La LNB renonce à avancer 500 000 euros aux joueurs de Monaco

Alpha Diallo et l’AS Monaco ne recevront pas d’argent de la LNB mais ils ont toutefois obtenu de nouvelles garanties quant à la suite
Nouveau rebondissement dans la crise qui secoue l’AS Monaco Basket. Après avoir envisagé une avance financière de 500 000 euros pour éviter une grève des joueurs avant le match de dimanche dernier à Chalon-sur-Saône, la LNB a finalement renoncé à ce mécanisme.
Selon les informations publiées par L’Équipe, la somme restera dans les caisses de la Ligue. En cause : une impossibilité juridique et statutaire pour l’instance, constituée sous le régime d’association loi 1901, de proposer une telle avance.
Un geste précipité ?
L’initiative, prise dans l’urgence pour désamorcer la menace de grève brandie par les joueurs monégasques avant le déplacement à Chalon, avait été présentée comme un mécanisme temporaire visant à préserver la continuité du championnat.
Sur le fond, l’intention avait été perçue comme solidaire envers des joueurs impayés depuis plusieurs semaines. Mais dans les autres clubs de Betclic ELITE, la réaction ne s’est pas fait attendre. Paul Seignolle de l’ADA Blois, Yann Rivoal de l’ESSM Le Portel ou encore Aurélien Fortier du SLUC Nancy ont dénoncé une rupture d’équité, forçant la Ligue à revoir sa position.
Selon L’Équipe, la décision initiale n’était « pas vraiment bordée politiquement ni juridiquement », ce qui a conduit à un rétropédalage rapide.
Une visioconférence pour rassurer le vestiaire
Si l’avance financière ne verra pas le jour, la LNB est restée mobilisée sur le dossier. Une visioconférence s’est tenue mardi entre les joueurs de l’AS Monaco, leur entraîneur Vassilis Spanoulis, le président et le directeur général de la Ligue, le patron de la DNCCG ainsi qu’Amara Sy, président du Syndicat national des basketteurs.
Objectif : rassurer un vestiaire excédé, dont certains membres ne sont plus payés depuis deux mois, voire davantage.
Selon L’Équipe, à l’issue de cet échange, les joueurs auraient obtenu certaines garanties financières, sans que le détail n’ait été rendu public.
Une trésorerie toujours exsangue
Le contexte reste extrêmement tendu sur le Rocher. Le déficit a été calculé à près de 15 millions d’euros. La trésorerie est à sec et la défiance envers la direction actuelle est désormais totale.
La seule visibilité réelle demeure judiciaire : une audience est programmée le 6 mars devant le tribunal de première instance de Monaco afin de statuer sur l’état de cessation de paiements et, potentiellement, d’entériner la reprise en main du club par l’État monégasque via la Société des Bains de Mer.
Continuité sportive assurée à court terme
En attendant, la priorité reste la continuité sportive. Le match face à Nanterre à Paris La Défense Arena devant 18 000 spectateurs devrait bien se tenir, tout comme la participation de la Roca Team à la Leaders Cup à Poitiers la semaine prochaine.
La Ligue a donc reculé sur le plan financier, mais elle continue d’accompagner le dossier institutionnel, dans l’espoir que la reprise par la Principauté se concrétise rapidement.























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