors marqué un véritable point de bascule. Au-delà des résultats, le technicien a réussi à redonner une direction claire à un groupe qui peinait à exprimer son potentiel. Affo Mama décrit cette période comme une rupture nette dans la saison roannaise : « C’est comme si une nouvelle saison avait commencé. » Derrière cette formule, il évoque surtout le sentiment d’avoir retrouvé une dynamique positive et une identité collective qui ont permis au club d’enchaîner les victoires.
Le joueur estime d’ailleurs que l’une des grandes réussites de son entraîneur a été sa capacité à mettre chaque membre de l’effectif dans les meilleures conditions. Selon lui, Parker a su exploiter les qualités de chacun et créer un équilibre collectif qui n’existait pas forcément auparavant.
La force d’un collectif sans véritable vedette
Dans un championnat où certaines équipes reposaient fortement sur quelques individualités majeures, Roanne a souvent donné l’impression de pouvoir gagner grâce à différents joueurs selon les rencontres. Une caractéristique que Dylan Affo Mama considère comme l’une des principales clés du titre.
L’ailier rappelle que l’effectif avait été construit dans cette optique : « On avait l’effectif qui était bâti pour ça, vraiment un effectif où chaque joueur pouvait apporter. » Selon lui, la richesse du groupe a permis à chacun de s’illustrer au fil de la saison : « Chaque joueur pouvait se révéler à chaque match. Il n’y avait pas forcément un joueur en particulier, mais vraiment tout l’effectif complet pouvait apporter une force à chaque match. »
Cette profondeur a offert à la Chorale des solutions quelles que soient les circonstances et explique en partie sa remarquable régularité. Une approche qui a notamment permis à Roanne de « dérouler son basket » et d’enchaîner une impressionnante série de victoires entre décembre et mars.
Cette capacité à s’appuyer sur de multiples ressources a permis à la Chorale de maintenir un haut niveau de performance sur la durée et de traverser les différents aléas d’une longue saison sans dépendre d’un seul leader offensif ou défensif.
Mais au sein de cette organisation collective, Affo Mama a progressivement acquis un statut particulier.
Le leader défensif voulu par T.J. Parker
S’il ne revendique pas un rôle de star, l’ancien joueur de Fos Provence reconnaît avoir pris une place importante dans le dispositif roannais, notamment grâce à son impact défensif.
Affo Mama explique que son coach l’a rapidement identifié comme l’un des relais du staff sur le terrain. « T.J. m’a vraiment pris comme leader défensif de l’équipe. Il attendait vraiment de moi beaucoup de leadership dans cet aspect-là », confie-t-il. Une responsabilité qui l’a poussé à élever encore davantage ses standards et à devenir l’un des défenseurs les plus influents du championnat.
Cette relation de confiance s’est également traduite dans son utilisation offensive. L’ailier estime avoir bénéficié d’une liberté qu’il n’avait pas toujours connue auparavant. « J’avais vraiment la confiance du staff pour pouvoir m’exprimer dans tous les aspects du jeu, et ça s’est vu directement », souligne-t-il. « J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer, à aider l’équipe », ajoute-t-il, convaincu que ce contexte favorable lui a permis de franchir un nouveau cap.
Pour autant, le joueur de 26 ans reste lucide sur les progrès qu’il doit encore accomplir. S’il estime pouvoir désormais « mettre des points, prendre des rebonds, faire des passes », il identifie clairement son principal chantier : « L’aspect le plus important à bosser, ça reste le shoot extérieur. » Une marge de progression qu’il compte exploiter pour poursuivre son développement en Betclic ELITE.
Un engagement sur la durée
Dans un marché où les effectifs évoluent rapidement, voir un joueur prolonger deux années supplémentaires après une montée n’est jamais anodin.
Pour Dylan Affo Mama, ce choix s’explique autant par la confiance accordée par le club que par son attachement au projet roannais. « C’était avant tout une volonté du club de vouloir me prolonger, donc ça montre la confiance qu’ils ont en moi et la volonté de continuer à travailler avec moi », explique-t-il. Une marque de reconnaissance à laquelle il a souhaité répondre favorablement. « De mon côté aussi, c’était une volonté partagée. Je voulais continuer à Roanne et accompagner le club en Betclic ELITE. »
L’environnement quotidien a également pesé dans sa réflexion. L’ailier met en avant la qualité du cadre de travail et la relation de confiance construite avec le staff au fil des mois. « Le projet est très intéressant pour moi, continuer à progresser et à bosser avec le staff, c’est quelque chose de très important », souligne-t-il.
Au-delà de l’aspect sportif, Affo Mama insiste surtout sur son épanouissement personnel au sein de la Chorale. « Je me sens bien là-bas, donc il n’y avait pas forcément de raison pour moi d’aller voir ailleurs », résume-t-il. Une déclaration qui illustre la stabilité recherchée par le joueur au moment d’aborder le retour du club roannais dans l’élite.
Le défi du retour en Betclic ELITE
Après une saison passée à dominer l’ELITE 2, la Chorale devra désormais changer de dimension. Dylan Affo Mama connaît bien les exigences de la première division et sait qu’un promu ne peut pas aborder ce niveau avec les mêmes certitudes.
L’ailier estime néanmoins que Roanne dispose d’un avantage important : la continuité. « Ce qui est bien avec nous, c’est qu’on part en Betclic ELITE avec une continuité dans l’effectif. Les joueurs se connaissent, connaissent la philosophie du coach, etc. », souligne-t-il. Là où certaines équipes renouvellent massivement leur effectif après une montée, la Chorale conservera une base solide de joueurs déjà habitués à évoluer ensemble.
Cette stabilité devrait faciliter l’intégration des nouveaux venus mais aussi permettre au groupe de conserver l’identité construite cette saison. Affo Mama y voit un avantage non négligeable : « Forcément, ça donne quand même un avantage comparé à une équipe qui va monter et garder peut-être trois ou quatre joueurs tout en en recrutant six ou sept. »
Selon lui, la réussite passera également par la capacité à faire de la Halle André-Vacheresse une place forte du championnat. « Le plus important, c’est de protéger son terrain à domicile », insiste-t-il. Il estime également que le groupe devra conserver les principes qui ont fait sa force cette saison : « Garder les mêmes objectifs qu’on avait, c’est-à-dire gagner et défendre le plus possible notre salle pour engendrer des victoires à domicile. »
Si le maintien reste naturellement la priorité, les ambitions ne s’arrêtent pas là. Porté par la confiance accumulée lors de cette saison de champion, Affo Mama regarde déjà un peu plus haut. « Réaliser une bonne saison et essayer d’accrocher un play-in dès la première saison, ça serait bien », avance-t-il, tout en rappelant que « la saison va être longue dans tous les cas, donc il faudra rester focus. »
Une anecdote qui résume l’ambiance du vestiaire
Enfin, lorsqu’on lui demande de citer le coéquipier qui l’a le plus marqué cette saison, Dylan Affo Mama mentionne immédiatement Antoine Diot. L’arrière expérimenté a joué un rôle important dans la vie du groupe grâce à son leadership et à son expérience.
« Antoine Diot, pour son leadership », répond-il sans hésiter. Affo Mama souligne l’influence quotidienne de son coéquipier, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. « C’est quelqu’un qui va beaucoup te conseiller, te donner des astuces, qui va vraiment toujours faire en sorte que tu te sentes en confiance », explique-t-il. Selon lui, Diot incarne parfaitement le rôle du joueur d’expérience capable d’accompagner les plus jeunes. « C’est le joueur expérimenté qui va vraiment apporter toute son expérience et t’aider au mieux pour pouvoir t’amener là où lui a déjà gagné. »
Et c’est justement autour de lui qu’est née l’une des scènes les plus marquantes de la saison. Quelques semaines avant la fin du championnat, joueurs et membres du staff avaient décidé de se présenter à un shooting matinal habillés exactement comme lui, avec ses célèbres collants et ses chaussettes courtes.
« Antoine joue avec un legging et des chaussettes courtes. En gros, tous les joueurs avec le staff se sont habillés comme lui », raconte Affo Mama en souriant. La surprise avait été soigneusement préparée afin que l’arrière découvre tout le groupe vêtu à son image lorsqu’il arriverait dans la salle. « Quand il est arrivé sur le terrain, on était tous habillés comme lui. C’était drôle ! » se remémore-t-il.
Une plaisanterie qui avait provoqué l’hilarité générale et qui résume bien l’atmosphère ayant régné au sein de la Chorale tout au long de sa saison de champion. Derrière les résultats sportifs, ce souvenir illustre aussi la cohésion et la complicité qui ont accompagné le groupe jusqu’au titre.

























Commentaires