Jean-Baptiste Lecrosnier est le nouvel entraîneur de Caen, Stéphane Eberlin démis de ses fonctions

Quatre jours après sa fin de contrat à Bourg, Jean-Baptiste Lecrosnier a déjà retrouvé un poste
Après la fin de son contrat à Bourg-en-Bresse, Jean-Baptiste Lecrosnier avait une envie bien définie : retourner dans sa Bretagne natale afin de passer un peu de temps avec sa famille dans l’attente d’une proposition d’un poste de n°1.
Finalement, l’ancien assistant de Frédéric Fauthoux n’aura pas eu à patienter bien longtemps. L’opportunité qu’il a attendu en vain cet été, au point d’accepter de revenir en intérim à la JL Bourg, est cette fois venue en quelques heures à peine, lui qui a été fêté par le public d’Ékinox mardi soir après la victoire en EuroCup contre le Panionios Athènes.
Bien sûr, le Rennais lorgnait sur le marché d’ÉLITE 2 et Caen faisait rapidement partie des clubs identifiés comme sujet potentiel d’un changement de coach. À ce propos, le CBC est resté longtemps indécis au cours de la trêve, refusant de confirmer la tendance qu’il avait émergé à la suite de la dernière claque à Poitiers (65-90), à savoir le renvoi de Stéphane Éberlin.
« Un nouvel élan apparaît nécessaire »
Il faut dire que l’Alsacien était une figure reconnue en Normandie. Embauché en juin 2022, c’est lui qui a permis au CBC de se sortir du bourbier de la Nationale 1, remportant la finale des playoffs pour un petit point en 2024 contre Saint-Vallier. L’objectif d’un maintien tranquille avait été largement tenu la saison dernière (14e) mais celui des playoffs semblait déjà bien plus compliqué cette année, avec une équipe qui s’enlise progressivement vers la zone rouge (18e, premier non-relégable).

De quoi convaincre le président Loïc Adrianssens, hésitant jusqu’à vendredi soir, de tenter l’électrochoc du changement d’entraîneur, un peu à contre-cœur. « Un nouvel élan apparaît nécessaire pour aborder la seconde partie de la saison », explique le communiqué du club. « La direction tient à saluer tant le travail accompli par Stéphane Eberlin que l’homme qu’il est, très apprécié de tous, et reconnu pour ses valeurs de travail, d’engagement, de droiture et de démarche sans jamais d’ambiguïté. »
L’ancien bâtisseur du BC Souffelweyersheim a été informé de son éviction ce dimanche après-midi, juste avant la séance de reprise, qu’il pensait animer.
𝘾𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙦𝙪𝙚́ 𝙙𝙪 𝘾𝘽𝘾
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Changement de coach pour l'équipe première
À l’issue de la première partie de saison, la direction a pris la décision d’engager un nouveau cycle sportif et vous informe du départ de Stéphane Eberlin de son poste de coach principal. pic.twitter.com/nwLOl966Ti— Caen Basket Calvados (@CaenBC14) January 4, 2026
Lecrosnier, une compétence appréciée à Bourg
En parallèle, les négociations avec Jean-Baptiste Lecrosnier ont donc abouti et le désormais ex-assistant burgien va retrouver le poste de head coach qu’il convoitait, près de quatre ans après le dernier match dirigé avec Nantes (défaite 66-90 contre Lille le 28 janvier 2022). Arrivé à l’Hermine en 2008 en tant que directeur technique du centre de formation, l’ancien technicien de l’Avenir de Rennes avait pris les rênes de l’équipe professionnelle en décembre 2017, après le renvoi de Neno Asceric, et avait offert au NBH le seul trophée de son histoire professionnelle avec la Leaders Cup 2020.
Ensuite parti à Bourg-en-Bresse pour seconder Frédéric Fauthoux, il n’avait jamais fait mystère de sa volonté de retrouver un jour le costume principal. « Ce n’est surtout pas un pas en arrière », nous disait-il en 2023. « Cela se fait régulièrement ailleurs, comme en NBA, beaucoup moins en France. C’est une posture différente, dans la prise de décision et le coaching, qui doit me permettre de progresser. J’avais souvent réfléchi à cette étape dans ma carrière et je la vois comme une avancée pour repartir derrière diriger une équipe. Venir à Bourg était une réelle opportunité pour moi. »

Son expérience bressane lui aura permis de connaître les joies d’une finale d’EuroCup et trois demi-finales de Betclic ÉLITE. Il aura également gagné la confiance du sélectionneur national, dirigeant lui-même l’équipe en présaison l’été dernier lorsque coach Fauthoux était retenu par ses obligations de sélectionneur national. À tel point que le club aindinois envisageait de lui confier des missions ponctuelles à distance ces prochaines semaines s’il ne trouvait pas son bonheur sur le marché des transferts. Ce qui ne sera donc pas nécessaire…
« On ne se connaissait pas avant de travailler ensemble et on a créé des vrais liens d’amitié », l’a salué Frédéric Fauthoux mardi dernier. « Humainement, Jean-Baptiste est une grande personne. Professionnellement, c’est quelqu’un de compétent, qui avait toujours sa vision de coach de haut niveau à m’apporter et à l’équipe. J’espère que des clubs penseront à Jean-Baptiste. Il mérite d’avoir sa chance de coacher une équipe élite, en première ou deuxième division. C’est un passionné de ce sport, qui vit ce milieu différemment de moi et cette complémentarité me faisait du bien. On voit la qualité du technicien que l’on perd. Quand je n’étais pas là pendant la présaison, il a réussi à commencer à créer ce groupe avec un tout nouveau staff. » À lui, désormais, de récidiver au sein d’une situation autrement plus délicate à Caen…






















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