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AS Monaco : la piste de la Société des Bains de Mer évoquée, le flou persiste pour dimanche

EuroLeague - Alors que la menace d’une grève planait encore vendredi soir, les rebondissements continuent à Monaco concernant son club de basketball masculin. Selon L’Équipe, la Principauté, via le groupe Monte-Carlo Société des Bains de Mer, serait prête à s’investir dans la reprise du club, pendant que les joueurs, toujours impayés, réclament des garanties concrètes.
AS Monaco : la piste de la Société des Bains de Mer évoquée, le flou persiste pour dimanche

Nikola Mirotic et Mike James mèneraient la fronde à Monaco

Crédit photo : Sébastien Grasset

L’AS Monaco Basket continue de s’enfoncer dans une crise aux multiples facettes. Après les reports successifs devant la DNCCG et la procédure judiciaire en cours, L’Équipe fait état, ce samedi 7 février, d’un nouveau développement majeur : la piste d’une reprise par le groupe Monte-Carlo Société des Bains de Mer (SBM), bras économique central de la Principauté, se précise.

Une information lourde de sens, alors que la patience des joueurs, privés de salaire depuis près de deux mois, a une nouvelle fois atteint ses limites cette semaine.

La grève envisagée mais encore évitée de justesse ?

Selon nos informations et celles de L’Équipe, la menace d’une grève a été sérieusement évoquée dans le vestiaire monégasque après la défaite à Munich en EuroLeague. Lassés par l’accumulation des promesses non tenues, Mike James (1,85 m, 35 ans) et Nikola Mirotic (2,08 m, 34 ans) auraient porté le mouvement, rejoints par la grande majorité de l’effectif.

Vendredi soir encore, un mouvement social était envisagé pour le déplacement à Chalon. Une option finalement écartée tard dans la soirée, comme l’a indiqué l’insider italien Andrea Calzoni, selon lequel les joueurs ont décidé de continuer à jouer malgré la situation.

Un sursis plus qu’un apaisement.

Deux mois sans salaire et une rupture de confiance

Comme confirmé par L’Équipe et nos informations, les joueurs de la Roca Team n’ont plus été payés depuis deux mois. Certains attendent encore des sommes datant de novembre, tous attendent celles de décembre, tandis que janvier n’a pas été versé à l’échéance habituelle.

Mais au-delà de l’aspect financier, ce qui irrite profondément l’effectif, c’est l’absence totale de communication directe. À ce jour, aucun membre du gouvernement monégasque n’est venu rencontrer les joueurs pour leur expliquer la situation ou les rassurer sur la suite. Un silence institutionnel qui alimente défiance et fatigue mentale.

Vassilis Spanoulis, premier impacté

Selon nos informations, le coach Vassilis Spanoulis serait l’un des membres les plus touchés par cette situation. L’ancienne légende de l’Olympiakos, qui avait déjà constaté des retards de salaire la saison passée, attend de nombreux versements sur son compte, à tel point que son retour en Grèce est régulièrement évoqué en interne, d’autant que sa famille y réside toujours.

Le sélectionneur hellène n’aurait pas cherché à dissuader ses joueurs lorsqu’ils ont envisagé la grève. Bien au contraire : selon L’Équipe, il aurait même indiqué son intention de rentrer en Grèce si le mouvement était acté.

La piste SBM prend de l’épaisseur

Sur le plan institutionnel, L’Équipe indique que le plan de reprise par la Principauté serait désormais presque ficelé, avec une implication possible du groupe Monte-Carlo Société des Bains de Mer (détenu par l’État monégasque à 64,21%), qui suit le Monaco Basket Association – qui vient récemment d’engager Emmanuel Body afin de monter en La Boulangère Wonderligue – depuis la fin de l’année 2024.

Une option distincte de celle du groupe Michel Pastor, déjà partenaire du club, dont une montée au capital est évoquée depuis plusieurs semaines. À ne pas confondre non plus avec la famille Pastor, également citée ces derniers jours.

L’objectif prioritaire de la Principauté serait clair selon le quotidien local : solder le passif (de 15 millions d’euros en cumulé actuellement, selon nos calculs), régler les salaires, apurer les dettes envers la LNB et l’EuroLeague, et préserver l’équité sportive, avant de laisser le temps à un repreneur pérenne de se manifester.

Stéphane Valeri et La Société des Bains de Mer sont devenus partenaires majeurs du Monaco Basket Association en 2024
Stéphane Valeri et La Société des Bains de Mer sont devenus partenaires majeurs du Monaco Basket Association en 2024

Fedorycsev ne veut pas lâcher

Reste un élément de tension majeur : selon nos informations, Aleksej Fedorycsev ne souhaite pas céder facilement. L’homme d’affaires entend résister et ne pas abandonner un club qu’il considère toujours comme son projet.

Un bras de fer latent, alors que le tribunal judiciaire de Monaco a renvoyé au 6 mars l’examen de l’état de cessation de paiements, et que les joueurs, eux, réclament désormais du concret, rapidement.

Car si la grève peut être évitée ce week-end, le climat reste explosif. Et sans garanties immédiates, rien ne dit que la prochaine échéance sportive ne ravivera pas les mêmes tensions.

Commentaires


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marcosolo
Fedorycsev, ton univers impitoyable... Tout s'écroule avec skweek et maintenant Monaco. L'arrogance de ces fortunés est sans limite. Sacré exemple pour le basket français qui n'a pas besoin de ces scandales à répétition.
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psyus66
A nuancer, il a quand même investi un paquet d'argent de sa poche et a mis Monaco sur la carte de l'Europe Après argent sale ou propre, autre débat....
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raoul_fonfrin
Non, c'est LE débat justement !
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beetlejuice53
J’ai une haine viscérale pour les ultra riches mais, force est de constater, le vendeur d’engrais est en difficulté financière du fait de ses origines Russes. Son activité et sa nationalité seraient différentes, is aurait les liquidités suffisante pour faire face à ces dépenses liées au club et même à Skweek.
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thorir
Oui et non parce que dans son cas c'est quand même à la demande explicite de l'Ukraine qu'il a été placé sur la liste des oligarques sous sanctions, pour des vols et reventes manifestes d'engrais et de céréales à l'Ukraine, il ne s'y retrouve pas sur la base de ses origines. Il y'a aussi le probleme du montant des sommes qui affluaient depuis l'ile de Man vers Monaco qui sont devenus un probleme, Monaco étant revenu depuis quelques mois sur la liste grise GAFI des pays ne luttant pas suffisamment contre le financement du terrorisme et du blanchiment, et cet aspect là est bien + important pour la Principauté qu'un club de basket...
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fab87
Ou comment fausser le championnat.
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flavor_flav
à chaque jour, sa péripétie. faut espérer que la société des bains de mer ne fasse pas couler le club.
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thorir
j'ai l'impression que l'info la plus importante de cet article c'est le renvoi au 6 mars de la validation potentielle des cessations de paiement non ?!? Ca signifie que statutairement rien ne pourra avancer concernant la reprise du club d'ici à cette date. Donc il est pas dit que des salaires puissent être versés dans ce laps de temps non plus. Parce que est ce qu'une entité exterieure à une entreprise a le droit de régler des salaires impayés par cette entreprise ? c'est pas certain non ?
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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.