AS Monaco : la piste de la Société des Bains de Mer évoquée, le flou persiste pour dimanche

Nikola Mirotic et Mike James mèneraient la fronde à Monaco
L’AS Monaco Basket continue de s’enfoncer dans une crise aux multiples facettes. Après les reports successifs devant la DNCCG et la procédure judiciaire en cours, L’Équipe fait état, ce samedi 7 février, d’un nouveau développement majeur : la piste d’une reprise par le groupe Monte-Carlo Société des Bains de Mer (SBM), bras économique central de la Principauté, se précise.
Une information lourde de sens, alors que la patience des joueurs, privés de salaire depuis près de deux mois, a une nouvelle fois atteint ses limites cette semaine.
La grève envisagée mais encore évitée de justesse ?
Selon nos informations et celles de L’Équipe, la menace d’une grève a été sérieusement évoquée dans le vestiaire monégasque après la défaite à Munich en EuroLeague. Lassés par l’accumulation des promesses non tenues, Mike James (1,85 m, 35 ans) et Nikola Mirotic (2,08 m, 34 ans) auraient porté le mouvement, rejoints par la grande majorité de l’effectif.
Vendredi soir encore, un mouvement social était envisagé pour le déplacement à Chalon. Une option finalement écartée tard dans la soirée, comme l’a indiqué l’insider italien Andrea Calzoni, selon lequel les joueurs ont décidé de continuer à jouer malgré la situation.
Un sursis plus qu’un apaisement.
🚨✅In the last few hours the players of AS Monaco wanted to strike by skipping the next game against Chalon, but they decided to continue playing, per sources.#EuroLeague #LNB #ASMonaco pic.twitter.com/X0rnv5bPL3
— Andrea Calzoni (@Andrea__Calzoni) February 6, 2026
Deux mois sans salaire et une rupture de confiance
Comme confirmé par L’Équipe et nos informations, les joueurs de la Roca Team n’ont plus été payés depuis deux mois. Certains attendent encore des sommes datant de novembre, tous attendent celles de décembre, tandis que janvier n’a pas été versé à l’échéance habituelle.
Mais au-delà de l’aspect financier, ce qui irrite profondément l’effectif, c’est l’absence totale de communication directe. À ce jour, aucun membre du gouvernement monégasque n’est venu rencontrer les joueurs pour leur expliquer la situation ou les rassurer sur la suite. Un silence institutionnel qui alimente défiance et fatigue mentale.
Vassilis Spanoulis, premier impacté
Selon nos informations, le coach Vassilis Spanoulis serait l’un des membres les plus touchés par cette situation. L’ancienne légende de l’Olympiakos, qui avait déjà constaté des retards de salaire la saison passée, attend de nombreux versements sur son compte, à tel point que son retour en Grèce est régulièrement évoqué en interne, d’autant que sa famille y réside toujours.
Le sélectionneur hellène n’aurait pas cherché à dissuader ses joueurs lorsqu’ils ont envisagé la grève. Bien au contraire : selon L’Équipe, il aurait même indiqué son intention de rentrer en Grèce si le mouvement était acté.
La piste SBM prend de l’épaisseur
Sur le plan institutionnel, L’Équipe indique que le plan de reprise par la Principauté serait désormais presque ficelé, avec une implication possible du groupe Monte-Carlo Société des Bains de Mer (détenu par l’État monégasque à 64,21%), qui suit le Monaco Basket Association – qui vient récemment d’engager Emmanuel Body afin de monter en La Boulangère Wonderligue – depuis la fin de l’année 2024.
Une option distincte de celle du groupe Michel Pastor, déjà partenaire du club, dont une montée au capital est évoquée depuis plusieurs semaines. À ne pas confondre non plus avec la famille Pastor, également citée ces derniers jours.
L’objectif prioritaire de la Principauté serait clair selon le quotidien local : solder le passif (de 15 millions d’euros en cumulé actuellement, selon nos calculs), régler les salaires, apurer les dettes envers la LNB et l’EuroLeague, et préserver l’équité sportive, avant de laisser le temps à un repreneur pérenne de se manifester.

Fedorycsev ne veut pas lâcher
Reste un élément de tension majeur : selon nos informations, Aleksej Fedorycsev ne souhaite pas céder facilement. L’homme d’affaires entend résister et ne pas abandonner un club qu’il considère toujours comme son projet.
Un bras de fer latent, alors que le tribunal judiciaire de Monaco a renvoyé au 6 mars l’examen de l’état de cessation de paiements, et que les joueurs, eux, réclament désormais du concret, rapidement.
Car si la grève peut être évitée ce week-end, le climat reste explosif. Et sans garanties immédiates, rien ne dit que la prochaine échéance sportive ne ravivera pas les mêmes tensions.























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